RER/ROISSY-SAINT-MICHEL
11 juin 1995
nous sommes plusieurs
avec un surplus de mémoire à rêver
en regardant au coucher
le soleil cheminer futur et graffiti
Nicole Brossard, Je m’en vais à Trieste
*choix de la lectrice de Gerda Wegener
RER/ROISSY-SAINT-MICHEL
11 juin 1995
nous sommes plusieurs
avec un surplus de mémoire à rêver
en regardant au coucher
le soleil cheminer futur et graffiti
Nicole Brossard, Je m’en vais à Trieste
*choix de la lectrice de Gerda Wegener
Avec un titre comme celui-ci, on peut imaginer beaucoup de choses, encore plus quand l’éditeur n’a pas pris la peine d’écrire une seule ligne en quatrième de couverture.
J’avais donc imaginé que les étoiles filantes étaient au cœur de ce conte. J’avais même imaginé qu’elles en étaient les héroïnes. Voire même qu’on me raconte comment elles naissent et pourquoi on fait un vœu les doigts croisés quand elles traversent le ciel. Mais j’avais tout faux.
Il est ici question d’un roi magicien, d’une reine, de leur fille qui nait après des années à l’espérer, laquelle disparait à l’âge de neuf ans et n’est jamais retrouvée. Et les étoiles filantes dans tout ça? Ah. C’est celles qui apparaîtront soir après soir dans le ciel pour indiquer son chemin à la disparue depuis des années. Et c’est tout? Oui, c’est tout. Enfin, presque. Le premier paragraphe du livre m’a laissée hautement perplexe et dubitative. On y trouve entre autres le jus de coloquinte et Platon. Et moi qui croyais que c’était un conte qui s’adresse aux petits…
Ça commence mal. Le parent, l’enseignant ou le bibliothécaire n’aura pas lu quatre lignes qu’il devra déjà arrêter sa lecture pour donner des explications. Et de plus, tout ça pour que la princesse ne soit jamais retrouvée… C’est trop. L’histoire signée Nicolas Marie et les aquarelles très classiques de Jane Gomez ne m’ont pas convaincue. J’attends un vrai conte sur les étoiles filantes. Pas un album au joli titre qui n’en parle qu’à la fin.
Tout à côté du bureau, un sentier accueille les marcheurs du coin et la joie de mes printemps comme des mes automnes depuis des années. Si bien que je n’ai pas hésité à vous l’offrir une fois de plus pendant quelques jours et avant qu’il ne perde toutes ses couleurs.
Nous avons besoin de limites pour essayer de résister aux tentations. (Yasmina Khadra)
*toile de Pascal Adolphe Jean Dagnan-Bouveret
Livre ouvert sur vos mots, vos histoires, vos personnages. Livre ouvert sur la toile du 30 octobre et vos six textes. Vos six regards. Vos six façons de raconter.
*toile de Félix Vallotton
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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