L’espérance est le seul bien qui soit commun à tous les hommes : ceux qui n’ont plus rien la possèdent encore. (Thalès de Millet)
*toile d’Amy Giust
L’espérance est le seul bien qui soit commun à tous les hommes : ceux qui n’ont plus rien la possèdent encore. (Thalès de Millet)
*toile d’Amy Giust
Quand la mer s’avance dans l’eau
La fille des terres hautes en passant
Caresse le ciel telle une folie
Une manie de haute attitude
Lucien Francoeur, Clo la gitane
*choix de la lectrice de Pierre Chartier
Un amour dans la tempête de l’histoire, un récit publié dans la collection Résistance – Liberté – Mémoire aux éditions du Félin et écrit par Aude Yung-de-Prévaux qui est censé relater la vie de ses parents Jacques et Lotka de Prévaux, n’est pas à proprement parler ni un récit sur la Résistance ni celui d’une histoire d’amour, mais bien une biographie de Jacques de Prévaux. Ce qui n’est pas un reproche en soi, l’homme ayant eu une vie pour le moins mouvementée à titre d’amiral avant de s’engager dans la résistance après sa retraite forcée à cause des ses sympathies gaullistes.
L’auteure, alors âgée de 23 ans, prend connaissance de ses origines, au hasard d’une question posée à la Bibliothèque nationale par quelqu’un qui avait vu quel nom elle inscrivait sur sa fiche. Une question. Une simple question : « Pardonnez mon indiscrétion, mais n’êtes-vous pas la fille de l’amiral Trolley de Prévaux? »
N’ayant jamais eu vent de l’amiral, ni de sa jeune épouse juive née à New York de parents polonais, sa mère, Aude Yung-de-Prévaux se donnera pour mission de remonter le temps, de retrouver toutes les traces possibles de ses origines afin de redonner à l’Histoire ses héros, résistants tous deux fusillés à Lyon en août 1944.
C’est donc à une biographie dans laquelle elle ne s’immisce pas, écrite à la lumière de ses rencontres et à la faveur des nombreux documents parcourus au fil d’années de recherche qu’Aude Yung-de-Prévaux redonne vie à son père, passionné de littérature, rêveur timide, qui aimait les bateaux et l’opium. Et qui voit sa vie bouleversée le jour où il rencontre Lotka.
Ce n’est peut-être pas le livre auquel auquel je m’attendais puisque plus de la moitié de celui-ci est consacré à la vie de Jacques de Prévaux avant sa rencontre avec Lotka et aussi parce que peu de détails nous sont donnés sur leur vie de résistants alors que d’autres récits du même genre m’ont semblé plus complets à cet égard. Mais il n’en reste pas moins que la mission de l’auteure est accomplie.
Elles étaient sept. Sept amies natives du Manitoba qui, sous le nom de Madrigaïa, ont, pendant huit ans, de 1999 à 2007, le temps de nombreux spectacles d’un bout à l’autre du Canada et au delà des frontières, et de deux albums, prêté leurs voix à des chansons venues d’ailleurs ainsi qu’à la musique traditionnelle autochtone et à celle de leur Manitoba natal.
C’est d’ailleurs une chanson de chez elles qu’il me plait de vous faire entendre. Ma belle étoile. En espérant que pour chacune d’elles — les Chic Gamines, Marie-Claude McDonald, Brigitte Sabourin, Sarah Dugas et Dominique Reynolds — une étoile brille dans le firmament de la musique.
Alors que Pépé s’apprêtait à draguer une jolie demoiselle qu’il suivait depuis un moment et que lui-même était suivi par Armando, curieux de voir comment allait s’en sortir le rigolo, la demoiselle est entrée chez elle… Pépé a eu la surprise de sa vie quand il a lu le message sur sa porte et Armando a photographié le tout. Bien évidemment. Enfin, presque tout. Pépé a menacé de briser l’appareil photo d’Armando si celui-ci osait l’immortaliser. Donc, voici la porte, mais sans Pépé.
En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. (Amadou Hampâté Bâ)
*toile de Leandro Bassano
Cette gitane aux jupes si folles
Cette gitane aux jambes sauvages
Celle au corps renversé
Qui danse en rêvant
Comme la mer sur elle-même
À l’heure où les lieux s’engouffrent
Dans les vœux d’hier et de demain
Lucien Francoeur, Clo la gitane
*choix de la lectrice de Mary Cassatt
C’est par la force des choses que la Nouvelle-France, séparée par un océan de la mère patrie puis perdue aux mains des Britanniques lors d’une triste et célèbre bataille sur les plaines d’Abraham, a publié ses premiers manuels scolaires, comme nous le raconte Paul Aubin dans 300 ans de manuels scolaires au Québec.
Manuels consacrés à l’apprentissage de la lecture, livres de géographie et d’histoire, cours de catéchisme, livres de mathématiques, traités d’agriculture ou de pédagogie, toutes les matières sont traitées ici avec un souci iconographique qui plonge tout lecteur dans ses souvenirs. Autant ma mère que moi avons retrouvé dans ces pages nos livres d’apprentissage de la lecture (notamment la méthode Forest-Ouimet qui a eu la vie longue) ainsi que des photos anciennes dans lesquelles elle aurait pu figurer tant elle reconnaissait les lieux.
C’est une belle histoire qui nous est contée ici et qui donne ses lettres de noblesse à nos manuels scolaires dont la réputation n’est plus à faire, raison pour laquelle ils ont maintenant une vie hors de chez nous, ce dont tout Québécois pourrait être fier si cette information était diffusée hors d’un certain cercle. Mais bon, ce livre contribuera sûrement à le faire. Du moins, est-ce à souhaiter…
Un livre à offrir, à s’offrir, au nom de la mémoire. Et pour la transmettre aux prochaines aux générations à venir.
Il y a des fleurs et des fruits, bien évidemment… mais c’est aussi là où Martin joue à cache-cache avec Lou!
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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