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Pour les yeux d’une gitane 5

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Dans le décor

Une gitane assoupie indolemment
Dans une verdine près de l’étang

Un écrivain wethérien
L’air de rien du tout
Sur le bout de la langue
Lui récite des refrains
Au creux des reins

C’est un air païen connu
Un rituel de ferveur profane

Au moins une chanson
Sur toutes les lèvres

Lucien Francoeur, Clo la gitane

*choix de la lectrice de Gustave Claude Étienne Courtois

Mandarine et Kiwi, pour titiller les papilles

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Alors que nous étions adolescentes, que nous habitions à quelques rues l’une de l’autre, que nous rentrions souvent par le même autobus du collège où nous faisions nos études secondaires, pas plus Laïla Héloua que moi n’imaginions que l’une comme l’autre écririons un jour des livres pour la jeunesse. Enfin, je crois.

Et pourtant. J’ai publié deux romans pour les jeunes en 1997. Et pourtant, elle en a publié en cinq ans. C’est d’ailleurs au moyen du premier album de sa série Mandarine et Kiwi, destinée aux lecteurs débutants, joliment illustrée par Nathalie Lapierre et publiée chez Bayard Canada dans la collection Le raton laveur, que j’ai fait la connaissance des ses personnages qui reviennent de livre en livre.

Le pain de grand-père est une histoire qui se lit facilement tout en permettant aux enfants d’apprendre comment se fait le pain alors qu’ils sont en visite chez leur grand-père boulanger. Une recette de pain nous est donnée en fin de livre ainsi qu’un aperçu de la farine, du grain à l’assiette, ce qui ajoute à l’album qui est déjà une réussite.

L’auteure, qui a étudié en communication et en linguistique, a eu la piqûre pour la gastronomie lors d’un de ses mandats à titre d’organisatrice d’événements. Pas étonnant, donc, que ses héros se familiarisent avec un mets différent dans chacun des albums. D’ailleurs, pour bien vous piquer à mon tour, je vous confie un secret : il y en a sur les crêpes au sirop d’érable.

Portes arlésiennes

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Sachant que les portes inspirent beaucoup Armando, Lou a voulu lui en rapporter quelques-unes d’Arles. Mais comme elles n’entraient pas sans sa petite voiture, elle s’est contentée de les prendre en photo. Ainsi, nous en profitons tous!

Le comte veille sur ses lectures

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Le comte Barthélémy de Theux de Meylandt, pour tout vous dire. Mais l’a-t-elle même remarqué ou seul Armando, à qui on dit cette photo, a été a même de noter ce détail?

Jonquilles montréalaises

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Ça y est, les voilà enfin!!!

Ce que mots vous inspirent 403

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Ne jamais juger un livre d’après son film. (J. W. Eagan)

*toile de Diana Ong

Pour les yeux d’une gitane 4

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Le temps qu’il faut

Elle venait toute de charme indolente
Et plus sombre encore qu’un ciel bas
Et de plus près encore qu’une éclipse

Elle venait ceinte d’images obscures
Une prémonition de bon augure

Elle venait ténébreuse
Et moi un peu abstrait
Comme d’habitude

Lucien Francoeur, Clo la gitane

*choix de la lectrice de Pierre Cornu

Bouleversant

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Comment parler à celui qui n’est plus, de celui qui a choisi de se donner la mort, alors qu’on porte son nom depuis près de quarante ans avec fierté? Oui, comment?

Éric Fottorino, à qui on doit Questions à mon père, mettant en scène son père biologique, a choisi pour parler de ce père adoptif, de le faire avec respect, avec amour, avec une tendresse infinie, en évoquant souvenirs indélébiles et épars, en retournant là où les pas du fils s’accordaient à ceux d’un père qui l’avait choisi.

Il s’agit là d’un récit intimiste, émouvant. D’un livre sur les origines, mais surtout sur l’amour, sur cet amour incommensurable d’un fils pour son père, d’un père pour son fils. Un amour qui ne s’est pas dit à haute voix, mais qui a tout envahi sur son passage, le moindre souvenir, le plus petit objet et même la couleur du ciel.

Comment parler de celui qui n’est plus et qui, dans son absence, est plus présent qu’il ne l’a jamais été? Avec amour. Tout simplement. Comme le prouve Éric Fottorino avec ce livre bouleversant sans être pathétique.

Double F

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Un premier F pour forêt, un deuxième pour Fontainebleau. Le tout offert par Chantal. Il ne manque que Bambi!

Je voulais du vert…

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Mais Armando étant la générosité incarnée, j’ai aussi eu du rouge et puis du jaune… (Il a gardé le bleu pour lui, mais bon, je ne vais quand même pas lui faire des reproches après de si belles « prises »!)