Commentaires récents
Admin:
Archives:
Il vaut mieux lire qu’entendre ça 12

askenazy-mischa.jpg

« Ne me parle pas de catastrophe! »

Je me suis tue. D’abord, parce que le choix du mot catastrophe m’a jetée par terre. Puis, parce que j’ai compris qu’il serait vain de donner mon opinion à quelqu’un qui ne voulait rien entendre et qui resterait toujours sur ses positions. La conversation stérile que nous avions eue il y a quelques mois m’est revenue en un clin d’œil en même temps qu’un goût de craie à la bouche. Cette fois-là, elle parlait des enfants qu’on adopte légalement ou qu’on aime forcément parce qu’ils sont ceux du conjoint, mais qui ne seront jamais pour une mère de vrais enfants parce qu’elle ne les aura pas portés. Elle, elle est une vraie mère. Ses enfants sont sortis d’elle. Une mère adoptive qui n’a pas pris vingt kilos le temps d’une grossesse, qui a eu mal lors d’un accouchement et qui n’a pas serré contre elle son enfant à peine né, ne sera jamais, selon elle, une mère à part entière. Elle ne pourra pas aimer « ses » enfants autant et aussi bien que si elle les avait portés. Son ton avait monté. Et il ne servait à rien de continuer. C’est à moi que je faisais mal en tentant de faire valoir mon point de vue que de toute manière elle allait rejeter. Elle était, elle, une vraie mère, pas une mère adoptive, pas une mère temporaire, une vraie mère, et elle le disait haut et fort en montrant la photo de ses fils.

Je me rappelle être sortie de la pièce. J’étouffais.

Et tandis que me taisais, sous le choc du mot « catastrophe », alors qu’avait été mentionné dans la conversation qu’un de ses fils pourrait un jour vivre avec une femme qui aurait un enfant dont il ne serait pas le père, j’avais mal. Mal à cet enfant dont je ne sais rien, qui n’existe peut-être pas, mais qui pourrait un jour espérer d’une « fausse » grand-mère un regard tendre qu’elle ne serait pas à même de lui donner. Un enfant qui ne serait pas de sa chair, quelle catastrophe!

Les midis qui ont suivi, c’est un livre qui m’a tenu compagnie. Les personnages des livres sont souvent plus humains que les gens avec lesquels nous devons composer. Hélas.

*toile de Mischka Azkenazy

Lire à Gand

_000-gand-clipboard03.jpg

_000-gand-clipboard04.jpg

_000-gand-img_0123.jpg

_000-gand-img_0124.jpg

_000-gand-img_0376.jpg

Voilà ce que nous propose Armando en ce lundi… Vous êtes partants?

Ce que mots vous inspirent 400

kolman-brophy-ruth.jpg

On aime beaucoup mieux ceux qui tendent à nous imiter que ceux qui tâchent à nous égaler. Car l’imitation est une marque d’estime et le désir d’être égal aux autres est une marque d’envie. (Marquise de Sablé)

*toile de Ruth Kolman Brophy

Elles sont là

fussell-charles-lewis.jpg

Elles sont là. Dans ces livres d’antan. Pour dire qu’elles braveront le temps et les saisons. Elles sont là. Vos histoires. Celles qui parlent d’un homme, d’un enfant et des livres. Celles qui ont animé la toile du 1er mai et qui attendent que vous les lisiez.

*toile de Charles Lewis Fussell

Pour les yeux d’une gitane 1

broge-alfred-4.jpg

Les Québécois connaissent bien Lucien Francoeur, le rocker rebelle au cœur tendre du défunt groupe Aut’Chose. Ils connaissent aussi l’animateur radio féru de poésie, un peu moins le professeur et pratiquement pas le poète. Il a pourtant publié nombre de recueils dont certains ont mérité des prix. C’est pourquoi j’ai été ravie de voir que la lectrice peinte par Alfred Broge avait choisi Clo la gitane à l’intention des lectrices du soir. Parce que ce livre qui évoque les poètes chéris de l’auteur est un hommage à sa muse, la poète Claudine Bertrand qui dirigeait la défunte revue littéraire Arcade (où j’ai publié) et que j’ai eu l’occasion de rencontrer à quelques reprises, toujours avec bonheur.

Clo la gitane réunit des textes précédemment publiés qui ne sont pas sans rappeler les poèmes d’Aragon pour Elsa, avec cette voix qui est la sienne et qui fait que Lucien Francoeur est un poète romantique même si méconnu sous ce « titre ».

C’est donc par ce poème choisi par la lectrice de ce soir que débute notre incursion au pays de Clo la gitane :

C’est une gitane de pays vague
Qui dans la nuit des temps m’attend
Où déjà le lézard que j’allais devenir
Se cachait dans les photos-souvenirs
Cette gitane est dans mes rémanences
Avec une fragrance d’errance au corps
Et sans origine au fond des yeux

Le regard d’Armando

0-pour-la-journee-des-meres-_-la-tendresse-2011-05-08-bruxelles_iris-0403.jpg

Alors que la journée de la fête des Mères se termine, celle-ci ne peut être parfaite sans un dernier regard. Celui d’Armando, que voici. Un regard à la hauteur de la tendresse qu’il éprouve pour les choses de l’enfance et qu’il vous offre. Tout simplement.

Jour des mamans 24

knecht-sam.jpg

Comment t’as fait maman
Pour lui ouvrir ton cœur
Sans qu’il parte en courant
Avec c’que t’as de meilleur
Est-ce qu’il y a des mots magiques
Que t’as dits sans t’rendre compte
Explique-moi donc c’qu’y faudrait que j’raconte
.
(Lynda Lemay)

*toile de Sam Knecht

Jour des mamans 23

knowles-george-sheridan-5.jpg

Maman, Maman jolie
Maman tu es la plus belle du monde
Aucune autre à la ronde n’est plus jolie
Tu as pour moi, avoue que c’est étrange
Le visage d’un ange du paradis

(Fernand Bonifay)

*toile de George Sheridan Knowles

Jour des mamans 22

kendall-william-sergeant-2.jpg

Mains maternelles – mains merveilleuses!
Ne se reposent jamais, ne refusent jamais,
Peinent, agissent jusqu’à la fin :
Encore à la tombe elles bénissent.

(Henri Mertz)

*toile de William Sergeant Kendall

Jour des mamans 21

hicks-george-elgar-3.jpg

La beauté maternelle est trop sainte et trop pure pour qu’on puisse la peindre en des mots profanés. (Charles Lemercier)

*toile de George Elgar Hicks