Quand on lit la même chose que tout le monde, on ne peut que penser comme tout le monde. (Haruki Murakami)
*toile de Thomas Andersen
Quand on lit la même chose que tout le monde, on ne peut que penser comme tout le monde. (Haruki Murakami)
*toile de Thomas Andersen
il fallait aller au bout du dernier mot
il fallait consentir à l’impossible
à chaque fenêtre j’ai constaté, stupéfait, la mort de chaque instant
la réalité a tous les âges
nous ne voyons pas la musique des choses
je me retire, là aussi, sans insister
François Charron, L’intraduisible amour
*choix de la lectrice peinte par Robert Tolman
L’éditrice Louise Courteau m’avait offert le livre au moment de sa parution, en 1988, me sachant mélomane et bibliophile. Je me rappelle avoir feuilleté le livre sans y avoir trouvé grand intérêt et quelque vingt ans plus tard je fais face au même problème.
Il n’était pas inintéressant de réunir des pensées émises par des musiciens, mais encore aurait-il fallu faire un véritable travail d’édition et ne pas bâcler les choses. Pensées de musiciens regroupe donc des citations émanant de plus d’une centaine de musiciens, lesquels sont classés par ordre alphabétique. Le livre n’est pas paginé — vrai de vrai — et on a attribué à chacune des pensées un numéro qui est utilisé dans un quelconque index thématique à la fin du volume. De plus, il n’y a que très peu de citations dignes de figurer dans une anthologie. Peut-être une sur dix. Et encore, je ne suis pas certaine que ce soit autant que ça.
Tout musicien n’émet pas que des choses qui doivent être retenues. Nous en avons ici la preuve.
Si donc, au hasard d’un de vos arrêts vous trouvez ce livre, laissez-le là où il est. Il ne vaut même pas la peine d’être feuilleté. Voilà sûrement les raisons pour lesquelles je n’avais pas ouvert ce livre depuis sa parution!
Voilà un moment que nous nous demandons comment Denise fait pour approcher les oiseaux de si près, pas vrai? La voilà maintenant démasquée : elle se cache dans une chaussure!
Il me vient l’envie ce mercredi d’inviter la lectrice peinte par John Singer Sargent à lire ce billet sur Paul Klee, un de mes peintres préférés.
C’est Embrun que Chantal nous propose de visiter aujourd’hui. Une promenade en images qui lui a permis de rencontrer des lecteurs qui se devaient d’entrer au pays de Lali!
j’ai entendu ton corps sauvage
j’ai vu la nuit
nous sommes plus vastes que nous-mêmes
la mémoire s’unit au feu, à l’évidence qui tremble
l’atmosphère s’est dépliée
j’ai laissé le futur de chaque chose d’éteindre derrière moi
François Charron, L’intraduisible amour
*choix de la lectrice du peintre belge Alfred Stevens
Il n’est jamais facile de parler de la mort aux enfants et encore moins de la mort d’un parent. La réussite de Ma maman du photomaton d’Yves Nadon, qui enseigne aux enfants du primaire depuis 30 ans, n’est en que plus remarquable.
Il est en effet difficile d’être sans maman quand on a six ans et demi. Surtout quand il ne reste d’elle que des souvenirs et quelques photos prises dans un photomaton une de ces journées heureuses auxquelles on s’accroche parce qu’on sait que plus jamais elles ne reviendront.
Et même si on aime notre papa et aussi sa copine, et qu’avec eux on se construit des souvenirs pour l’avenir, notre maman est toujours là, dans le vent et dans les bulles de savon. Omniprésente par la voix et les éclats de rire qu’on n’oubliera jamais. Qu’on ne veut jamais oublier. Ceux d’une maman qui a choisi volontairement la mort et dont on parlera un jour à ses propres enfants et aux enfants de ceux-ci. Pour qu’elle ne soit jamais oubliée.
Un livre plein de pudeur, avec peu de texte — juste assez, quoi — et des illustrations de toute beauté signées Manon Gauthier. Un livre mettant en scène un sujet grave… sans gravité. Un livre que j’aurais mis en évidence du temps de ma vie de libraire, des livres sur la mort, et de cette qualité, étant si rares.
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents