C’est un très vieux livre dont les pages sont jaunies par les années qui a intéressé la lectrice peinte par Jozsef Koszta. Un livre que j’ai déniché dans une bibliothèque de Montréal et que j’ai déposé sur la table à l’intention des lectrices du soir, à savoir une sélection de poèmes d’Anna de Noailles, publié chez Seghers dans la collection Poètes d’aujourd’hui et dont elle a tiré ce poème :
Confession
Je t’aime comme on aime vivre,
À mon insu, et cependant
Avec ce sens craintinf, prudent,
Qu’ont surtout les cœurs les plus ivres!
J’ai douté de toi, mon amour,
Quelle que soit ta frénésie,
Puisqu’il faut qu’il existe un jour
Au loin, où, ni la poésie
Ni les larmes, ni la fureur,
Nicette vaillance guerrière
Qui criait au Destin : « Arrière! »
N’agiront contre ce qui meurt.
Jamais je ne fus vraiment sûre
De te voir, quand je te voyais :
Ce grand doute sur ce qui est
C’est la plus fervente blessure!
Tu sais, on ne peut exprimer
Ces instinctives épouvantes :
J’ai peur de n’être pas vivante
Dès que tu cesses de m’aimer!…











Commentaires récents