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Avec Keats 1

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Quand elle a vu dans la pile Seul dans la splendeur de John Keats, poète anglais mort de tuberculose à l’âge de 26 ans, la lectrice peinte par Matisse n’a pas eu envie de feuilleter aucun des autres recueils sur la table. Et c’est sur ces vers qu’elle s’est longuement attardée :

Ô solitude! si je dois avec toi demeurer,
Que ce soit parmi l’inextricable amas
De bâtiments noircis! Escale avec moi la pente escarpée —
Cet observatoire de la Nature — d’où le val
Ses pentes fleuries, sa rivière gonflée de cristal,
Paraissent un empan peut-être; laisse-moi veiller à ta place,
Parmi les rameaux en bannières, où le bond vif du cerf
Effraie l’abeille sauvage hors les doigts de la digitale
Mais quand bien même j’aurais joie à tracer ces scènes avec toi
La douce conversation d’un esprit innocent
Dont les mots sont images de pensées raffinées
Est le plaisir de mon âme; et ce doit être en vérité
Des humains la cime ou peu s’en faut de la félicité
Lorsque vers tes repaires deux âmes-sœurs s’enfuient.

Un beau, un très beau récit

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C’est un beau récit que nous offre Éric Fottorino avec Questions à mon père. Un récit plein de finesse, de nuances, de subtilité, de bonheur comme de tristesse. Parce qu’il n’est pas facile et quasi impossible de rattraper les années perdues.

C’est un beau récit qu’adresse l’auteur à son père biologique, méconnu, alors que l’aîné est très malade et que le plus jeune vient d’atteindre la cinquantaine. Un récit vibrant d’émotion au cœur de l’Histoire et de leur histoire.

Non, on ne remplace pas les rencontres qui n’ont pas eu lieu par de nouvelles, pas plus que les conversations avortées d’une autre époque par celles d’aujourd’hui.

Et tout cela, Éric Fottorino le dit si bien. Avec amour. Parce qu’on peut aimer deux pères.

Au fil des pages 6

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Parce que ce billet est toujours pour moi aussi actuel, ai-je envie de vous le faire lire ou relire, ainsi qu’à la lectrice de l’artiste Leopold Franz Kowalski.

Les portes de la rue des Écores

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Identiques au départ, différentes au fil des ans…

Ce que mots vous inspirent 337

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Tant que n’apparaît pas la clarté, c’est l’obscurité qui est claire. (Lin-Tsi)

*toile de Christopher Rigney