En compagnie de Chantal, notre photographe du jour, promenons-nous au hasard des rues de Briançon. Pour le simple plaisir de la faire et parce qu’en fin de périple se trouve une sculpture livresque qui a trop pour me plaire!
En compagnie de Chantal, notre photographe du jour, promenons-nous au hasard des rues de Briançon. Pour le simple plaisir de la faire et parce qu’en fin de périple se trouve une sculpture livresque qui a trop pour me plaire!
Et ce matin, comme je me glisserais dans une des toiles livresques de l’artiste polonais Jacek Yerka plutôt que d’enfiler mes bottes… Ou alors je me promènerais longuement dans son univers plein de fantaisie, ce que je vous invite à faire en cliquant ici.
le vent nous précède, le vent nous suit
nous ne cherchons pas la vérité
la vie n’est pas un texte dans notre bouche
je respire à longs traits
de la poussière se dépose sur les pétales des fleurs jaunes ou rouges
une vieille photo reste là où elle est tombée
l’univers qui s’allume me bouleverse toujours
nous nous aimons lentement
la douceur essentielle écoute ce que nous disons
la douceur essentielle est un achèvement
j’avance en toi comme un nouveau langage à travers le jour
François Charron, L’intraduisible amour
*choix de la lectrice de Joshua Johnson
Nous sommes à l’ère des SMS, des blogs, des salles des clavardage, des courriels, mais le journal intime (sur support informatique ou papier) est loin d’être désuet selon Francis Bartin, jeune enseignant en début de carrière qui vient d’arriver à l’école de la Cité des fleurs fanées (nom donné par les jeunes du quartier parce que toutes les rues ont des noms de fleurs).
Nous sommes en plein XXIe siècle, en Belgique, dans un quartier multiethnique, qui réunit des jeunes de différentes confessions religieuses, dont la langue parlée à la maison n’est pas toujours le français, dont les habitudes de vie ne sont pas partout les mêmes. Des jeunes où il y a des bons comme des méchants et qui se retrouvent en dehors de l’école dans une salle de clavardage où ils peuvent discuter « en privé ».
Cette salle accueillera Faktorye, une jeune Algérienne arrivée en cours d’année scolaire, à qui son père interdira de participer à un stage, ce qui déclenchera toute une série d’événements, car la petite bande qui se réunit pour discuter a décidé de venir au secours de leur nouvelle amie et de mobiliser chacun des élèves de 3e au moyen d’une pétition.
Une roman alerte où la plume passe de l’un à l’autre des protagonistes au moyen des journaux intimes, de courriels, de pages de blogs et de conversations dans la salle de clavardage alors que ponctuellement intervient le narrateur. Un roman dans lequel les ados se retrouveront même si à certains égards ils se trouveront confrontés à quelques clichés qui pourront les agacer, mais qui ne sont pas en nombre suffisant pour nuire à la lecture de ce roman.
Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».
Le parc de Foucaud où nous a conviés Lou samedi dernier semble si tranquille qu’on peut y lire sans que quiconque ne nous dérange. Du moins, presque personne. Peut-être juste une photographe qui passait par là…
Je dis « on », mais c’est à Chantal que cet honneur revient. La célèbre marionnette vit à Briançon et veille sur une boutique où tout ce qu’on vend est en bois. Il va sans dire.
Ceux qui ne connaissent pas leur histoire s’exposent à ce qu’elle recommence… [Elie Wiesel]
*toile d’August Macke
solitude de la pensée
chaque événement est un événement qui nous fait
être ce que nous sommes
François Charron, L’intraduisible amour
*choix de la lectrice du peintre polonais Wladyslaw Luszczkiewicz
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents