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Avec Keats 4

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Ô toi dont le visage a essuyé le vent d’Hiver,
Dont l’œil a vu les nuages de neige flotter dans les brouillards
Et les cimes noires de l’orme, parmi les étoiles glacées,
À toi le printemps sera époque de moisson.
Ô toi dont le seul livre a été la lumière
Des ténèbres suprêmes dont tu te sustentais
Nuit après nuit quand Phébus était loin,
À toi le Printemps sera triple matin.
Ô que la soif du savoir ne te brûle — je n’en possède aucun,
Et cependant mon chant de lui-même naît avec la chaleur,
Ô que la soif du savoir ne te brûle — je n’en possède aucun,
Et pourtant le soir écoute. Qui s’afflige
À la pensée de l’oisiveté ne saurait être oisif
Et il est en éveil celui qui se croit endormi.

John Keats, Seul dans la splendeur

*choix de la lectrice de Nicolas Alexandrovitch Tharkoff

Souvent je rêve d’une table

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Souvent je pense à une immense table qui me permettrait de m’étaler, d’ordonner mes piles selon mes priorités ou par thème. Où je pourrais écrire comme lire. Où il y aurait assez de place pour une lampe et des fleurs. Où je passerais mes journées.

Souvent je rêve à une grande table de bois comme il y en avait dans les maisons d’autrefois alors qu’il y avait dix, voire douze personnes autour d’elle. Une table qui posséderait de petits tiroirs dans lesquels je glisserais ces bricoles auxquelles je tiens.

Souvent je rêve d’une table.

*toile de Carl Larsson

Promenade au parc de Foucaud

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Il faisait si beau mercredi dernier que Lou a décidé de s’arrêter au parc de Foucaud, à Gaillac, le temps de s’y promener un peu et de nous le faire découvrir. Au cœur du parc se dresse le château d’Huteau qui accueille le Musée ds Baux-Arts de Gaillac, lequel offre à ses visiteurs jusqu’au 9 mai 2011 une exposition sur le peintre Joseph Latour (tous les détails ici).

Une promenade qui se termine par une pause sur un banc… Ah! la belle vie!

Que leur promettent les astres?

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C’est la question qu’on peut se poser à quelques heures de la Saint-Valentin alors que le grand magasin La Baie du centre-ville de Montréal a choisi pour ses vitrines du boulevard de Maisonneuve d’offrir à ses mannequins des livres sur l’astrologie.

Quand Armando fait les brocantes

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Si un jour vous allez à Bruxelles, pensez à demander quelques bonnes adresses à Armando à qui on doit ces scènes croquées dimanche dernier. Il sait où se tiennent les meilleures brocantes de livres, paraît-il, des adresses que seuls les ours connaissent aussi!

Suite demain, même heure, même endroit

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Quelques mots semblent être écrits. Seront-ils déposés à titre de commentaire sur la 200e toile qui attend les vôtres? Suite demain, même heure, même endroit.

*toile d’April S. White

Dans un même élan

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Et toujours ce ciel. Présent. Au même titre que les mots. Comme si entre eux et lui se tramait une histoire d’amour. Ou que s’engageait une conversation sans fin.

Et toujours ce ciel. Ces mots. Et mes bras qui se tendent vers eux dans un même élan.

*toile de Michael Gorban

Avec Keats 3

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Lorsque me vient la peur de pouvoir cesser d’être
Avant que ma plume ait glané mon futile cerveau,
Avant qu’en haute pile les livres, imprimés,
Enserrent, greniers pleins, la récolte bien mûre;
Lorsque sur la face étoilée de la nuit j’aperçois
Les immenses symboles nuageux d’une grande épopée,
Et pense que peut-être je ne vivrai pas assez
Pour en tracer les ombres de la main magique du hasard;
Et puis lorsque je sens, belle créature d’une heure,
Que sur toi mon regard ne se posera plus jamais,
Que jamais plus je ne goûterai au pouvoir féérique
De l’amour sans souci; alors sur le rivage
Du vaste monde, seul je demeure et songe
Le temps qu’Amour et Gloire s’abîment au néant.

John Keats, Seul dans la splendeur

*choix de la lectrice de Charles-Henry Tenré

Un superbe album sur l’intolérance

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Il n’y a rien de pire au monde que les intolérants. C’est ce que nous apprenons à la lecture de ce très bel album signé Paule Brière, illustré par le pionnier de l’illustration jeunesse au Québec, c’est-à-dire Philippe Béha.

Oui, disais-je, rien de pire que les intolérants, lesquels sont ici personnifiés par un roi et une reine ayant décidé de n’avoir que des sujets parfaits et pour cela de faire emprisonner tous les indésirables, comme les archipipiques, les yakabeurkset autres xénobtus. Ce qui fait beaucoup de monde.

Heureusement, l’album se termine par un formidable coup de théâtre. Les indésirables, récipiendaire du Prix du livre jeunesse des bibliothèques de Montréal en 2007, est un album qui devrait faire partie de toute bonne bibliothèque jeunesse.

La librairie fréquentée par Sherlock Holmes

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Elle n’est pas à Londres, mais à Strasbourg pour les besoins d’un tournage que Blogosth nous a livré en images en deux temps (le premier reportage, puis le deuxième). Et bien entendu, elle devait figurer au pays de Lali, c’est pourquoi cette photo m’a été adressée et que je la partage avec vous avec plaisir.

Élémentaire, mes chers amis!