Ce qu’on n’a jamais mis en question n’a point été prouvé. [Denis Diderot]
*toile d’Alexander Pogrebinsky
Ce qu’on n’a jamais mis en question n’a point été prouvé. [Denis Diderot]
*toile d’Alexander Pogrebinsky
Que j’aime ces rencontres du soir que je provoque! Je vous l’ai dit et vous le redis encore, alors qu’il n’y a pas si longtemps la lectrice peinte par Irving Ramsey Wiles était encore au salon en train de parcourir le recueil de Marina Tsvétaïéva. Un recueil duquel elle a tiré ce poème à votre intention :
Les yeux
Deux lueurs rouges — non, des miroirs!
Non, deux ennemis!
Deux cratères séraphins.
Deux cercles noirs
Carbonisés — fumant dans les miroirs
Glacés, sur les trottoirs,
Dans les salles infinies —
Deux cercles polaires.
Terrifiants! Flammes et ténèbres!
Deux trous noirs.
C’est ainsi que les gamins insomniaques
Crient dans les hôpitaux : — Maman!
Peur et reproche, soupir et amen…
Le geste grandiose…
Sur les draps pétrifiés —
Deux gloires noires.
Alors sachez que les fleuves reviennent,
Que les pierres se souviennent!
Qu’encore encore ils se lèvent
Dans les rayons immenses —
Deux soleils, deux cratères,
— Non, deux diamants!
Les miroirs du gouffre souterrain :
Deux yeux de mort.
C’est ce billet de Tania, il y a quelques mois, qui m’a donné envie de lire La nuit du monde de Patrick Roegiers, dont j’avais tant aimé Le mal du pays il y a près de cinq ans. Une lecture qui m’a emballée et que je m’empresse de vous suggérer sans aucune hésitation.
La nuit du monde qui met en scène la rencontre entre Marcel Proust et Joyce au Ritz à Paris en mai 1921 dans un premier temps, et l’enterrement de Proust dans les dernières pages de ce roman fantaisiste, est un bijou d’écriture où la grande connaissance de ses personnages donne à Roegiers toute la liberté de s’amuser en toute impunité. Ce qu’il fait allègrement au moyen d’énumérations à n’en plus finir et en usant de néologismes plus succulents les uns que les autres et d’un humour bien belge, c’est-à-dire, surréaliste.
Vous l’aurez compris, j’ai dévoré La nuit du monde. Rien de tel pour faire fi du ciel gris que ce livre qui est un bonheur d’inventivité et qui vous fera sourire maintes et maintes fois!
Lu dans le cadre du Challenge « Littérature belge ».
En effet, cette plage photographiée par Denise se trouve dans la baie des Trépassés, dont vous pourrez lire toute l’histoire ici!
C’est à Sainte-Rose, en banlieue de Montréal, que ces hortensias aux couleurs d’automne se sont présentés à moi. Pas question de faire autre chose que les prendre en photo!
Voilà un endroit qui devrait plaire à nombre d’entre vous et même à la lectrice d’Henri de Toulouse-Lautrec!
La poésie est aussi réflexion sur le sens puisque c’est l’écoute des intuitions, des pensées, des valeurs qui affleure le poème. [Antoine Spire]
*toile du peintre portugais Henrique Medina
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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