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D’un amour tel

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je t’aime
d’un amour tel que le manque de toi m’empêche parfois de respirer

a-t-elle écrit avant de tenter de retrouver le sommeil.

*sur une toile de Maria von Heider-Schweinitz

Les vers de Sophia 30

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La lectrice d’Heidi Berger sera la dernière à ouvrir le recueil de Sophia de Mello Breyner. Le laissera-t-elle ici pour que d’autres puissent en lire quelques pages? Elle n’a rien dit. Elle a juste recopié pour nous cet extrait :

Jour

Je plonge dans le jour comme dans la mer ou dans la soie
Jour vécu avec moi et avec la maison
Passe à travers l’air un geste d’aile
Malgré tant de douleur et un tel manque

On ne franchit les frontières qu’une fois

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Toute sa vie, elle avait attendu quelqu’un qui veuille la garder, qui ait peur qu’elle ne s’échappe, qui voudrait vraiment d’elle. Toute sa vie. Et puis, elle avait fini par ne plus y croire. Par croire qu’elle n’en valait pas la peine, qu’il ne servait à rien d’attendre inutilement. Et la lectrice de Carolyn Barone était restée dans ses livres, dans ses mots. Personne ne la blesserait plus. Personne n’entrerait dans l’intime de ses rêves ou de son passé. D’ailleurs, personne n’en avait jamais franchi les frontières.

Puis, celui auquel elle ne croyait plus était venu.

Et certains jours, il croit vraiment qu’il est celui-là. Et certains jours, il l’imagine prête à partir avec le premier venu. Et chaque fois, cette dernière alternative qu’il présente comme une possibilité est pour elle un coup de poignard.

Elle sait, elle, que jamais il n’y aura personne d’autre. Qu’il y a eu lui et qu’après, si cet après devait survenir un jour, parce qu’il se sera fatigué d’elle, elle retournera à ses livres. Pour de bon.

On ne franchit les frontières qu’une fois.

Heureusement qu’il est là!

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J’ai beau les chercher, je ne les trouve pas. Les lectrices seraient-elles toutes en vacances à Bruxelles où Armando peut les photographier à loisir tandis que je rentre l’appareil carrément vide? Heureusement qu’il est là, finalement, l’ami Armando!

Une couleur, trois teintes

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le jaune de Géraldine

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le jaune d’Armando

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le jaune de Lali

Et si avec ça, votre journée n’est pas lumineuse, c’est que vous avez besoin de vacances…

Sans même s’en rendre compte

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Un oiseau chante. Et plus rien n’est pareil. Il devient cet oiseau qui chantait un matin sur un lac de Saint-Adolphe-d’Howard. Il est celui d’un autre matin, à Talmontiers, dans l’Orne, où elle avait préféré écrire à dormir quand la musique s’était tue. Il est celui de la forêt de Nottingham perché dans un des arbres centenaires. Il est celui du port de San Francisco un jour de juin 1979. Il est celui qui la regardait regarder des deltaplanes s’envoler au-dessus du lac d’Annecy. Il est celui dont elle emprunterait les ailes pour retrouver les lieux aimés. Les gens qu’elle aime.

Un oiseau chante. Et la lectrice d’Antonio Bresciani fredonne avec lui. Sans même s’en rendre compte.

Les vers de Sophia 29

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C’est avec émotion et les mains tremblantes que la lectrice de Brenda Ginsberg a ouvert Malgré les ruines et la mort de Sophia de Mello Breyner. Elle attendait ce jour depuis des semaines. Et quand elle a eu parcouru ces vers, elle a su qu’elle avait attendu ces mots toute sa vie.

Carnet I

Quand je me plonge à nouveau dans cet ancien
Cahier à la couverture noire en toile cirée
Qu’un jour avec fureur je déchirai et qu’un ami
Feuille après feuille racommoda avec patience et lenteur

Tout me blesse encore comme une lame qui coupe
Car devant moi s’étalent – bruissement et forêt –
Les longues après-midi les nuits mélangées
Où je divague et incessamment divaguent
Les vénéneux parfums mortels de la jeunesse

Et la lumière me blesse comme un jardin perdu

Et si les rêves devaient réalité?

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Et si la lectrice d’Hazel Soan était en mesure de vivre la vie dont elle rêve? Si ses rêves du jour au lendemain pouvaient devenir réalité? Seraient-ils aussi grandioses qu’elle les imagine? Auraient-ils toutes les teintes qu’elle leur prête? Posséderaient-ils toutes les saveurs et toutes les textures qu’elle leur donne? Ou parce qu’ils ne seraient plus rêves, parce qu’ils n’auraient plus ce goût d’interdit et d’impossible, perdraient-ils tout ce qui fait qu’elle les porte en elle et les nourrit avec passion et amour?

Ultime demande

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Je vous avais promis des fleurs, je crois, et à profusion. Est-ce que des roses vous iront pour aujourd’hui? Elles m’ont murmuré qu’elles voulaient absolument figurer dans les pages de Lali. J’ai cru comprendre hélas! que c’était leur ultime demande. Dans quelques jours, elles seront au paradis des fleurs…

Quelques fleurs pour un merci

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Et parce que vous avez été des fleurs rayonnantes d’imagination dans mon jardin, Reine, Flairjoy, Denise, Denis, Armando et Béatrix, je ne vois pas d’autre manière que de vous offrir des fleurs pour souligner à quel point ce samedi et le dimanche qui l’a suivi ont été formidables grâce à votre collaboration, votre humour, vos jeux de mots et votre sens de la dérision.

Ça a été des journées exceptionnelles! Absolument et totalement hors du commun! Que ceux et celles qui les ont vécues de l’extérieur en lisant vos commentaires ne restent pas à la porte la prochaine fois. Plus on est de fous, plus on rit, rappelez-vous!

Et rendez-vous le 2 août pour d’autres bonnes nouvelles. Vous serez là?

Si quelqu’un peut me dire le nom de ces fleurs, ce sera bien entendu bienvenu et constituera la bonne nouvelle du jour!