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Sans même s’en rendre compte

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Un oiseau chante. Et plus rien n’est pareil. Il devient cet oiseau qui chantait un matin sur un lac de Saint-Adolphe-d’Howard. Il est celui d’un autre matin, à Talmontiers, dans l’Orne, où elle avait préféré écrire à dormir quand la musique s’était tue. Il est celui de la forêt de Nottingham perché dans un des arbres centenaires. Il est celui du port de San Francisco un jour de juin 1979. Il est celui qui la regardait regarder des deltaplanes s’envoler au-dessus du lac d’Annecy. Il est celui dont elle emprunterait les ailes pour retrouver les lieux aimés. Les gens qu’elle aime.

Un oiseau chante. Et la lectrice d’Antonio Bresciani fredonne avec lui. Sans même s’en rendre compte.

Une réponse

  1. Si tous les oiseaux

    Si tous les oiseaux qui ont chanté au ciel de mai
    Si tous ces oiseaux pouvaient un jour nous raconter
    Tout ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont vu et entendu
    Quand ils se posaient dans les feuillages revenus
    Sur les mousses vertes, les prairies désertes
    Au creux des vallons ensoleillés, au bord des cascades
    Dans leurs embuscades, que d’amours ils ont vu commencer !

    Si tous les oiseaux qui ont chanté au ciel de mai
    Si tous ces oiseaux pouvaient un jour nous raconter
    Tous ces grands bonheurs et tous ces pleurs vite séchés
    Ces robes froissées qu’un autre amour a repassées
    Oh, mais quelle histoire difficile à croire !
    Que de choses ils pourraient raconter !
    Messieurs les poètes ce serait la fête
    Vous n’auriez plus qu’à les écouter

    Mais tous ces oiseaux jamais jamais ne parleront
    Ils repartiront et quitteront le ciel de mai
    Emportant nos secrets

    Les Compagnons de la Chanson

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