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Dentelle de givre

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Cadeau. Il suffisait de tourner la tête vers la fenêtre pour se dire que tout de même l’hiver donne un peu de magie aux jours froids. Il suffisait de tourner la tête pour voir cette dentelle de givre collée à la vitre et le soleil qui dansait avec elle.

Aussi belles qu’un cœur qui bat

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Parce que c’est encore la saison des Fêtes, parce qu’elles sont rouges et que j’ai besoin de rouge pour ne pas voir que tout est blanc dehors, immensément blanc, je dépose ici les fleurs de Géraldine aussi belles qu’un cœur qui bat. Pour vous. Pour nous.

La lettre dépliée

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Elle a déplié une fois de plus la lettre qui est arrivée hier matin pour la relire. Ça doit bien faire vingt fois qu’elle le fait. Mais chaque lecture lui semble différente. Elle ne s’attendrit pas aux mêmes passages même s’il y a chaque fois la même tendresse tissée au fil des mots.

Elle a déplié une fois de plus la lettre. Et une bouffée de bonheur a étreint le cœur de la lectrice d’Hyacinth Manning.

Viens voir le jour avec moi

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Le froid l’a réveillé. Pas de trace d’elle dans la chaleur de leur lit.

Mais il sait où la trouver. Elle ne peut qu’être là, dans la pièce où le soleil se lève, avec un livre. Car elle aime voir le jour naître, car elle aime le voir illuminer les pages d’un livre qu’elle partagera avec lui.

Or, la plupart du temps, elle a le temps de monter avant qu’il ne s’aperçoive de sa disparition. Mais pas ce matin. Il dormait si bien. D’un sommeil si profond et si calme, qu’elle n’a pas voulu le troubler en caressant ses cheveux avant de se glisser hors de leur couche. Ni revenir le sortir de ses rêves en se glissant à ses côtés. Si bien qu’elle est restée là, le livre sur les genoux.

Et comme chaque fois que ça lui arrive, si peu souvent en fait, il est descendu sur la pointe des pieds, lui aussi prenant garde à ne pas troubler le calme de sa lecture. Et comme chaque fois, la lectrice de Peter Cooper a dit : Je t’attendais, mon amour. Viens voir le jour avec moi.

Ce que mots vous inspirent 10

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On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. [Pierre Desproges]

Et la lectrice de Christophe Sawadogo qui aime tant rire se dit exactement la même chose, je crois…

Et vous, qu’en dites-vous?

Ce que mots vous inspirent est cette catégorie hebdomadaire où une phrase se glisse pour que vous laissiez vos impressions si le cœur vous en dit. Mercredi prochain, nous saurons si elle a su vous inspirer quelques lignes puisque les commentaires ne seront pas validés avant cette date. Pour le plaisir et le partage. Rien d’autre.

Bon mercredi à tous!

Au chaud…

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Les rues sont embourbées par la neige d’hier. Il y a d’énormes bancs de neige qui bloquent le chemin, accumulés là par les rafales de vent de la nuit. Le mercure frôle les quinze degrés sous zéro. Et je prends tranquillement mon café. Je sais qu’il me faudra penser à enfiler de quoi affronter l’hiver, pulls, chausssettes de laine, foulard, capuchon, gants. Parce que c’est la fin des vacances et que le bureau m’attend. Alors que je resterais plutôt là, avec un livre, bien au chaud, comme la lectrice de Frederick Carl Frieseke.

Des hortensias pour Jacqueline

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Aujourd’hui, en Val-de-Marne, ont lieu les funérailles de mon amie Jacqueline, disparue le jour de Noël. Voilà plusieurs jours que je veux parler d’elle, sans trouver les mots. Il est toujours difficile de parler au passé de ceux qu’on a aimés.

Or, elle sera toujours vivante dans ma mémoire. Vivante comme ce jour de juillet où j’ai pensé à elle en photographiant des hortensias, me rappelant ceux de sa maison de Plouharnel. Vivante comme ce jour d’il y a plus de 20 ans où elle m’a offert un livre magnifique qui ne me quittera jamais. Vivante comme ce jour de la fête des mères un mois de mai où j’étais là et où j’ai réquisitionné sa cuisine pour lui faire un repas de fête. Vivante comme ces soirs où, avec Henry, c’était festin autour d’énormes plats de crustacés. Oui, elle sera toujours vivante. Parce que Jacqueline a été, sera toujours, ma mère française. Même si depuis quelques années, nous n’avions plus ce lien étroit que nous avons eu.

Tout le reste de ma vie, les hortensias seront toujours là pour me rappeler son courage pendant la guerre, sa générosité envers les autres, son accueil et une centaine de petits détails qui me reviennent parfois et qu’on appelle des souvenirs marquants.

Que ceux qui restent, Olivier et les siens, surtout, sachent qu’en ce jour je pense à elle, je pense à eux. Très fort.

Les légendes de la tour de l’Horloge

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Alors que le lecteur lisait, que les oiseaux se trempaient les plumes et les pattes dans l’eau du lac, je me promenais avec Fabien dans le Vieux-Montréal. Le ciel bleu du matin n’était qu’un pâle souvenir. Mais la tour de l’Horloge qui veillait autrefois sur les marins entrant au port était toujours là. Fidèle. Fière. Cette tour évocatrice de légendes plus fascinantes les unes que les autres. Un voyageur qui l’approche un jour aurait l’assurance de revenir à Montréal un jour, dit-on… On dit aussi que ceux qui s’embrassent sous son regard bienveillant s’aimeront toujours… J’ai envie de croire à tout ça alors que la tour veille sur le retour de Fabien en été et sur des amoureux croisés un jour d’octobre. Je n’y peux rien, j’adore les belles histoires!

Roman photos

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Ils lisaient côte à côte sur une plage d’Algarve. Sans se douter qu’Armando était fasciné par le lecteur qui en était aux dernières pages d’un roman visiblement prenant et à la chute absolument étonnante. Les expressions de son visage auraient de quoi réjouir l’auteur s’il passait par là tant celles-ci sont remarquables.

Et réunies, les images retenues donnent un véritable roman photos!

Camaraderie

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Mouettes, canards et cygnes ont choisi de s’ébrouer sur le lac de Genève en toute camaraderie pour bien terminer l’année 2007. Cette belle harmonie, photographiée par Denise, devrait nous servir d’exemple…