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L’ombre de Lali, un matin ensoleillé

ombre

Je voulais photographier les marelles dessinées à la craie sur le chemin qui mène de la porte au trottoir. Mais c’était sans compter mon ombre qui s’est interposée. J’ai choisi de faire la photo quand même. Petit clin d’œil qui m’a fait sourire et qui fera dire que je reste toujours aussi mystérieuse!

Les lilas blancs du bout de l’allée

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Ils étaient là, à deux pas de chez moi, longeant l’allée piétonnière qui va d’une rue à l’autre en zigzagant entre les immeubles. Beaux, blancs, éclos ou en devenir. Ils étaient là, sous le ciel bleu et le soleil. Ils m’attendaient.

Derrière la fenêtre

vernissage

C’était soir de vernissage dans le nouvel atelier de Kapelier, rue Ontario. Et au milieu des échinacées qu’elle peint si bien, un groupe de musiciens, des toiles plus abstraites, des bernaches… et une liseuse.

Et aussi beaucoup de monde dans ce bel atelier si accueillant où tout n’est que couleurs et joie de vivre. La scène était toujours aussi belle de la ruelle où j’ai pris la photo alors que les uns et les autres s’extasiaient. L’artiste était resplendissante. La liseuse quand elle s’est vue sur la toile, aussi.

Il y a des moments dans la vie qui sont trop forts pour dire sur le coup l’émotion. Ce fut un de ceux-là. Demain, je serai davantage en mesure de vous faire partager la toile de « Lali… seuse », pas encore vernie et photographiée rapidement.

Il faisait beau ce soir dans l’atelier de Kapelier. Il faisait beau dans la ruelle.

Il faisait bon le dernier verre de vin pris dans la cuisine avec Kathleen (alias Kapelier).

La liseuse va rêver à « Lali… seuse ». J’en suis certaine.

Les tulipes de la rue Laurier

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J’ai dû m’arrêter et les photographier : elles étaient trop invitantes ainsi étalées dans des bacs à fleurs faits de pousses de bambou séchées. Grâce à elles, la rue Laurier, tout à côté de la rue Fabre, avait cet après-midi des airs de fête. Un peu hésitantes, encore humides d’une pluie récente, les tulipes se dressaient pourtant fièrement dans leurs bacs. Comme pour saluer les passants.

Les cerisiers en fleurs

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Les cerisiers sont en fleurs. Mais le vent et la pluie d’aujourd’hui risquent de les fouetter un peu et d’éparpiller au sol leurs fleurs.

Ils ont croisé mon chemin juste à temps.

Les tulipes du boulevard de l’Assomption

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Elles étaient là, sur mon chemin, comme une invitation à m’arrêter, à les regarder. Et c’est ce que j’ai fait. Puis j’ai sorti mon appareil. Pour ne pas les oublier, pour vous offrir une partie de mon Montréal qui commence à renaître. Et qui, grâce à ces tulipes, a enfin des airs de printemps.

En marchant ce matin

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Voilà ce que j’ai trouvé en marchant ce matin. Sur un trajet de cinq mètres environ. Faut-il ajouter que je parlais toute seule devant ces bouteilles abandonnées ça et là par manque de civisme ? Faut-il aussi dire que c’est un bien mince exemple et qu’il y a pire ?

Voilà où mène le je m’en-foutisme. Voilà où nous allons. Vers une ville-foutoir. Et je devrais faire semblant que tout est parfait dans le meilleur des mondes ? Non, je regrette. Je vais comtinuer à rapporter aux gens le papier jeté au sol, la bouteille abandonnée sur le trottoir en leur disant : Je crois que vous avez échappé quelque chose… Quatre fois sur quatre, l’interpellé gêné s’empresse de mettre dans ses poches ou son sac l’objet que je lui ai restitué. Et ça fait ça de moins sur les gazons et les trottoirs.

Il n’est pas tout de se plaindre. Ce que je fais est un petit geste qui ne coûte rien. Il est anodin, mais si nous le faisons tous, c’est notre vie à tous que nous changerons.

En attendant la toile

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Petite incursion dans le nouvel atelier de l’artiste Kapelier, rue Ontario, juste à côté de la Maison de la culture du quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Elle a peint une lectrice ce soir. Une lectrice allongée sur ce qui, je crois, s’appelle une méridienne. Le tableau est inachevé pour le moment, mais promis, vous verrez cette toile dès qu’elle sera terminée. Au fait, je crois que la toile s’appelle Lali en lectrice.

De la chambre d’amis

22avril

J’ai pris la photo de la chambre d’amis, ou plutôt de ce qui deviendra la chambre d’amis, car pour le moment, j’ai mis dans cette pièce toutes les choses que je veux liquider. Mais bon, ce n’est pas le but de cette photo que de vous raconter la pièce de laquelle elle a été prise.

Si le devant du bloc qui compte six logements est une jolie allée piétonnière où les enfants jouent, ce qui constitue son arrière-scène doit composer avec les poteaux électriques, ceux-là reliés à d’immenses pylônes allant vers le sud ou le nord. Oui, bien sûr, ça cache un peu le ciel et certains sont à hauteur de mes yeux, puisque j’habite au deuxième. Mais bon, au bout de huit ans, si je ne m’y suis pas faite, je ne m’y ferai jamais.

Tout ça pour dire que de ma chambre, de mon bureau, de la chambre d’amis et d’une des fenêtre du salon, j’ai une vue imparable sur les levers de soleil. Celui du jour n’est pas obstrué par les fils, non. Celui du jour montre ce ciel qui s’enflamme alors que les fils me donnent l’électricité pour communiquer et bien plus. Il montre aussi les zébrures laissées par des avions, autre signe de communication. Et si le soleil pointe son nez, c’est qu’une journée d’aventure s’ouvre à moi. À vous. À nous.

Sur le chemin de la maison

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S’il faut vraiment un commentaire… Nous sommes le 12 avril 2007 et il neige sur Montréal.

Oui, vous avez bien lu.