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Ne pas choisir

cotler

Le café est fait et la lumière entre doucement dans la pièce comme dans la toile de Sheldon Cotler.

J’attends patiemment, non que dis-je impatiemment, 8 heures, heure du Québec, pour valider les 20 commentaires car, en effet, un autre s’est ajouté au cours de la nuit. Vais-je passer les prochaines minutes à écouter de la musique, à lire un des article du magazine d’art acheté la semaine dernière, à partir à la chasse aux toiles ou à rêver ? Comme je me connais et que ces activités ne sont nullement incompatibles, je puis facilement affirmer que je ne choisirai rien du tout et que je prendrai tout de ce que la vie a de bon à m’offir en ce dimanche matin, en plus du café et du lever de soleil déjà passé.

Fébrile

richir

C’est dans quelques heures que je validerai les 19 commentaires qu’a suscité la toile d’Isaac de Jouderville. Or, je me sens fébrile comme la lectrice d’Herman Richir à l’idée de partager tous ces textes si différents les uns des autres, ces impressions qui tiennent en une ligne ou deux, ces nouvelles ou autres textes de fiction.

Je suis heureuse que certains aient joué le jeu. Et en même temps, je suis dans la prochaine toile – que je m’applique à trouver depuis des heures – avec l’espoir qu’elle suscite autant de commentaires, sinon plus.

Un tel nombre de textes pour une idée un peu folle a de quoi réjouir les désabusés de la blogosphère. Il y a encore place pour de la créativité et du partage.

Du moins, l’éternelle optimiste et rassembleuse que je suis ne peut qu’en cette minute être heureuse de ce qui va se jouer dans quelques heures. Un jeu qui m’a fait me rappeler ces soirées d’improvisation poétique que j’animais il y a 20 ans où je glissais des titres des chansons ou des bouts de poèmes dans un chapeau. Quel bonheur après de partager ce que nous avions mis 5 à 10 minutes à écrire. Un jeu qui m’a fait me souvenir aussi des ateliers d’écriture que j’animais il y a presque dix ans et où le bonheur était – encore – le partage.

À dire vrai, je me demande si dans un tel état je vais être en mesure de dormir! Tant pis, il y a des toiles qui m’attendent et je les raconterai, jusqu’à ce que j’appuie sur accepter les 19 commentaires, moment que j’attends avec impatience, il va sans dire.

Impatiente

albert breaute 3

Je me réjouis comme se réjouit la lectrice d’Albert Bréauté devant tous ces billets inspirés par la toile d’Isaac de Jouderville qui seront publiés dans six jours.

Oui, je suis heureuse de cette idée. Et sûrement pas la seule à l’être, puisque treize textes sont déjà là, à attendre leur validation, impatients. Et je les lis, les relis. Tout en me demandant quelle toile servira d’inspiration dimanche prochain. L’impatience n’est plus celle des textes qui attendent leur publication, mais la mienne.

Celle qui préfère le bonheur

pantelyat

Il n’y a pas de honte à préférer le bonheur.[Albert Camus]

Voilà la preuve de cette affirmation. Un plat de cerises, du vin blanc, un déshabillé qui peut paraître extravagant, un livre, tout y est pour que la lectrice de Natasha Pantelyat soit heureuse.

Car, je crois, elle a compris que ce sont les petits bonheurs, les petits plaisirs additionnés qui font LE bonheur, qui font que le jour est bien rempli et que la nuit on peut dormir.

Le sommeil vient quand on a pris le temps de s’adonner au bonheur, à son propre bonheur. Et à ne pas avoir honte de préférer le bonheur. Armando aurait dit pareil.

Vos mots qui tombent du ciel

catherine gran

Vos textes qui déjà m’arrivent, alors que ça ne fait pas une demi-journée que j’ai ouvert la catégorie En vos mots me fait le même effet que ces lettres qui tombent du ciel dans la toile de Catherine Gran.

Je ne suis pas inondée à ce point, mais une chose est certaine : je suis comblée. D’autant plus que je sais que d’autres billets en prose ou poétiques vont faire leur chemin jusqu’aux pages de Lali, qui ne sont pas que les miennes, mais aussi les vôtres, lecteurs amis.

Tout de suite, je vous dis merci. Merci d’être là. Merci d’avoir joué le jeu. Merci… tout simplement.

Un dimanche à rêver

joop frehwein

Il y a bien quelques toiles qui me lorgnent, quelques livres qui attendent que je les retrouve, mais je suis à rêver, comme la lectrice de Joop Frehwein. À rêver et à tenir au chaud tous ces moments de bonheur accumulés depuis quelques jours. La conversation avec Carine hier qui me donnait des envies de Bruxelles, entre autres.

Oui, j’ai de quoi rêver avec tous ces moments en tête. De quoi rêver aujourd’hui et les jours à venir.

Le cadeau de Jean-Marc

knokke

Petit clin d’œil à Brel. Petit clin d’œil à cette journée de juillet 2005 où j’y étais. Tout ça grâce à cette photo de Knokke prise par Jean-Marc hier et qu’il m’offre, comme pour me dire que la mer du Nord m’attend. Et pour vous dire que j’ai hâte de la retrouver.

Vivement Paris, vivement la Champagne, vivement la Belgique. Vivement surtout que je puisse décider des dates et acheter mon billet. Vivement aussi pouvoir dire : j’arrive!

Avec mes mots et des toiles

dobrinsky

Je me suis réveillée dans la nuit. Il était presque deux heures du matin. Comme si j’avais dormi des heures. Comme si c’était l’heure d’entamer une nouvelle journée.

Il y a tôt et tôt pour celle qui se lève tôt. Deux heures, c’est vraiment tôt. Mais je n’avais plus aucune envie de dormir.

Le téléphone a sonné. Un ami qui avait appelé d’Edmonton plus tôt me rappelait. Et j’ai pensé que c’était pour cette raison que je suis sortie du sommeil. Pour être en mesure de décrocher en ayant les idées claires. Pour qu’on prenne le temps de parler. Parce qu’il avait beaucoup à raconter. Et j’ai toujours été de ceux et celles qui écoutent. Qui aiment écouter. Il le sait, lui qui, depuis qu’il m’a retrouvée, a renoué avec ce bonheur d’avoir quelqu’un à qui se confier.

Il a encore redit ce bonheur que je sois là quelque part au bord de sa vie avant d’aller s’allonger dans l’immense lit d’une chambre d’hôtel. Alors que je reste là, telle celle qui écrit dans la nuit, peinte par Isaac Dobrinsky. Avec mes mots et des toiles.

Le cœur est un coffre aux trésors

calthrop 1

La nuit sert peut-être à lire un billet d’Armando, à écouter l’émission que me suggère quelqu’un d’autre, à regarder les toiles que m’a envoyées Caroline, à me réjouir du bonheur de ceux qui semblent si heureux sur les photos qu’ils m’envoient, à rêver de Gand où j’irai avec Jean-Marc et Cath, à sourire à cause de cet appel de Fabien et de Sophie pour me raconter leur mariage samedi.

La nuit sert peut-être juste à penser à tout ce qui s’est passé la veille et qui m’a rendue heureuse. Elle sert peut-être aussi à ranger tous ces moments dans le coffre aux trésors des souvenirs qu’est ma mémoire. Nul besoin d’un vrai coffre comme en possède un la lectrice de Claude Andrew Calthrop. C’est dans le cœur que se conservent les souvenirs.

Ne pas sortir pour écrire

georges lemmen

Parce que je ne suis douée que pour la solitude et l’écriture, il m’arrive régulièrement de refuser des invitations et de fuir les foules. Non pas que je n’aime pas du tout la compagnie. Je ne suis pas sauvage à ce point. Mais l’idée d’enchaîner trois sorties de suite me fait tout de suite fuir. Pourtant, il y a dans mon entourage immédiat deux personnes qui vont de sortie en sortie, qui reçoivent à souper chaque fin de semaine, qui ont la capacité de bruncher au restaurant le midi avec des copains et d’aller souper chez d’autres le même soir. Rien que d’y penser, je suis en train de courir me cacher.

Mais au fond, c’est bien qu’il en soit ainsi, qu’il y ait des différences entre nous. Certains sont heureux dans l’accumulation, moi pas. Mais je me réjouis quand je sais qu’un souper se prépare, comme celui de Pâques chez mes parents. Parce que dans les deux cas, je peux être moi et aussi parce que les deux soupers n’ont pas lieu à la suite l’un de l’autre. J’aime la pause entre les deux. Celle qui me permet de sourire parce que la fête a été belle et celle qui me permet d’écrire, comme le fait la lectrice de Georges Lemmen.