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Un dimanche en Acadie 1

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Parce que demain est jour de fête nationale pour les Acadiens, et que du sang acadien coule dans mes veines, j’ai laissé sur la table à café à l’intention des lecteurs de ce dimanche le Glossaire du vieux parler acadien d’Éphrem Boudreau, publié aux éditions du Fleuve en 1988.

Heure après heure, confortablement installés dans leur sofa, ils parcourront ce florilège et nous livreront leurs trouvailles. Ainsi fêterons-nous la Fête nationale des Acadiens.

Bonne fête aux Acadiens d’Acadie et à tous ceux qui le sont de souche, leurs ancêtres ayant été éparpillés d’un bout à l’autre de l’Amérique lors du Grand Dérangement de 1755.

*toile de Belinda Del Pesco

Les vers d’Alejandra 8

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Mendiante voix

Et j’ose encore aimer
le son de la lumière à l’heure morte,
la couleur du temps sur un mur abandonné.

Dans mon regard j’ai tout perdu.
C’est si loin demander. Si près savoir qu’il n’y a pas.

Alejandra Pizarnik, Œuvre poétique

*choix de la lectrice d’Arvid Frederick Nyholm

l’éternité

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il suffisait de disposer les lettres
autrement
entre le e du début et celui de la fin
il suffisait de presque rien
pour que notre étreinte
porte en elle l’éternité

(août 2011)

*toile de Torres Gomes

Le songe de Constantin

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Ça commence par une toile. Celle de Piero Della Francesca. Une toile qui s’appelle Le songe de Constantin, laquelle inspire l’illustratrice Nathalie Novi. Celle-ci demande alors à Jo Hoestlandt, qui a à son actif plus de 100 livres destinés aux jeunes, de raconter ce qu’elle a imaginé à partir du personnage du page qui veille le roi endormi, lequel va quitter son poste de guet et entraîner Constantin, le rêveur, dans son sillage.

Cela donne lieu à un très bel album tout en douceur où les couleurs chaleureuses enveloppent les personnages tout en tissant une histoire où beauté, rêve et amour sont les éléments clés. Oui, un très bel album qui plaira beaucoup aux enfants qui aiment les papillons. Mais chut, je n’en dis pas plus.

Et si on allait voir le cirque?

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Un cirque sans trapéziste et sans éléphant, mais qui devrait ravir les amateurs de paysages et de flore, soit le Cirque du Fer à Cheval, que Denise nous invite à découvrir grâce à ces quelques photos.

Le jardin de Chantal

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Campanules, thuya occidentalis, œillet d’Inde, laurier du Caucase et géraniums, ce ne sont là que quelques exemples des merveilles qu’on trouve dans le jardin de Chantal.

À fredonner en marchant seul

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Une fois de plus, c’est chez Armando que j’ai fait une agréable trouvaille. Celle qui affirme qu’elle rêve en anglais, s’attendrit en français et chante dans le deux langues qu’il vient tout juste de découvrir malgré le fait qu’elle ait fait les premières parties de Yannick Noah et de la Grande Sophie, pour ne nommer que ces deux-là, s’appelle Elsa Kopf.

Elle qui aime Blossom Dearie a le même accent qu’elle quand elle chante en français ses propres chansons, car Elsa Kopf a tous les talents. C’est elle qui écrit paroles et musiques des chansons aux accents folk qu’elle interprète sur Acoustic Joys, son premier album, paru il y a quelques mois. Des chansons qui charmeront toute oreille aimant se laisser bercer. Notamment Walk Alone, dont je ne me lasse pas et qui vous donnera envie de marcher seul. Juste pour la fredonner.

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détails ici

Les vers d’Alejandra 7

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Qui éclaire

Lorsque tu me regardes
mes yeux sont des clefs,
le mur a des secrets,
ma peur, des mots, des poèmes.
Seul toi tu fais de ma mémoire
une voyageuse fascinée,
une incessante flamme.

Alejandra Pizarnik, Œuvre poétique

*choix de la lectrice de Belinda Del Pesco

La cliente

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La cliente, c’est celle avec qui le narrateur fera connaissance, après avoir appris son existence au cours de recherches qui ne la concernent pas. Une fleuriste qui était déjà fleuriste il y a longtemps, plus précisément pendant l’Occupation. Une fleuriste qui a dénoncé ses voisins juifs, des fourreurs, qui ne sont jamais revenus des camps, mais dont les descendants ont repris la boutique, laquelle est juste en face du magasin de fleurs.

La cliente, c’est celle qui de nos jours est cliente chez ceux qu’elle a trahis. Et comme le narrateur est lié à eux — ce sont des cousins de sa femme —, il n’aura de cesse de comprendre la ou les raisons qui ont poussé quelqu’un à commettre un tel geste. Au prix d’une enquête rigoureuse qui le mènera chez celui à qui elle a fait sa déclaration, qui lui racontera les dessous de cette révélation déterminante pour le sort de ses voisins, et après avoir harcelé sans relâche celle qu’il a voulu faire avouer, le narrateur se trouve confronté à une vérité bien loin de celle qu’il attendait.

Voilà un peu la trame du roman de Pierre Assouline. Un roman habilement construit, de la découverte inopinée du départ à une conclusion inattendue. Mais dont on ne saisit pas tout, à commencer par les raisons personnelles du narrateur de s’acharner sur quelqu’un dont il ne sait rien, ni du présent, ni du passé, dans sa détermination à comprendre un geste qui n’a rien à voir avec lui directement. Mais probablement cela est-il pensé. Comme si le romancier avait voulu nous présenter un narrateur dont on ne saurait rien, question de contrebalancer toute la place que celui-ci choisit de donner à celle qu’il poursuit. Un narrateur sans intérêt qui devient important, à ses propres yeux d’abord et ensuite aux yeux des autres, en devenant un justicier.

Encore des images de Burano

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Vous avez tellement aimé les couleurs de Burano que Lou a décidé de vous en offrir d’autres!