Romancier, critique, professeur puis directeur de l’université de Lisbonne, et fondateur de la revue littéraire La Revista de Portugal, le poète portugais Vitorino Némésio (1901-1978), qui a enseigné à Montpellier, a publié son premier recueil, La voyelle promise, en français.
C’est d’ailleurs à ce recueil, réédité à L’Escampette en 2000, réunissant le titre original et d’autres poèmes, que la lectrice peinte par l’artiste australien Ian Armstrong s’est intéressée. Elle en a d’ailleurs extrait ce texte :
L’allumette
L’allumette tira sa courte langue d’or
Dans l’obscur tout rongé des dents de mon silence;
Un seul vers impossible est le maigre décor
De cette ombre où la nuit épuise sa substance.
Du souffre la senteur comble le vide au vers
Qui coule comme une goutte au front de mes soucis;
Quand je ne serai qu’un peu d’horizon, un riche ver
En ma chair filera l’étoffe à cette nuit.













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