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Lire tue?

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Peut-être. Je ne sais pas. Et pourtant. J’ai lu la préface d’Éric Fottorino. J’ai parcouru les dessins de Nicolas Vial. Mais je ne sais toujours pas si lire tue. Les mauvaises coupures de mots auraient pu m’achever (trois en neuf pages, dont le mot livres scindé en liv-res). Mais non. La mise en page des dessins inconsistante, sans souci esthétique, avec les titres et les dates de publication des planches à la fin plutôt que sous les dessins eux-mêmes, ne m’a pas tuée non plus, mais ça aurait pu. Bref, voilà là l’exemple d’un livre bâclé. Où avec de bonnes intentions, on en reste aux intentions. D’une part, un texte d’introduction qui ne sert pas à présenter les dessins et qui aurait même pu être publié sans eux, tant il est avant tout un joli billet d’humeur. D’autre part, des dessins jetés en vrac, comme pour se débarrasser d’un projet qui n’intéresse plus l’éditeur ou celui chargé d’exécuter le travail d’édition. Et exécuter est bien le mot à utiliser ici. Il y a bel et bien un mort. Pas un lecteur. Un livre.

Les roses de la rue Louis-Hémon

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Sous la pluie. Ce qui n’a rien altéré de leur beauté!

Les lys du jardin botanique

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Quelques spécimens… Les autres attendaient leur heure.

Ce que mots vous inspirent 447

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Les regards sont des êtres étrangement fugitifs. Ils n’existent que lorsque quelqu’un les lit. (Pascal Mercier)

*illustration du bédéiste Matteo Bassini

Les roses du jardin botanique 8

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Moi, je ne m’en lasse pas…

Les mots d’Anissa 3

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Qui suis-je
dans la complainte de tes tourments?
Je suis la caresse immuable à parcourir
ton visage
ta mémoire
et mes cicatrices
pour que germent dans nos silences
nos rêves enfiévrés.

Anissa Mohammedi, Au nom de ma parole

*choix de la lectrice du peintre vénézuélien Jacobo Borges

Timidité et chocolat, un mélange savoureux

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Quand vous sortirez de la salle après avoir vu Les émotifs anonymes, un film de Jean-Pierre Améris inspiré de sa propre vie (bande annonce ici), vous n’aurez qu’une idée en tête : vous précipiter dans la chocolaterie la plus proche. Le fait que le film met en scène une chocolatière (Isabelle Carré) et le propriétaire d’une chocolaterie (Benoît Poelvoorde) y est pour quelque chose. Bien entendu. Et particulièrement une scène où tous deux, sortis de leur timidité maladive le temps d’une dégustation, s’extasient avec tant de passion qu’on a les papilles en pleine émoi.

Hormis l’effet chocolat, le film est un savoureux moment de détente. Une délicieuse comédie. Un film auquel il faut attribuer des adjectifs qui ont du goût. Une comédie qui met en scène deux timides à outrance qui tombent amoureux l’un de l’autre et qui devront vaincre leur « malaise » pour déclarer leur flamme et dont la fin vous ravira. Je n’en dis pas plus. Juste un conseil : soyez prévoyants. Ayez du chocolat sur vous. On ne sait jamais. Ça pourrait être utile.

C comme chèvrefeuille

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Et du chèvrefeuille sauvage, de plus!

Les hémérocalles jaunes

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Pas n’importe lesquels… Ceux du Jardin botanique de Montréal.