Être poète
C’est garder ses dix ans
Tout en faisant sienne
La langue des autres
Et tout le noir
Qu’ils transportent
Sans le savoir.
Eugène Guillevic, Présent
*choix de la lectrice du peintre alsacien Marie-Augustin Zwiller
Être poète
C’est garder ses dix ans
Tout en faisant sienne
La langue des autres
Et tout le noir
Qu’ils transportent
Sans le savoir.
Eugène Guillevic, Présent
*choix de la lectrice du peintre alsacien Marie-Augustin Zwiller
Elles vivent tout là-haut, dans l’immeuble où il vit, mais Jean-Louis Joubert ne les connaît pas encore. Or, dès le jour où sa femme embauchera l’une des Espagnoles du sixième tout juste débarquée de son pays natal et nièce de l’une d’elles, c’est toute sa vie qui se verra transformée.
Lui, un être sans méchanceté mais un peu terne, dont le quotidien tournait autour des chiffres, de la Bourse et des obligations sociales, va soudain s’intéresser à autres que ceux faisant partie de son univers de base. D’abord à Maria, sa bonne, puis à toutes celles qui l’entourent, poussant même sa curiosité pour l’Espagne plus loin en apprenant la langue de Cervantès et en s’intéressant à son histoire, notamment à la dictature franquiste qui a fait fuir celles qui vivent tout là-haut. D’abord un peu sceptiques, les patrons et les employés ne se mélangeant pas, elles finissent par apprécier cet homme bon qui ne les considère pas de sa hauteur et qui semble vraiment apprécier leur compagnie.
En fait, notre homme apprend grâce à ces femmes le bonheur de la simplicité, la fraternité, l’entraide, la chaleur humaine et le rire. De l’homme fade qu’il était, elles en ont fait un homme qui a choisi de vivre, ce qui nous donne un film tout simplement savoureux dont on sort avec envie de danser.
Les femmes du sixième étage. À voir absolument.
Pas pour moi, mais pour quelqu’un à Lisbonne, ce qui a bien sûr retenu l’attention d’Armando.
Hier, que Montréal vivait entre camions stationnés en double file, cris dans les escaliers, fauteuils éventrés et vieux matelas abandonnés sur les trottoirs. Hier, que Montréal soulignait la fête nationale du déménagement en laissant derrière elle des amours perdues, qui m’ont rappelé ce texte.
La mer était là, à mes pieds. À l’heure du premier café, une lettre a été glissée sous ma porte.
À l’heure du deuxième, il y avait deux tasses sur la table. À côté d’elles, les livres que nous allions lire à deux voix, bercés par le roulis des vagues.
*sur des toiles d’Anthony Ulinski
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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