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Les vers d’Eugène 8

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Tous les mots
Que j’ai pu dire

T’en disent moins
Que le silence.

Eugène Guillevic, Présent

*choix de la lectrice d’Otto Van Rees

deux petits mots

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il a suffi de deux petits mots
murmurés à toute vitesse
pour qu’à jamais le gris
même si couleurs un jour inventées
pour le tromper le couvrir
croire peut-être que

deux petits mots
pour rendre mes bras inutiles

(juillet 2011)

*toile de Betty Lane

Paris 1935-1945

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Il y a quelque temps, dans le cadre du Festival international du film sur l’art, j’ai eu l’occasion d’assister à la représentation du film consacré au photographe Roger Schall, dont je vous ai d’ailleurs fait part ici.

Or, j’ai eu envie de prolonger ma rencontre avec celui qui a laissé des centaines de milliers de photos derrière lui, photos de mode, photos publicitaires ou photos destinées à illustrer des reportages. C’est ainsi que j’ai emprunté à la bibliothèque Paris au quotidien 1939-1945, qui regroupe des photos qui racontent à elles seules le titre annoncé et illustrent avec justesse ce qu’on dit d’une photographie, à savoir qu’elle vaut mille mots ou qu’elle mérite un silence respectueux.

Qui a envie de connaître ce Paris, celui de l’occupant et de jours difficiles, celui des Parisiennes restées élégantes, des salles de spectacles ou des courses, celui des petits métiers et des cyclistes, trouvera avec cet album un magnifique morceau d’une histoire qui perd chaque année quantité de ses témoins, d’où l’importance de publier de tels livres.

Je rêvais d’être ailleurs

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Je les regardais.

Ils avaient l’air heureux d’être ensemble, assis sur une terrasse du Vieux-Montréal. Ils se parlaient. Ils riaient. Ils commandaient à boire. Un petit vent se levait. Ils avaient tant de choses à se dire alors qu’ils prennent leurs pauses ensemble, qu’ils mangent à la même table le midi, qu’ils se fréquentent les uns les autres les soirs et les weekends.

Je les regardais.

Je n’avais rien à raconter, et l’odeur de bière qui venait des verres, du vent, de leurs haleines, avait envahi la terrasse et me donnait la nausée. À elle seule, elle me rappelait une vie que je veux oublier où cette odeur émanait de la cuisine, de la salle à manger, de la chambre à coucher et de sa peau à lui, et qu’ils ne connaissent pas. Nul ne se vante de ses ratages.

Je les regardais.

Je rêvais d’être ailleurs. Ce qui était pour eux une fête était pour moi une punition. Je sirotais mon verre de San Pellegrino. La nuit tombait peu à peu sur le quai McGill. J’allais pouvoir rentrer. Le cinq à sept prenait fin pour quelques-uns d’entre nous. Ailleurs, ma vraie vie m’attendait.

*toile de John Taye

Que faisiez-vous en 1954?

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Certains roulaient dans leur Chevrolet toute neuve… 57 ans plus tard, d’autres l’astiquent…

Quelques tournesols sur la route

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Si flamboyants que Lou s’est arrêtée pour les prendre en photo!

Ce que mots vous inspirent 441

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Vanité que vouloir changer le monde. Le monde change à son heure, malgré ceux qui veulent le changer. (Robert Marteau)

*toile de George Hayter

Les roses du jardin botanique 1

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À partir d’aujourd’hui, il y aura tous les matins à 6 h, heure de Montréal, des roses au pays de Lali, celles du magnifique Jardin botanique de Montréal dont je vous ferai découvrir d’autres merveilles au fil des semaines et des billets.

Il ne manque que le parfum!