Peut-être. Je ne sais pas. Et pourtant. J’ai lu la préface d’Éric Fottorino. J’ai parcouru les dessins de Nicolas Vial. Mais je ne sais toujours pas si lire tue. Les mauvaises coupures de mots auraient pu m’achever (trois en neuf pages, dont le mot livres scindé en liv-res). Mais non. La mise en page des dessins inconsistante, sans souci esthétique, avec les titres et les dates de publication des planches à la fin plutôt que sous les dessins eux-mêmes, ne m’a pas tuée non plus, mais ça aurait pu. Bref, voilà là l’exemple d’un livre bâclé. Où avec de bonnes intentions, on en reste aux intentions. D’une part, un texte d’introduction qui ne sert pas à présenter les dessins et qui aurait même pu être publié sans eux, tant il est avant tout un joli billet d’humeur. D’autre part, des dessins jetés en vrac, comme pour se débarrasser d’un projet qui n’intéresse plus l’éditeur ou celui chargé d’exécuter le travail d’édition. Et exécuter est bien le mot à utiliser ici. Il y a bel et bien un mort. Pas un lecteur. Un livre.

2 réponses
Lire tue!…
Au départ j’ai pensé que c’était une allusion aux gens qui se taisent en lisant mais après vérifications de la conjugaison du verbe taire je me suis dis que, sans le savoir, je courais des risques, alors j’ai pris une douloureuse décision. J’ai jeté tous mes bouquins, comme cela pas de risques de rechute ni de tentations inutiles.
On ne joue pas avec l’indicatif présent.
Faut que je prévienne Dominique…
Lali,j ‘aime bien la chute de cette critique « de qualité » comme toujours.