Il est difficile de se faire une place dans la lumière — sitôt qu’on y arrive, la lumière s’éteint. (Jeroen Browers)
*toile de Laida Blaya
Il est difficile de se faire une place dans la lumière — sitôt qu’on y arrive, la lumière s’éteint. (Jeroen Browers)
*toile de Laida Blaya
Ailleurs
plus loin que j’imagine
la mémoire me substitue
le geste m’accompagne
le pas me presse
la sensation me ronge
Qu’y a -t-il à dire?
Pour qui faut-il écrire?
Quelle vérité? Pour quelle histoire?
Quel rêve? Pour quelle nuit?
Quel temps? Pour quelle saison?
Quels hommes? Pour quel univers?
Ailleurs ou là
Les peurs, les joies
La révolte, les lois
Les amants, les absents
Le qui, le quand, le quoi
Le où, le pourquoi…
Anissa Mohammedi, Au nom de ma parole
*choix de la lectrice de Ryan S. Brown
Ami de Prévert, Michaux, Matisse, Picasso (avec qui il écrit Conversations avec Picasso), Lawrence Durrell et Henry Miller, Brassaï sculpte, fabrique des décors pour des ballets, entre autres, quand il ne prend pas de photos qu’il développe lui-même dans sa chambre d’hôtel parisienne. Considéré à juste titre parmi les plus grands photographes du XXe siècle par les critiques d’art et par ses pairs, Brassaï (décédé en 1984) a laissé derrière lui des photos qui ont séduit en leur temps et qui aujourd’hui témoignent d’une époque, celle des années 1930, avec un regard tendre sur les vauriens et les mal partis.
Des photos dans lequel Modiano se reconnaît, retrouve les héros de sa jeunesse, croise son père. Des photos dont il dit : « Certaines de ces photos me ramènent à la lisière de notre mémoire et réveillent les images et les odeurs de l’enfance. Elles nous entraînent aussi vers les quartiers de la périphérie. »
Des photos que nous connaissons ou pas. Des photos réunies le temps d’une exposition à la Fnac en 1988 intitulée Paris tendresse, laquelle a donné son titre au livre. Des histoires signées Modiano, fil conducteur où gravitent des personnages d’occasion, donnant aux visages une vérité plus vraie que vraie.
Une photo. Celle de la couverture. Une photo que je connais depuis trente ans. Une photo qui m’a fait aimer Brassaï avant de l’aimer davantage.
La nuit s’apaise
L’enfant en moi sourit
Les étoiles bercent le songe
et le confient au monde
L’enfant en moi souffle la bougie
Demain une autre nuit
une autre bougie.
Anissa Mohammedi, Au nom de ma parole
*choix de la lectrice de Luigi Bracchi
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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