Pour une pause de toute beauté!
Comme il fait un temps maussade sur Bruxelles, je me permets d’offrir un peu de bleu, quelques nuages et une rose à tous mes amis belges et à Armando. Peut-être que ça ramènera sur la capitale belge et sur le reste du pays un peu de bleu en ce jour de fête nationale?
Ou alors accrochées? Attachées? Comme certaines personnes qui passent, certaines en laissant des traces régulièrement ou rarement? Je sais qu’elles sont là, que vous êtes là, et c’est à vous tous que j’offre ces fleurs suspendues à une branche. Pour vous dire merci d’être là, loquaces ou muets, mais là, jour après jour.
Il vous faudra aller à Pézenas, dans l’Hérault, pour trouver cette boutique dénichée par Chantal et du coup, le bibi de vos rêves!
Elle aimait, avant de partir, aller s’asseoir au jardin. Là où elle écoutait les fleurs respirer. Là où un oiseau chantait l’amour à sa dulcinée qui volait au-dessus d’eux. Là où son chat courait après les écureuils, oubliant que les chats ne sont pas faits pour grimper aux arbres. Au moment où l’herbe a encore une odeur, qui s’éventera au cours de la journée. Au moment où tout est si calme que les mots qu’elle lisait ne pouvaient qu’apaiser les tourments.
*sur une toile d’Alexi Zaitsev
La lectrice peinte par un artiste inconnu de l’American School au XIXe siècle a lu quelques poèmes de Michel Beaulieu. Puis, elle est restée là, songeuse, les doigts entre deux pages du recueil intitulé Anecdotes. Précisément ici.
vaste le silence vaste le repli
sur la toison des choses et de l’oubli
tu te souviens à peine de ce premier jour
tenat à la main cette statuette glacée
que non soit dit sur le havre quotidien
avec un désir d’épouvante dans les os
les trottoirs poudroient encore de sable
gelé tu te serres dans les charniers
de l’ultime raison gavée de mots
j’avais pourtant tout verrouillé
fermé les fenêtres et les stores
mais rien ne pouvait arrêter
l’eau qui dort
prête à devenir océan
à déverser ses vagues longtemps contenues
sous les caresses de l’amant
entré les mains nues
avec pour seul bagage
un unique je t’aime
et pour tout voyage
les rimes d’un poème
(juillet 2009)
*toile d’Anna Selva
Il faisait encore jour quand elle s’est allongée sur son lit après avoir retiré son chapeau et ses chaussures. Toute la journée, elle avait attendu ce moment où elle retrouverait cette pièce qui avait connu tant de mots, tant d’histoires, tant de personnages. Mais très vite, la lectrice peinte par Gabriella Piccatto a sombré dans le monde des rêves. Et peu à peu la lumière a été moins intense, tandis qu’elle tenait toujours ouvert le livre.
Au hasard d’une de mes promenades du midi dans la Cité-jardin, où les rues portent des noms d’arbres, ce rose d’une magnificence à couper le souffle!
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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