La lectrice peinte par Luc Barbut-Davray est venue s’asseoir quelque temps en compagnie du poète Michel Beaulieu, poète parti bien trop tôt et duquel j’avais choisi pour elle Anecdotes, publié en 1977. Dont elle a retenu ceci :
petit peu
goutte à goutte
les matins déliés
les matins délivrés
des carcans de terreur
les visages dévidés
les matins déliés
un œil se souvient
l’autre
à peine entrouvert
qui va là?
je vais là
j’y suis
j’y reste
qui va là
dans ses brumes déployées?














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