La lectrice peinte par un artiste inconnu de l’American School au XIXe siècle a lu quelques poèmes de Michel Beaulieu. Puis, elle est restée là, songeuse, les doigts entre deux pages du recueil intitulé Anecdotes. Précisément ici.
vaste le silence vaste le repli
sur la toison des choses et de l’oubli
tu te souviens à peine de ce premier jour
tenat à la main cette statuette glacée
que non soit dit sur le havre quotidien
avec un désir d’épouvante dans les os
les trottoirs poudroient encore de sable
gelé tu te serres dans les charniers
de l’ultime raison gavée de mots





















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