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Le poème en face 1

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C’est une lectrice de l’école italienne peinte au XVIe siècle qui, la première, a eu les honneurs d’une plaquette de Michel Lucarelli intitulée Le poème en face et publiée aux Cahiers Froissart en 1992. Un auteur sur lequel on ne semble rien trouver dans la toile qu’un lien qui ne dit pas grand-chose sur le poète. J’ajouterai donc qu’il est né à Aix-en-Provence en 1945 et qu’au moment de la publication de ce recueil il enseignait à Montélimar, données qui sont données dans le livre. Et je vous laisse en compagnie de ce que la lectrice a choisi :

LIMITE

Le poème cherche un achèvement
sans toucher
le fini
l’effleure parfois
comme la tige bien faite
d’une rose
ou le vol ennuagé
d’une alouette qui persiste

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Peut-être qu’elle n’ira plus nulle part ailleurs qu’entre les pages d’un livre. Là où on entre sans passeport et où jamais ne se profilent des frontières. Là où le ciel est comme on veut qu’il soit. Là où tout est brasier et jamais braises. Là où elle se prolonge. Là où les interdits ne le sont plus. Là où elle est née. Là où elle mourra. Là.

*sur une toile de Midori Furze

Sur les pas d’Elena, en sept mouvements

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Je suis entrée dans Le livre d’Elena comme on monte dans un train, avec cette certitude que j’allais croiser des personnages hors du commun, et ce dès les premières pages. Et pas une minute je n’ai eu envie de descendre du train, même si je ne savais pas la destination. Et j’ai ainsi suivi les pas d’Elena, actrice et chanteuse juive native de Leipzig dans le Paris de l’avant-guerre, dans le Paris des exilés, de ceux qui avaient choisi un ailleurs qu’ils devraient plus tard fuir.

Et j’ai ainsi suivi les traces d’Elena en compagnie du narrateur qui dénouait les fils d’une histoire qui n’était pas tout à fait étrangère à la sienne, puisque son père avait un jour fait partie de la vie de la chanteuse. Je l’ai suivie dans Lisbonne, dans cette pension où elle attendait un visa pour les États-Unis avec pratiquement pour seul revenu celui du Joint.

Je l’ai suivie dans Lisbonne où d’autres réfugiés qui avaient trop attendu avant de partir parlaient de ceux qui avaient fui grâce à Aristides Sousa Mendes ou en partant de Marseille, grâce à Varian Fry.

Et j’ai suivi les autres, tous les autres. Le libraire portugais qui servait de messager à un réseau de résistants. Le couple qui cachait trois juifs dans sa cave. Ceux qui gravitaient autour d’Elena, mais dont elle ne connaissait pas l’existence pour l’un ni les actions pour les deux autres.

Comme le narrateur, je voulais retisser la toile d’Elena. Rencontrer les acteurs encore vivants pour perpétuer sa mémoire. Et dans le train où des personnages montaient, descendaient, disparaissaient, le temps de livrer quelques bribes, j’écoutais toutes ces histoires. La destination avait un visage : celui d’Elena.

Le roman du compositeur et cinéaste Alain Jomy se lit comme on écouterait une musique, qui commence par un prélude et se termine par une élégie, puisque l’auteur a donné à chacun des sept chapitres du roman – qu’il nomme mouvements – le nom d’une pièce musicale. Quant au film, chacun l’a en tête tant les images qu’il nous donne de Paris, de Lisbonne ou d’ailleurs sont évocatrices.

Un livre passionnant, vous l’aurez compris.

Promenade à Pézenas

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Et si on se promenait un peu dans les rues de Pézenas en compagnie de Chantal?

Épanouies

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Épanouies… Je n’ai eu que ce mot en tête dès que je les ai vues!

La suggestion du 23 juillet 2009

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Une petite visite à une iriseraie tenterait-elle les lecteurs peints par Kate Huntington? Il leur suffit de se précipiter

Bercées par le vent

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Et moi qui me berce, attendrie, au même rythme… On appelle ça un moment de bonheur.

Une entrée bien fleurie

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Quel bonheur ce doit être de rentrer chez soi et de trouver une entrée aussi fleurie, ou même de la saluer avant de partir le matin!

Les merveilles d’Armando 8

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Y a-t-il meilleure façon de commencer la journée qu’en admirant les merveilles d’Armando?