Combien sont passés sans les voir? Combien n’ont pas pris la peine de s’arrêter, ne serait-ce quelques secondes? Ils ne sauront jamais ce qu’ils ont raté…
Combien sont passés sans les voir? Combien n’ont pas pris la peine de s’arrêter, ne serait-ce quelques secondes? Ils ne sauront jamais ce qu’ils ont raté…
Il y aurait trop de fleurs au pays de Lali? Quelqu’un a vraiment dit ça? Vous lui direz de repasser le mois prochain. Il y en aura sûrement moins.
Je vous ai dit que les fleurs me sourient? Ah oui, c’est vrai, je vous l’ai dit. Mais je voulais être certaine que vous m’aviez entendue.
Les photos de Saint-Guilhem-le-Désert dont j’ai déjà parlé ici, envoyées par Chantal, ne vous donnent-elles pas envie de partir? Moi, si. Mais c’est Chantal qui part. Pour la Bretagne. Puisse-t-elle y avoir un agréable séjour. Et nous revenir avec quelques clichés…
Mais Géraldine aussi a un don avec les fleurs. Mais qu’est-ce qu’elle leur raconte pour qu’elles se fassent aussi belles et si empreintes de tendresse?
Je ne sais pas comment il fait, mais il sait y faire avec la lumière du matin. Je parle d’Armando. Celui qui séduit toutes les fleurs sur son passage. Mais chut, c’est un secret. Il y a peut-être des papillons jaloux.
Elle n’a pas le choix. La petite lectrice de Charles Burton Barber va devoir se lever, même si elle a lu un plus tard que l’heure permise, le livre sur le lit constituant la preuve de ceci. Non, elle n’a pas le choix, il y en a un qui l’attend pour jouer. Et puis, il la réveille si gentiment. Comment pourrait-elle résister?
Il paraîtrait qu’Armando a un jour pensé à faire un billet sur les artistes ayant collaboré à la réalisation des billets de banque portugais. C’est du moins ce qu’affirme la lectrice du peintre australien Nicholas Harding à qui il en aurait parlé.Elle n’est juste pas certaine que lui s’en rappelle.
Je ne crois pas que j’aurai à tenter de convaincre aucune des lectrices du soir, pas plus celle de Mary Brester Hazelton que n’importe laquelle de celles qui passeront soir après soir, qu’Émile Nelligan, considéré comme le plus grand poète québécois par beaucoup, est en effet un grand, un très grand poète. Tout de suite, elle a trouvé des vers qui lui parlaient.
MON ÂME
Mon âme a la candeur d’une chose étiolée,
D’une neige de février…
Ah! retournons au seuil de l’Enfance en allée,
Viens-t-en prier…
Ma chère, joins tes doigts et pleure et rêve et prie,
Comme tu faisais autrefois
Lorsqu’en ma chambre, aux soirs, vers la Vierge fleurie
Montait ta voix.
Ah! la fatalité d’être une âme candide
En ce monde menteur, flétri, blasé, pervers,
D’avoir une âme ainsi qu’une neige aux hivers
Que jamais ne souilla la volupté sordide!
D’avoir l’âme pareille à de la mousseline
Que manie une sœur novice de couvent,
Ou comme un luth empli des musiques du vent
Qui chante et qui frémit le soir sur la colline!
D’avoir une âme douce et mystiquement tendre,
Et cependant, toujours, de tous les maux souffrir,
Dans le regret de vivre et l’effroi de mourir,
Et d’espérer, de croire… et de toujours attendre!
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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