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La marche à l’amour (extrait)

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La lectrice de Wyndham Lewis a été complètement emportée par les mots de Gaston Miron. Ceux de La marche à l’amour qu’elle avait un jour entendus lus par Pierre Lebeau à la radio et qu’elle a pu réentendre ici. Ces mots qui disent entre autres ceci :

Tu as les yeux pers des champs de rosées
tu as des yeux d’aventure et d’années-lumière
la douceur du fond des brises au mois de mai
dans les accompagnements de ma vie en friche
avec cette chaleur d’oiseau à ton corps craintif
moi qui suis charpente et beaucoup de fardoches
moi je fonce à vive allure et entêté d’avenir
la tête en bas comme un bison dans son destin
la blancheur des nénuphars s’élève jusqu’à ton cou
pour la conjuration de mes manitous maléfiques
moi qui ai des yeux où ciel et mer s’influencent
pour la réverbération de ta mort lointaine
avec cette tache errante de chevreuil que tu as
tu viendras tout ensoleillée d’existence
la bouche envahie par la fraîcheur des herbes…

À quel âge devient-on trop grand?

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Je ne sais pas les règles et je fais toujours tout à l’envers. Mais je n’ai pu résister au bonheur d’embrasser Max quand je l’ai rencontré par hasard devant l’épicerie. Spontanément. Mais j’ai bien vu que ça ne faisait pas son affaire. Était-il devenu trop grand pour les gestes d’affection, du haut de ses quinze ans qui me dépassaient d’une tête? Ou alors, il voulait bien, mais pas en public, me suis-je dit après quand j’ai repensé à son regard inquiet. Comme s’il voulait s’assurer que personne n’avait vu le geste.

À quel âge devient-on trop grand pour les embrassades? J’ai tant à apprendre.

Et pourtant, dans ma tête, il y a toujours cette image de gamin qui abandonnait ses copains pour courir vers moi et m’embrasser. Qui parfois sonnait à la porte pour un câlin et repartait, tout content de lui. Qui lisait mes bandes dessinées, assis sur le sofa du sofa, tandis que sa mère et moi faisions des tartes.

Et je me suis sentie un peu perdue. Je croyais qu’il n’y avait pas d’âge pour montrer son plaisir de se voir.

*sur une toile d’Andrej Lyssenko

Bonnes vacances, Denise!

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Peu importe l’heure du départ demain, si tu n’oublies pas ton appareil photo. Il y aura sûrement des oiseaux à photographier en Bretagne. Et des fleurs, des fenêtres, la mer…

Peu importe si tu as un bon livre avec toi et si ton amoureux t’accompagne. Tu nous raconteras sûrement. Ici ou ailleurs. Je te fais confiance. Tu ne nous oublieras pas.

Nous, nous penserons à toi. Nous savons qu’il y a en toi un peu de la lectrice de l’illustratrice Emma Bray.

Toujours de quoi me ravir

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Je vous l’ai déjà dit, peu importe le parcours, celui que je prends le plus souvent ou un autre, il y a toujours de quoi me ravir. Ne me dites pas que la vie n’est pas belle.

Une telle scène, ça ne se rate pas!

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Vous auriez craqué aussi, je le sens. Et vous auriez sorti votre appareil vite fait. Une telle scène, ça ne se rate pas!

Rayonnantes

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Je crois qu’il n’y a pas d’autres qualificatifs pour les décrire. C’est en tout cas le premier qui m’est venu à l’esprit et qui est resté…

La journée ne sera pas blanche

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La journée ne sera pas blanche, semble-t-il… C’est ce que m’a dit la petite fleur orange que j’ai croisée. Elle avait une tête de conspiratrice, je ne dis que ça.

Pas que du blanc!

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C’est ce qu’a affirmé Armando en glissant un morceau de ciel bleu derrière les fleurs blanches. C’est vrai que le bleu est sa couleur de prédilection…

Ce sera donc une journée blanche?

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Même Géraldine qui photographie admirablement les couleurs de toutes sortes a trouvé du blanc pour le pays de Lali. Ce sera donc une journée blanche?

Toujours une page qui la retient

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Toujours une dernière page qui la retient alors qu’elle est prête à partir, qu’elle a son chapeau sur la tête et son sac à côté de la porte. Et même si elle se raisonne, même si elle se dit qu’elle reprendra son livre quand elle rentrera, la lectrice de Leonard Everett Fisher n’a aucun contrôle sur elle-même quand il s’agit des livres. Je la soupçonne de n’être pas la seule à souffrir de la même maladie