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Petite mappemonde (de Jean-Guy Pilon)

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Pourquoi ceux-là et pas d’autres? C’est toujours la même question qu’on se pose quand on ouvre un recueil, encore plus quand il réunit des auteurs de toutes les époques, aux voix tellement différentes les unes des autres, comme ceux réunis dans La poésie québécoise. Pourquoi ce poème de Jean-Guy Pilon? La lectrice de Mary Jane Ansell ne saurait dire pourquoi. Juste qu’elle a été touchée.

Petite mappemonde

Les frontières accumulées
Se dissolvent à l’escale
Dans la nuit nouvelle
Qui recompose le monde

Mon pays porte le nom douloureux de mon amour
Ma ville est celle qui se donne
Aux parfums inégaux
Aux filles de même famille

Feux rouges feux verts
Ici partout ailleurs
Et des visages de fausse promesse
Parfois un corps d’allégresse
Détendu
Comme un noyé qui remonte les étages de la mer
Une pierre une borne un amer
Une pagée de plus le long de la route

Était-ce à Montréal à Paris à Amsterdam
À Copenhague à Florence peut-être

Que de mensonges derrière nous
Comme des globules inséparables
Le lever du jour la femelle le printemps

Que vienne la pluie sur mon espoir
Pour que les mains tendues au-dessus de la vague
Se rejoignent enfin
Dans le silence qui suit la parole

Un livre (selon Michel Bouthot)

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Un livre, c’est un navire dont il faut libérer les amarres. Un livre, c’est un trésor qu’il faut extirper d’un coffre verrouillé. Un livre, c’est une baguette magique dont tu es le maître si tu en saisis les mots. (Michel Bouthot)

*toile d’Harry Gottlieb

L’idéal, quand on lit…

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L’idéal, quand on lit, c’est de tout oublier. Savoir que dans un certain livre se trouve un ton, qu’on va être étonné, émerveillé, ému à coup sûr, qu’on va sourire, qu’on va connaître un plaisir sans retenue. (Gilles Archambault)

*toile de Cristian Godoy

Dans les livres (affirme Jacques Poulin)

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Dans les livres, il n’y a presque rien d’important : tout est dans la tête de la personne qui lit. (Jacques Poulin)

*toile de Karoly Ferenczy

Écrire, pour Jacques Godbout

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écrire, c’est ma façon d’être silencieux. (Jacques Godbout)

*toile d’Hermann Fenner Behmer

À force d’aimer un livre

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À force d’aimer un livre, on finit par se dire qu’il vous aime. (Nicole Védrès)

*toile de Nicole Étienne

Pour savoir écrire

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Pour savoir écrire, il faut avoir lu, et pour savoir lire, il faut savoir vivre. (Guy Debord)

*toile de Ray Crooke

La littérature doit dépasser le bout de la rue

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La littérature doit dépasser le bout de la rue, montrer ce qu’une caméra ne voit pas, illuminer les coins obscurs de la vie, de la réalité, insinuer des doutes dans la tête des gens. (Antonio Tabucchi)

*toile d’Yvonne Callaway Smith

Écrire (selon Françoise Lefèvre)

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Écrire, c’est risquer un pas vers la mort. Mais c’est aussi sentir que la résurrection vous brûle. (Françoise Lefèvre)

*toile d’Ed Brown

Écrire (selon Sylvie Germain)

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Écrire, c’est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer là où elle se tait, entre les mots, autour des mots, parfois au cœur des mots. (Sylvie Germain)

*toile de Christian Breyhan