J’ai dit oui quand elle m’a demandé : Tu viens danser? Et j’ai esquissé quelques pas. Pour elle. Pour moi. Parce que c’est vendredi.
J’ai dit oui quand elle m’a demandé : Tu viens danser? Et j’ai esquissé quelques pas. Pour elle. Pour moi. Parce que c’est vendredi.
Je ne me lasse pas de ces fleurs qui continuent de pousser alors que beaucoup d’autres ont roussi et fané. Je ne me lasse pas de celles qui veulent faire durer l’été le plus longtemps possible… et qui réussissent, je crois.
La vie nous fait parfois des cadeaux. Ainsi cette rose dans la lumière encore incertaine du matin. Un véritable cadeau.
La rumeur se précise. Il faudra être chic cette fin de semaine. Et il semble bien que la lectrice du peintre britannique David Wilkie ait choisi de jouer le jeu. Mais quel jeu? Nous le saurons à minuit…
S’il n’y avait pas la lumière, s’il n’y avait pas la noirceur, il resterait toujours les couleurs. Toutes les couleurs et toutes les nuances de celles-ci.
Mais je crois que les deux premières manqueraient terriblement à Armando si elles devaient disparaître, lui qui aime tant réaliser des effets qui combinent un peu des deux.
Installé à sa table, dictionnaire pas loin, le personnage peint par Andrew Festing serait-il en train de songer à la scène de cette semaine que Lali a laissé aux bons sons de ses lecteurs afin qu’ils puissent la raconter? Ou bien a-t-il imprimé les commentaires validés le même jour sur la toile de la semaine précédente pour lire à son aise les textes de ceux et celles qui ont joué le jeu? Je lui rappellerai seulement que s’il veut participer, parce que l’invitation est faite à tous, je le redis, il a jusqu’à 8 heures, heure du Québec, dimanche matin, pour le faire. Et que c’est avec plaisir que je vous lis et vous publie!
Chacune de ses incursions dans ce que d’autres appellent la vie l’avait toujours conduite à la même chose : écrire. Non pas qu’elle n’ait jamais essayé de faire partie intégrante d’une vie autre que celle-ci. Mais sans succès. Elle n’y arrivait pas. Ou alors quelque chose, un détail, un geste, un regard, une phrase, les trois entremêlés, la ramenaient à l’endroit qu’elle avait quitté et qui était son seul refuge, son seul lieu d’existence. Il n’y aurait pas d’autre vie pour elle. Elle le savait. Même si elle ferait, pour s’en assurer, de temps en temps, de brèves apparitions dans ce que d’autres appellent la vie.
*illustration de Charles Dana Gibson
La lectrice d’Amanda Kavanagh a choisi un bord de falaise non pas inaccessible, mais pas facile d’accès. Pour y être un peu seule. Pour profiter de ce vrai dernier jour des vacances, puisque tout comme Armando, elle rentrera samedi. D’ailleurs, il lui semble l’avoir aperçu, penché vers quelque mystérieuse fleur bien dissimulée. Puisse-t-il en ce dernier jour des vacances en ramasser quelques-unes pour un bouquet à emporter qui trouvera sa place dans son bleu au retour.
Plus connu comme l’inventeur des célèbres lampes portant son nom, Louis Confort Tiffany fut aussi artiste peintre. Nous lui devons d’ailleurs la lectrice de ce soir. Une lectrice plongée dans les poèmes de Nelligan. Voici ce qu’elle a choisi pour nous.
BEAUTÉ CRUELLE
Certes, il ne faut avoir qu’un amour en ce monde,
Un amour, rien qu’un seul, tout fantasque soit-il;
Et moi qui le recherche ainsi, noble et subtil,
Voici qu’il m’est à l’âme une entaille profonde.
Elle est hautaine et belle, et moi timide et laid :
Je ne puis l’approcher qu’en des vapeurs de rêve.
Malheureux! Plus je vais, et plus elle s’élève
Et dédaigne mon cœur pour un œil qui lui plaît.
Voyez comme, pourtant, notre sort est étrange!
Si nous eussions tous deux fait de figure échange,
Comme elle m’eût aimé d’un amour sans pareil!
Et je l’eusse suivie en vrai fou de Tolède,
Aux pays de la brume, aux landes du soleil,
Si le Ciel m’eût fait beau, et qu’il l’eût faite laide!
Elle n’a pas ouvert les livres ce soir. Pas encore. Pas tout de suite.
Ça viendra. Tout à l’heure. Plus tard. Il lui faut d’abord faire un peu de ménage dans sa tête, ordonner toutes ces idées qui s’agitent, donner aux signes, aux mots et aux détours leur juste poids. Pour que cesse le bruit incessant du torrent de questions. Pour que le vent cesse de souffler sur les pages de sa vie. Ou qu’il souffle très fort pour les emporter toutes. Tout pour que cesse ce sentiment de déséquilibre qu’on a quand nos orteils s’agrippent avec force pour qu’on ne tombe pas dans le vide.
Elle n’a pas ouvert les livres. Mais ça ne va plus tarder.
Tout est à sa place. Sur une étagère, le livre qu’elle ne touchera plus. La vie reprend son cours.
*sur une toile de Renée Jullien
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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