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Le rose est-il à la mode cette année?

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Le rose est-il à la mode cette année? Y a-t-il eu des années où il l’était? À dire vrai, c’est une question à laquelle je ne peux répondre. J’ai acheté une jupe il y a deux ans. Noire avec du vert et du blanc. Je ne sais pas s’il y en avait des roses. Ou des bleues. Je n’ai vu que la noire. Peut-être que la lectrice de Brigitte Saisset pourrait m’éclairer?

La robe vraiment rose

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Ma mère avait cette habitude quand nous étions gamines de nous acheter la même robe, mais dans des teintes différentes. Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas la raison. Je sais juste que trois fois sur quatre, je me retrouvais avec une robe rose. Et qu’il en est une qui a été vraiment, mais vraiment très rose, du rose de celle de la lectrice d’Hyo Chung Park. Probablement qu’elle ne voulait pas me perdre!

Ma robe dégriffée

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Je regarde la lectrice d’Otto Scholderer et je me souviens d’une robe rose pour laquelle j’ai craqué. En fait pas uniquement rose. Une robe de coton à fines rayures roses et blanches avec un col blanc. Trouvée dans les soldes des Galeries Lafayette lors d’un voyage à Paris. On m’a même assuré que c’était une création signée Cacharel même si la robe était dégriffée. Dégriffée ou pas, signée du nom qu’on voulait, tout ça n’avait pas d’importance. Elle me plaisait. C’était il y a 26 ans. Je l’ai toujours.

Et si on parlait de la mode?

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Si je ne m’amusais pas ici, au pays de Lali, je ferais sûrement autre chose. Je ne passerais pas des heures à chercher des toiles et des sujets. Non? C’est donc que je m’amuse. Beaucoup. Et que je compte bien m’amuser aussi cette fin de semaine, puisque j’ai choisi un sujet auquel je ne connais rien du tout : la mode. Et pour l’illustrer, des robes roses le samedi et des robes blanches le dimanche. Sans même savoir où tout cela va me mener ou ce que je vais bien pouvoir dire d’un sujet qui semble concerner une grande partie de la planète, mais pas moi… On verra bien! Certains fils conducteurs peuvent mener loin. Et puis, peut-être que la lectrice d’Armand Schônberger m’aidera un peu.

La suggestion, jour 23

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Il a jeté un dernier regard regard sur la plage. Il y aura toujours une lectrice sur la plage qui attendra son retour. Celle de Danny Solferino ou une autre. Car il y a toujours des lectrices sur les plages d’Algarve. Et probablement aussi à Lisbonne d’où il s’envolera. Puisse-t-il avoir un peu de temps pour saluer sa ville avant de se diriger vers l’aéroport.

Les vers de Nelligan 3

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Je savais bien que Nelligan plairait. Que ses mots toucheraient chacune des lectrices du soir. Qu’il ne pouvait en être autrement. Que la lectrice d’Edmund Charles Tarbell serait comme les autres touchée, émue. La seule chose que je ne savais pas, c’est qu’elle choisirait ce poème.

LE BERCEAU DE LA MUSE

De mon berceau d’enfant j’ai fait l’autre berceau
Où ma Muse s’endort dans des trilles d’oiseau,
Ma Muse en robe blanche, ô ma toute maîtresse!

Oyez nos baisers d’or aux grands soirs familiers…
Mais chut ! j’entends déjà la mégère Détresse
À notre seuil faisant craquer ses noirs souliers!

Au pays des rêves qu’elle croyait oubliés

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Elle s’est assise au pays des rêves qu’elle croyait oubliés. Là où est la vie est plus douce que nulle part ailleurs. Et les rêves sont revenus de plus belle. Rien n’avait été disséminé au pays de l’oubli. Aucun rêve, aucun souvenir, aucun espoir. Tout était là. Intact. Protégé des intempéries que la vie nous apporte. Et les yeux fermés, elle a vécu chacun d’eux avec l’appétit de celle qui se sait vivante et toujours porteuse de ceux-ci. Et elle s’est endormie au pays des espoirs qui ne s’effacent jamais.

*sur une toile de Lisbeth Firmin

Peut-être qu’à force de ne pas pleurer

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Peut-être y arrivera-t-elle un jour. Peut-être, car rien n’est moins sûr. Il y a si longtemps qu’elle laisse couler ses larmes sans tenter de freiner leur course. Parce que pleurer lui a toujours semblé la chose la plus naturelle du monde. En lisant des mots qui la touchaient, au cinéma quand elle était aussi démunie que les protagonistes, dans la vraie aussi, quand il lui écrivait des choses si belles que ses yeux se mouillaient de bonheur.

Larmes qu’il ne comprenait pas. Il n’était pas le seul. Il y avait toujours eu des regards curieux pour cette étrange créature continuellement à fleur de peau. Si souvent les yeux dans l’eau.

Mais il y a de moins en moins de regards. Car moins on fréquente les gens, plus on s’éloigne d’eux, moins on risque des regards gênés ou curieux, inquisiteurs ou exaspérés. Et la lectrice de Claude Monet ne voit pratiquement plus personne et ne cherche pas non plus à fréquenter quiconque. À quoi bon? Quand ce n’est pas son hypersensibilité qui dérange, c’est autre chose. Son franc parler. Sa façon de pencher la tête. Ses silences. N’importe quoi. Tout, finalement.

Et plus on s’écarte, moins grandes sont les possibilités d’attaques ou de remarques. Et sans celles-ci s’éliminent aussi de nombreuses larmes.

Et peut-être qu’à force de ne pas pleurer, les yeux deviennent secs. Définitivement secs.

Bon vol, Armando!

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Dans quelques heures, lui aussi prendra son envol. Comme l’oiseau qu’il a pris en photo. Puisse Armando retrouver Bruxelles avec une certaine joie, même si son cœur, je le sais, restera à jamais accroché à une falaise de l’Algarve.

Couleurs et lumière

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Denise a-t-elle trouvé en Bretagne des fleurs à photographier dans la lumière comme celles qu’elle a photographiées à Genève? Nous le saurons dans moins d’une semaine…