Géraldine aussi était dans les hauteurs. Alpines, pour tout vous dire. C’est d’ailleurs là qu’elle s’est fait un nouvel ami, un bouquetin qui l’a regardée avec des yeux enamourés. Je comprends qu’elle ait craqué!
Géraldine aussi était dans les hauteurs. Alpines, pour tout vous dire. C’est d’ailleurs là qu’elle s’est fait un nouvel ami, un bouquetin qui l’a regardée avec des yeux enamourés. Je comprends qu’elle ait craqué!
Il semblerait que le regard de Denise se soit encore aujourd’hui perdu sur les hauteurs… C’est vrai qu’on y trouve de jolies choses : je ne peux donc que lui dire de continuer.
C’est sur un poème d’Éva Senécal que la lectrice de Kalavati Groff fermera l’anthologie de Pierre Nepveu et Laurent Mailhot. Non sans regrets. Mais elle sait que d’autres lectrices viendront plus tard se nourrir des mots de d’autres poètes. Et qu’un autre livre attend des lectrices.
Émotion
Je tourne mes regards vers l’espace là-bas,
Je songe à ces beautés que je ne verrai pas.
Que de brûlants midis étendus sur les plaines,
Ruisselants de rayons comme l’eau des fontaines,
Que d’enivrants bonheurs, répandus à foison
Qui viendraient, s’assoiraient au seuil de ma maison!
Je n’aurais pas besoin d’aller jusqu’à ma porte,
Le jour prodiguerait une chaleur si forte,
Le soleil danserait dans de si clairs rayons,
Animant les jardins, mûrissant les brugnons,
Qu’il entrerait ainsi, par mes fenêtres closes,
Un long frisson de vie, un murmure de roses.
Le soir s’embaumerait aux fleurs des résédas,
Et serait bruissant comme du taffetas.
Avec tant de lenteur, viendrait le crépuscule,
Qu’on croirait entrevoir l’infini qui recule
Et se recueille, avant de presser dans ses bras,
L’horizon qui s’émeut, s’approchant, pas à pas.
Que d’appels oppressés, de frissons, de musique,
Éperdus, haletants comme un plaisir physique,
Quelle épuisante extase et quel troublant émoi,
Dans les soirs accablés, monteraient jusqu’à moi!…
Mais j’irais, me cachant dans la nuit, sous ses voiles,
Dérober le repos immortel des étoiles,
Et je ne serait plus qu’un doux astre qui luit,
Quand elles pâliraient de langueur dans la nuit…
Une femme a besoin de se sentir présente dans le cœur d’un homme, vibrante et croissante; le regard de l’homme qui l’aime, c’est pour elle le soleil, l’air, l’ombre et la pluie. [Andrée Maillet]
Bien avant de lire cette phrase, la lectrice d’Oleg Zhivetin savait tout ça. Bien avant. Elle qui est vivante dans le cœur de celui qui l’a emportée dans ses rêves et dans sa nuit. Elle qui dort dans son cœur à lui et pour qui elle est aussi le soleil, l’air, l’ombre et la lumière. Elle qui aime et qui est aimée.
Il n’y avait pratiquement que du rose sur mon chemin aujourd’hui. Est-ce un signe que je devrais voir la vie en rose? Si c’est une vie pavée de fleurs roses, je suis partante!
Je ne vais pas bien loin. Juste quelques pas dehors, autour du bureau, et les voici qui crient mon prénom. Tellement fort que je n’ai pas le choix. Il me faut m’approcher.
Comment savent-elles que je traîne partout mon appareil photo?
Heureusement que je regarde toujours où je mets les pieds, enfin le plus souvent possible si je ne me laisse pas distraire par quelque fleur tout en hauteur. Imaginez ce que j’aurais raté!
Et moi, tandis que d’autres regardaient là-haut, pour le plaisir immense de nos yeux, j’examinais les pots… de fleurs, il va sans dire!
Et tandis que Denis regarde au sol, Denise regarde le ciel. Un ciel qui a beaucoup à raconter et qui donne à la nature plus que du charme : de la splendeur.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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