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Dès que je ferme les yeux

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Je les regardais. Ils étaient tout droit sortis de la chanson de la chanson de Joe Dassin. Et moi, je rêvais aussi, comme certains. Je rêvais de vivre un jour dans cette ville. C’était il y a longtemps. Et il m’arrive d’avoir encore ce rêve. Dès que je ferme les yeux et que mes souvenirs me transportent au jardin du Luxembourg.

*toile d’Edwidge Mitterrand

Inscrite à même mes premiers souvenirs

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J’ai su où était Paris bien avant où était Toronto. Je sais, ça peut vous sembler étrange. Mais c’est pourtant le cas. Nous ne connaissions personne à Toronto, alors que mon oncle avait vécu à Paris de 1960 à 1963, le temps de son doctorat en pharmacologie.

J’ai donc entendu parler de la Cité U, du boulevard Jourdan et du parc Montsouris, bien avant de savoir que Québec a été fondé il y a 400 ans.

J’ai appris l’existence de la tour Eiffel avant celle des chutes Niagara, comme celle des Champs-Élysées, d’ailleurs.

Paris a toujours été, Paris toujours sera. Indélébile et inscrite à même mes premiers souvenirs.

*toile de Michel Delacroix

Bonne fête des Français!

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Parce que nous sommes le 14 juillet, parce que c’est la fête des Français, parce que mes racines sont françaises (le Poitou, du côté paternel et la Picardie, du côté maternel), je dois l’être quelque peu. Même si je suis avant tout une Québécoise de cœur et une citoyenne du monde.

Pour l’occasion, j’ai eu envie de faire un clin d’œil à mes souvenirs français, et plus particulièrement à mes souvenirs parisiens, puisque j’ai séjourné à une quinzaine de reprises dans la plus belle ville du monde, séjours variant de deux jours à trois semaines, si bien que beaucoup de souvenirs, et d’heureux souvenirs de plus, sont rattachés à la Ville-Lumière.

Ceux-ci s’offriront à vous heure par heure, non pas parce que Paris est la France, car ce n’est absolument pas le cas, mais bien parce que pour la voyageuse que j’ai été, ça reste le point de chute, le point d’arrivée, le point de départ vers les routes de France. Et qu’en ce jour j’ai envie de parler de Paris, Paris qui me manque à l’heure où je vois les autres partir ou revenir. Paris de mes lectures, Paris des amis, Paris des lieux, Paris des films.

Et aussi Paris des bouquinistes, ceux-ci ayant inspiré suffisamment de peintres pour que toutes les toiles du jour leur soient consacrées, en commençant par celle de Bruce Bingham.

En espérant que mes clins d’œil parisiens vous plairont et avec mes vœux les meilleurs pour mes amis et amies éparpillés dans toute la France.

Les vers de la grande dame 5

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Elles sont passées. Puis elles ont une à une quitté la pièce, comme le fera la lectrice de Josefina Ferrer. Sur la pointe des pieds. En laissant ouvert une dernière fois le recueil d’Anne Hébert, Œuvre 1950-1990. En espérant que quelqu’un un jour trouvera le livre et le chérira.

Oiseau de givre

Ne cherche plus ton visage égaré
Dans des villes étrangères
Ne reste plus que larmes de gel
Oiseau de givre à la voix cassée
Comme une vitre.

Vouloir ce que l’on aime

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Il faut … vouloir ce que l’on aime, et il faut le vouloir d’une volonté profonde, pure de toute impatience, comme obscure à elle-même. (Christian Bobin)

*toile de Johns. Rian

Aimer ou écrire

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C’est même chose que d’aimer ou d’écrire. C’est toujours se soumettre à la claire nudité d’un silence. C’est toujours s’effacer. (Christian Bobin)

*toile de Kate Lackman

Mot obscur

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C’est un mot obscur que celui de l’amour. Il résonne dans nos cœurs comme le nom d’un pays lointain dont, depuis l’enfance, on a entendu vanter les cieux et les marbres. (Christian Bobin)

*toile d’Henri Manguin

Un rayon de soleil

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Un rayon de soleil vaut tous les livres du monde. (Christian Bobin)

*toile d’Aleksandr Pushnin

Les vraies paroles

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Très peu de vraies paroles s’échangent chaque jour, vraiment très peu. Peut-être ne tombe-t-on amoureux que pour enfin commencer à parler. Peut-être n’ouvre-t-on un livre que pour enfin commencer à entendre. (Christian Bobin)

*toile de Duncan Grant

Pour bien écrire le mot amour

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Pour bien écrire le mot amour, il y faudrait plus d’encre qu’il n’y en a au monde. (Christian Bobin)

*toile d’Ursula Kobelt-Hill