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Lenteur d’un dimanche

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Le chignon fait en deux temps, trois mouvements. Le café trop chaud qu’on laisse sur la table pour ne pas s’y brûler les lèvres. Le jean enfilé et cette longue hésitation entre un grand pull, un chemisier ou le soleil qui entre par la fenêtre. Les livres épars. Et cette lenteur d’un dimanche où la lectrice de Francine Van Hove a tout son temps.

Vous prendrez bien quelques chignons?

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J’adore sortir de chez Mimi avec un chignon tout frais et des bouclettes qui en jaillissent çà et là. Chignon que j’entretiens savamment les jours suivants en ajoutant quelques épingles pour que ça soit toujours un chignon et non pas une cascade. Un chignon qui ressemble à celui de la lectrice de Caroline Ayles. Un chignon qui m’a donné envie de faire de consacrer cette journée aux lectrices au chignon, comme il y a eu celles des lectrices en vert, en rouge ou chapeautées. Elles ont sûrement elles aussi quelque histoire à raconter.

En vos mots 53

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Que lisent-ils ainsi serrés l’un contre l’autre? Quelque chose qu’il a écrit? À moins que ce ne soit elle qui l’ait fait? Ou bien est-ce un livre qu’ils ont acheté ensemble au hasard de leurs promenades quotidiennes?

Les lecteurs de Robert Andes vous livreront-ils leur secret? Aurez-vous envie de le partager avec nous en vos mots? C’est que je vous propose, une fois de plus en ce dimanche, avant-veille de l’anniversaire de cette catégorie qui est la vôtre.

La toile est vôtre jusqu’à dimanche prochain. À vous de la faire vivre.

Celle qui n’en finira jamais d’écrire

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Il arrive parfois que les questions cessent ou que celles-ci prennent toute la place. Qu’elles nous poussent devant des feuilles qu’on noircira jusqu’à ce que tout soit dit. Ou qu’on ait l’impression qu’on a enfin tout dit.

Et puis, jour après jour, on s’asseoira devant ses cahiers. Telle l’écrivaine peinte par Louise Burrell. Et probablement qu’on n’en finira jamais.

Le rendez-vous manqué

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La lectrice de Shaun Ferguson a-t-elle lu si longtemps en l’attendant qu’elle a fini par s’endormir alors que le lecteur s’est laissé prendre par son livre au point d’oublier l’heure et leur rendez-vous?

Les deux versions de moi

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Tantôt l’une, tantôt l’autre. Il me semble me promener constamment entre ces deux versions de moi. Celle qui ne peut se passer de la plume, du contact direct avec le papier, mais qui doit utiliser un clavier pour aller jusqu’à vous. Et des deux parts de moi, habilement exprimées par Prudence Flint, je ne peux plus me passer.

Si d’aventure un jour…

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Curieux ces souvenirs qui nous assaillent au détour d’une phrase. Ces images d’une autre époque auxquelles on ne pense jamais et qui existent pourtant. Celles de soirées de poésie dans cette maison en ruines où vivait un peintre. La rumeur disait même qu’il la squattait. Mais personne n’a jamais vraiment su et je crois que personne ne voulait non plus le savoir. Tant que la maison nous accueillait un samedi soir par mois. Tant que le piano ne sonnait pas trop faux. Tant qu’il y avait du café et du vin. Tant qu’il y avait des bougies.

Est-ce parce que j’avais longtemps fréquenté les matches de la LNI que l’idée m’est venue? Est-ce parce qu’à cette époque rien ne m’arrêtait, pas la plus petite idée, si saugrenue pouvait-elle être? L’histoire ne le dit pas et je n’ai que des souvenirs bien vagues du pourquoi et du comment. Je sais seulement qu’un samedi soir de février 1985 je suis arrivée avec un chapeau rempli de bouts de papier sur lesquesls j’avais inscrit des citations, des expressions, des titres.

J’allais faire de l’écriture un jeu. Tirer du chapeau ce qui allait nous faire écrire. En dix minutes ou moins. J’aurais pu lire quelques poèmes, ce que je faisais d’habitude. Mais j’ai eu envie d’autre chose. Et si je pense à tout ça, c’est que j’ai ouvert mon cahier de poèmes et que j’ai retrouvé des traces de ces improvisations. Elles ne valent pas un clou. Mais comme nous nous sommes amusés. Si bien que nous avons répété l’expérience. Quelques fois. Pour freiner la morosité. Pour décrocher des sourires. Pour le partage.

Et tandis que le cahier est ouvert, que je regarde dehors comme le fait la lectrice de Sandra Batoni, je me demande s’il reste encore des gens qui ne se prennent pas au sérieux et qui me suivraient si d’aventure un jour…

Parce que j’aurai comme elle 20 ans et des poussières

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Je ne sais rien d’elle. Ni si elle aime les livres, ni si elle ressemble au personnage d’Andrew Daly. Je sais juste qu’elle sera là dans quinze jours, qu’elle s’appelle Juliette, qu’elle est la fille des amis de Sabine et Olivier, qu’elle a passé les derniers mois à Moncton pour ses études et qu’elle rentrera bientôt en France. Je ne sais rien d’elle sinon que j’ai accepté de l’accueillir avec plaisir. Que nous passerons probablement deux jours à sillonner ensemble Montréal.

Je ne sais rien d’elle et pourtant il me tarde de rencontrer Juliette. Parce que pendant quelques heures, en sa compagnie, je crois que j’aurai comme elle 20 ans et des poussières.

Les cartes étalées sur le lit

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Elle a étalé quelques cartes. Indécise. Laquelle choisir pour inscrire quelques lignes? Une reproduction qui lui plaît particulièrement ou une photo étonnante qui le ravira? La rêveuse peinte par Arjan van Gent hésite. Hésite au point de se demander si elle ne commencera pas le billet dans une un pour le finir dans une autre. J’ai envie de lui dire : pourquoi pas?

Un samedi au marché aux puces

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Les samedis ont l’air si agréables ainsi photographiés par Armando qu’on a tout de suite envie de partir à la découverte d’un marché aux puces de Bruxelles. J’imagine déjà les trouvailles…