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Chevelure rebelle

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Elle a essayé maintes fois de se faire un chignon qui ne fasse pas désordre, mais la lectrice de Victoria Stusiak a une chevelure qui lui ressemble : elle est rebelle. Ses cheveux n’aiment pas plus les épingles qu’elle n’aime les règles.

Derniers rayons de l’après-midi

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Elle profite des derniers rayons de l’après-midi. Et moi, je profite du fait qu’elle a un chignon pour l’installer dans mes pages. Pour le plaisir. Par jeu. Parce que j’ai eu cette idée à cause de mon propre chignon qui a tout de même un peu dégringolé depuis le matin et auquel je vais ajouter quelques épingles. Et je souris. La lectrice de Frank Weston Benson n’a pas l’air de trop se plaindre d’être au pays de Lali. En fait, elle est si prise par son livre que je ne sais pas si elle a remarqué le déménagement.

« C’est vrai que ça me va toujours bien »

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Il y avait longtemps que la lectrice de Mary Adam n’avait pas remonté ses cheveux ainsi. Parce qu’elle ne se donnait pas la peine de le faire, parce qu’elle n’y pensait pas, parce que quand elle y pensait, elle était déjà dans autre chose. C’est en retrouvant une photo d’elle datant d’une quinzaine d’années que l’idée lui est venue. C’est vrai que ça m’allait bien, a-t-elle pensé. C’est vrai que ça me va toujours bien, a-t-elle dit tout haut avant de plonger dans un livre, mais personne ne le remarquera.

Le flou artistique d’un chignon

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Elle a attaché ses cheveux, les a retenus avec le flou artistique nécessaire à la chose, afin de ressembler aux héroïnes des romans qu’elle lit. Probablement s’en rendre compte. La lectrice d’Emmanuel Garant est si imprégnée par ses lectures qu’elle a un pied dans la réalité et l’autre dans un livre. Elle n’est complète qu’ainsi. Heureuse que si une partie d’elle est dans cette chambre et l’autre sur une plage d’Espagne où elle croisera le héros qui se fait attendre. Et qui, bien entendu, remarquera la grâce de sa nuque.

Des épingles en guise de signet

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Il ne s’agissait pas de se faire belle. Ni de prendre du temps pour se faire un chignon des plus jolis. Rien de cela. Juste de retenir ces mèches qui ne cessent tomber et qui nuisent à sa lecture. Habitude si ancrée que les épingles lui tiennent lieu de signet. La lectrice d’Anna Gorsleben est une futée.

Le temps lui apprendra la légèreté

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Comme elle semble triste, la lectrice d’Ignasz Mansch, malgré sa robe du dimanche et son chignon. Le billet qu’elle tient à la main annoncerait-il une mauvaise nouvelle? Ou ce qu’elle juge être une catastrophe?

Il est des âges où tout est grave. Le temps lui apprendra la légèreté.

Oufti! Quel chignon!

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Oufti! ai-je envie de dire en voyant pareille coiffure. Oufti! ai-je envie de dire comme on le dit à Liège. Oufti marque l’étonnement, la surprise, l’admiration, l’incrédulité, la colère. On dit Oufti comme on dit Pas possible ou Incroyable! Et devant la coiffure de la lectrice de Louise Seidler, c’est le seul mot qui me vienne aux lèvres. Oufti!

Le chignon retenu par des peignes

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La lectrice de Robert Street a peut-être elle aussi un rendez-vous galant pour s’être faite belle, même si son chignon est beaucoup moins sophistiqué. Peut-être parce que son amoureux aime bien défaire le tout en retirant les quatre ou cinq peignes qui retiennent cette chevelure qu’il adore tout autant que celle à qui elle appartient?

Le chignon du dimanche

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C’est un chignon du dimanche. Un chignon savamment élaboré. Un chignon fait pour dégager la nuque et plaire à celui qui viendra la chercher pour une promenade. Un chignon ce qu’il y a de plus chic pour accompagner la robe de circonstance. Elle a beau sembler examiner les fleurs, ce n’est pas à elles qu’elle pense. Elle a beau avoir sorti quelques livres et en avoir ouvert un, ce n’est pas non plus vers ce dernier que se dirigent ses pensées. La lectrice de William Frederick Yeames ne pense qu’à un jeune homme pour qui elle a fait tant de frais.

Tout ce temps pour s’asseoir et ouvrir un livre

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Combien mettaient-elles de temps, ces belles d’un autre siècle pour se coiffer et se vêtir ainsi? Je regarde la toile de Pierre Augustin Thomire et tout de suite cette question s’impose.

Et tout ce temps pour s’asseoir et ouvrir un livre… et peut-être ne pas avoir le temps de lire.