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La lectrice aux fourneaux

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Je l’imagine se levant tôt, comme ma grand-mère le faisait, comme ma mère le fait, pour s’affairer à ses fourneaux, question de gâter leur petit monde avec des beignes à l’ancienne, minuscules et bien goûteux, un gâteau aux fruits confits, lequel est recouvert de languettes tremprées de rhum qu’il faut imbiber à nouveau régulièrement et le fabuleux pouding au suif, recette transmise de génération en génération depuis la conquête britannique.

Probablement que la lectrice de Cristobal Rojas prépare autre chose pour ce Noël. Oui, probablement, mais je sais une chose. Peut-être même une seule. Elle fait tous ces biscuits, tous ces gâteaux, toutes ces tartes pour ceux qu’elle aime.

Ce que mots vous inspirent 8

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La parole n’est qu’un bruit et les livres ne sont que du papier.
[Paul Claudel]

Les livres ne sont-ils vraiment que du papier? Et si oui, pourquoi inspirent-ils les lecteurs et ceux qui écrivent? Pourquoi ont-ils, de plus tant inspiré le peintre Dmitry Samarov qui a fait une bien jolie série qui leur est consacrée?

À vous de dire ce que mots vous inpirent, ou pourquoi pas, ce que toiles vous inspirent. Les uns comme les autres sont à vous pour une semaine, comme chaque mercredi. Ils sont là pour vous.

Ce qu’il voit

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-Tu ne serais pas amoureuse, dis?

Elle l’a regardé. Il sait toujours tout. Et elle ne sait pas comment il fait pour toujours tout savoir, mais c’est ainsi. Et elle a mumuré un oui timide.

-Je me disais aussi que ces yeux qui brillent…
-C’est vrai, ils brillent?
-Mais, tu ne te vois pas?

Peut-être se voit-elle. Peut-être seulement. Elle voit ces gens qui vont par deux. Elle voit des couples d’oiseaux. Ça, elle voit.

Lui voit la lectrice de Christopher Silas Neal telle qu’elle est. Absolument et totalement amoureuse.

Cette douce assurance

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Et il y a ces matins où on peut ouvrir un livre ou un journal alors que le soleil baigne peu à peu la pièce. Ces matins de douce assurance où on sait qu’on ne sera pas un vague souvenir, ni quelques mots sur une lettre qu’on finira par jeter, ni une photo qui perdra ses couleurs, ni un visage sur lequel on ne pourra mettre un prénom, ni rien de ces moments éphémères qui finissent par perdre leur goût. Il y a des matins où on sait, comme la lectrice de Bruce Yardley, qu’on fait partie de la vie de quelqu’un à jamais et que pour lui on ne sera jamais de passage.

Impression de magie

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Pendant que j’entendais au loin les camions de déneigement s’activiter et plus près, les voix de ceux pelletant ou grattant les fenêtres de leur voiture, ou encore le bruit de roues enlisées parce que l’un a voulu faire bien trop vite, j’avais une bien autre préoccupation. Comment photographier le lever du soleil en conservant cette impression de magie que le givre de la fenêtre lui donnait? À vous de juger. J’avoue, en toute humilité, être assez contente. Je n’imaginais pas réussir à capter ce feu qui embrasait le givre. Et pourtant. Ça commence bien une journée, ça!!

elle se tait

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elle se tait
et le silence s’écoule
s’écoute
poursuite de l’inlassable
de l’intarissable
désir d’espace entre les mots
phrases qui se détachent
dans l’espace du cœur
du corps défense
elle se tait
à l’écoute du tu
du toi qui se tait qui s’est tu
de ce qu’on tue
elle se tait
et les mots deviennent absents
hors contexte
le vide s’attache se détache
entre une phrase et puis l’autre
dire et ne pas dire
elle se tait
et le temps passe est dépassé
il est déjà trop tard
trop tôt

elle se tait

l’univers entre je et tu
infranchissable

(janvier 1986)

*toile de Miriam Cojocaru

Du même bois

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Il y a dans la maison de Lali beaucoup, beaucoup de livres. Ceux qui la fréquentent pourront l’affirmer tout de go et sans aucune hésitation. Il y a aussi quelques toiles, des affiches et une multitude d’objets que certains appellent des ramasse-poussière et que j’appelle souvenirs. Il y a parmi ces bibelots quelques-uns auxquels je tiens. Pour ce qu’ils évoquent. Pour ce qui se dégagent d’eux. Ainsi, cette sculpture d’un artiste du Zimbabwe que m’avait envoyée Annick, mon amie néerlandaise, du temps où elle vivait là-bas, à l’occasion d’un anniversaire.

J’aime ce couple uni, dansant, fait du même bois, où on ne sait plus qui est qui, parce que fondus l’un dans l’autre. Et de tous ces souvenirs qu’un jour je trierai peut-être, parce que trop nombreux ou moins évocateurs, il restera.

Parce qu’ils savent

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Les lecteurs de Christina Christou ont laissé leurs livres fermés. Pour une seule et unique chose. Parce qu’ils savent…

Qu’seulement l’amour qui vaille la peine
Qu’on le souhaite le pleure ou le craigne
Qu’il nous déchire nous donne des ailes
Nous joue des tours
Seulement l’amour qui vaille la peine
Qu’on le supplie pour qu’il revienne
Qu’on le damne ou qu’on le dédaigne
Il est le seul

(Nicolas Peyrac)

Un bonheur qui ne s’explique pas

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Et parfois, elle est si proche de lui que le sommeil la gagne à l’heure où il va au lit. Malgré tous ces kilomètres qui les séparent. Si bien qu’à l’heure où il sort des bras de Morphée, à l’autre bout du pays, la lectrice de Bryan Larsen en sort souvent elle aussi au même moment. Peut-être que des cœurs qui battent à l’unisson savent créer de telles choses qu’elle ne s’explique pas, alors qu’elle a ouvert un livre et qu’elle est heureuse d’un bonheur qui ne s’explique pas non plus.

Le ravissement de Géraldine

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La neige est tombée aussi dans le Puy-de-Dôme, pour le plus grand ravissement de Géraldine. Et bien entendu, le mien, le nôtre, puisqu’elle a envoyé une bien jolie série de photos dont nous profiterons tous et dont voici quelques extraits. La suite viendra, graduellement. Plus de neige aussi, sûrement. Et chaque fois, je souris quand je vois ces photos qui arrivent et que je constate que le pays de Lali est un lieu de partage.