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La lettre glissée sous son chemisier

valdes

Elle a trouvé le billet après son départ. Juste quelques lignes. Mais des lignes qui vont lui tenir compagnie tout le temps qu’il sera absent. Des lignes qui n’ont pas d’autre but que celui-ci. Lui rappeler qu’il sera toujours là, même si parfois au bout du monde.

Et la lectrice de Dario de Regoyos y Valdes va plier la lettre en quatre quand elle en connaîtra tous les mots et la glisser sous son chemisier, nulle part ailleurs que sur son cœur.

Décalages de vacances

milne

J’ai dormi en soirée et me voilà éveillée, avec une pile de livres pas loin, comme la lectrice de David Brown Milne. Sans savoir par lequel je commencerai. Et avec une furieuse envie d’écrire, de raconter des toiles ou des histoires, de jeter çà et là quelques photos reçues, d’écouter des musiques mises de côté pour quand j’aurais le temps, sans penser aux aiguilles des horloges avant le 2 janvier. Avec un désir de vivre la nuit et la jour par petits morceaux, en alternant siestes et petits bonheurs. Et pourquoi pas? Mon lion en peluche fait bien comme il veut, lui, et autant que je sache, il ne se plaint pas trop de mes décalages par rapport à la réalité de tout un chacun. Au bout de 33 ans, il a bien compris, l’ami Fred, que je n’en ferais qu’à ma tête, surtout quand je suis en vacances! Surtout? Pas sûr, ça…

Le chat de la lectrice

bingham 2

Les vacances viennent de débuter pour la lectricde de Bruce Bingham. Le chat n’est pas du tout certain qu’il va apprécier avoir sa maîtresse à demeure, déjà qu’elle prend tout l’espace sur « son » sofa. Déjà qu’elle met de la musique qu’il n’aime pas trop. Déjà qu’elle ne semble pas vouloir se coucher à l’heure habituelle. Non, décidément, elle prend vraiment trop ses aises. Il n’est pas sûr du tout, mais vraiment pas, qu’il va aimer cette présence en continu. Mais comme il est un peu philosophe, il se rassure en se disant qu’il peut aller squatter le lit…

Mais

a_e

Il lit encore une fois les mots qu’elle a écrits, des mots qui sont comme une caresse sur sa peau, des mots qui chaque fois font son cœur battre plus fort.

Oui, bien sûr, ce ne sont que des mots. Et le lecteur d’Alfred Ehrhardt en est bien conscient.

Mais.

Mais il sait qu’elle n’écrit que ce qu’elle ressent. Jamais autre chose. C’est pourquoi ça le touche autant. C’est pourquoi il ne peut s’empêcher de lire et de relire ses mots. Et d’attendre les suivants.

Pour vous souhaiter un hiver paisible

denise_049

La photo n’est pas de cette année, comme l’hiver n’est pas encore arrivé à Genève. Mais elle est tout à fait appropriée pour ce premier jour de l’hiver. Un hiver que je vous souhaite aussi paisible que celui croqué par Denise. D’autres photos suivront, de Denise, de Géraldine, d’Armando… et peut-être de moi, puisque dans quelques heures les vacances… Et peut-être de d’autres?

Sinon plus

cornell

La nuit la plus longue de l’année se termine. Les journées vont dès aujourd’hui s’étirer peu à peu jusqu’en juin. Et la lectrice de Joseph Cornell sourit en tournant les pages de son livre. Autant, elle aime la nuit, et particulièrement si elle lit, autant elle aime voir le soleil se lever tôt, sinon plus.

Car il l’aime vivante

jaraiz

Parfois cette envie de ne plus bouger qui la gagne. Cette envie de rester là, de tourner les pages jusqu’à son retour sans quitter la pose. Juste une envie. Mais la lectrice de Jaime de Jaraiz ne restera pas ainsi figée. Il lui faut bouger, pas juste rêver. Il lui faut voir les lumières de la ville et goûter le pain encore chaud. Il lui faut regarder le ciel et danser sur les notes d’une guitare.

Il lui faut vivre sans attendre. Elle ne supporterait pas la pose très longtemps.

Et il ne l’aime que dans cette pose s’il peut poser un baiser sur son épaule nue. Pas autrement. Car il l’aime vivante, s’émerveillant de tout, goûtant les flocons de neige ou une praline, chantant, s’extasiant devant devant une fleur ou le sourire d’un enfant. Car il l’aime vivante, hors de lui et par lui.

sans altérer l’élan fragile

jb

et j’ai crié ton nom dans ma nuit
émotion qui me déchire
doute et désir
à jamais franchir l’absence
comme pour épeler le mot A-M-O-U-R
à l’imparfait plus-que-parfait
jusqu’à y croire
et effacer les traces sur le sable
sans altérer l’élan fragile

(juillet 1986)

*toile de Jacqui Beck

Plus que deux jours avant les vacances

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Plus que deux jours et je serai en vacances jusqu’au 2 janvier. Et pendant ces dix jours, je lirai trois livres à la fois, j’écrirai, je ferai du café, j’irai voir la neige et les décorations des Fêtes, je traînerai en chaussettes et en gros pull de laine, j’écouterai de la musique, et le temps doucement passera.

Et aussi, j’entrerai quelques heures dans la toile d’Helen Maria Turner qui a écrit que : « When a woman is most herself, when she is most simple and natural, she is most beautiful. » (C’est quand une femme est elle-même, qu’elle est simple et naturelle qu’elle est la plus belle.)

L’arbre de Noël de ma sœur

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J’en connais qui adorent les chansons de Noël et qui ne s’en lassent pas, année après année. Armando est un de ceux-là. L’autre est Maurice, mon beau-frère, lequel a une véritable pour ces chants. Je ne serais pas surprise d’apprendre un jour qu’il commence à mettre de l’ambiance dès son anniversaire, début novembre… Ma mère est plutôt petits plats sucrés tandis que ma sœur est nulle autre que la fée de la décoration. Tout chez elle est Christmas design, elle n’oublie jamais un détail. Guirlandes, bougies décorées, serviettes de table, tout, je vous dis. Sans oublier le sapin qu’elle décore quasi amoureusement, choisissant minutieusement les boules ramassées au fil des années, reçues en cadeau ou achetées au cours de voyages, lesquelles elle accroche avec délicatesse, prenant bien soin de mettre celle-là exactement là, dans un angle précis, cette autre plus bas, vers la lumière, pour que chacune des boules finement ciselées attire à elle seule le regard.

Et moi? J’écoute la musique, je me gave de sucreries et je reste là, devant l’arbre, admirative.