Il y a des lettres qu’on lit et relit sans cesse. Des mots dont on ne lasse pas, dont on se lassera jamais. La lectrice de Thomas Benjamin Kennington le sait, elle qui, soir après soir, relit la même lettre, en prenant soin de ne pas la froisser avant de la ranger dans un grand cahier pour qu’elle ne s’abîme pas. Elle sait, elle qui se nourrit des mêmes mots depuis des mois, malgré toutes les lettres reçues depuis. Mais celle-là était la première. La première de toutes celles qui se terminaient par les mots qui terminent toutes ses lettres. Des mots qu’on devine à regarder son visage. Des mots qui n’appartiennent qu’à elle, qu’à eux.





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