Ce sera celui-là. Il a trouvé. Quelques vers qui vont la réveiller tout en douceur, quand il les lui glissera à l’oreille très tôt le matin. Comme un secret. Tout doucement. Tendrement. Dans le creux de l’oreille, alors qu’elle est allongée sur le côté gauche, comme à son habitude. Il se collera à son dos, caressera ses cheveux d’une main tandis qu’il tiendra le livre de l’autre.
Et tandis qu’il lira, elle fera comme tous les jours semblant de continuer à dormir. Mais il sait qu’elle ne dormira pas. Il sait, parce qu’elle dira Encore.
Et le fou de poésie d’Avigdor Stematsky lui chuchotera à nouveau les vers du poème tout en caressant ses cheveux. Il n’a jamais osé lui demander si le Encore était pour le poème ou la caresse.
























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