Le fou de poésie
Ce sera celui-là. Il a trouvé. Quelques vers qui vont la réveiller tout en douceur, quand il les lui glissera à l’oreille très tôt le matin. Comme un secret. Tout doucement. Tendrement. Dans le creux de l’oreille, alors qu’elle est allongée sur le côté gauche, comme à son habitude. Il se collera à son dos, caressera ses cheveux d’une main tandis qu’il tiendra le livre de l’autre.
Et tandis qu’il lira, elle fera comme tous les jours semblant de continuer à dormir. Mais il sait qu’elle ne dormira pas. Il sait, parce qu’elle dira Encore.
Et le fou de poésie d’Avigdor Stematsky lui chuchotera à nouveau les vers du poème tout en caressant ses cheveux. Il n’a jamais osé lui demander si le Encore était pour le poème ou la caresse.

Peut-être pour les deux…
Commentaire by Denise Rossetti — 27 décembre 2007 @ 7:09
TERMINAL FOLIE DOUCE
Fou de poésie
Comme empreint de lucidité
Dégagé des ornières
Les yeux emplis de stratosphères
Fou de poésie
Pas de pire folie
Excepté l’êtreté boréale
Au Nord de tous les caravansérails
Là où les poules pondent des stances
En forme de corne de jouvence
Commentaire by gmc — 27 décembre 2007 @ 12:03
Le fou de poésie
Vit dans un monde irréel
Est-ce qu’il serait fou de la vie
Ou bien simplement d’elle ? …
Commentaire by Zef — 28 décembre 2007 @ 16:26