elle se tait
elle se tait
et le silence s’écoule
s’écoute
poursuite de l’inlassable
de l’intarissable
désir d’espace entre les mots
phrases qui se détachent
dans l’espace du cœur
du corps défense
elle se tait
à l’écoute du tu
du toi qui se tait qui s’est tu
de ce qu’on tue
elle se tait
et les mots deviennent absents
hors contexte
le vide s’attache se détache
entre une phrase et puis l’autre
dire et ne pas dire
elle se tait
et le temps passe est dépassé
il est déjà trop tard
trop tôt
elle se tait
l’univers entre je et tu
infranchissable
(janvier 1986)
*toile de Miriam Cojocaru

Infranchissable si on ne se retrouve pas à je nous
Sinon…
Commentaire by Jean-Claude — 18 décembre 2007 @ 5:02
Je ne me lasserai jamais de tes beaux poèmes.
Commentaire by Denise Rossetti — 18 décembre 2007 @ 12:24
Je me tais… et te lis.
Commentaire by caroline_8 — 20 décembre 2007 @ 0:06
ahlali,si tu savais ce que ce poëme a déclenché ! Exactement celui-là, il y a bientôt 9 mois ….Ben oui, tu le sais !
Commentaire by Cath — 21 décembre 2007 @ 19:33
C’est vrai que tu as eu la chance de le lire y a quelque temps, Cath… Si un jour je le publie ailleurs qu’ici, je te le dédierai, promis!
Commentaire by Lali — 22 décembre 2007 @ 1:04