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Comme il est bon…

17dec2007

Comme il est bon de ne pas avoir à sortir, de ne pas penser qu’on aura de la neige à hauteur des genoux – sinon plus – pour se rendre jusqu’à la rue, de ne pas se demander si on sera à l’heure ou s’il y aura du chauffage adéquat, et tout ça en regardant par la fenêtre le jour pointer à l’horizon. Tout ça tandis que j’entends la cafetière me faire signe.

Son bonheur du lundi

villon

C’était l’époque des feuilletons dans les quotidiens. Et la lectrice de Jacques Villon allait peut-être de lundi en lundi attendant la suite de son feuilleton préféré. À quand les retour des feuilletons?

Raisonnable?

santerre

Est-elle raisonnable celle qui se lève la nuit pour relire quelques lignes qu’il a écrites? Est-elle raisonnable celle qui n’a pas envie de dormir parce qu’elle préfère se délecter de quelques mots à un sommeil peuplé de rêves dans lesquels elle lit ses mots? Probablement pas. Et pas plus ou pas moins raisonnable que je ne le suis. Car je comprends très bien la lectrice de Jean-Baptiste Santerre, moi qui suis souvent éveillée alors que la ville est profondément endormie. Juste pour me promener au pays des toiles et raconter des histoires. Deux activités propres au silence de la nuit.

sans savoir s’il existe

busamaro

dans une ville lointaine outremer
au delà des apparences
mes yeux se sont perdus à chercher

or Montréal s’agite
et je ne veux penser qu’à ses yeux
lumières dans ma nuit
me rappeler Paris
soir de printemps teinté d’adieux

or Montréal vibre sans moi
et je rêve de ses mains
emprisonnant les miennes
pour très longtemps
alors que mes paupières se ferment
à l’attendre
sans savoir s’il existe
outremer ou ici

(juillet 1989)

*toile de Muangthai Busamaro

Le poète des rumeurs

yves simon rumeurs

Dès les premières notes, j’ai su que j’aimerais Rumeurs, le dernier né d’Yves Simon. Non, pas un roman, cette fois, mais un album.

Un vrai de vrai album qui porte le sceau Yves Simon, dans ce qu’il a d’intense et de poétique, avec des images de voyages qui ont été de tous ses albums, de tous ses romans. Un univers dont je suis proche et dont j’avais parlé en octobre 2006.

Yves Simon, c’est une partie de ce dont je suis faite, ce sont des livres et des chansons qui ne me quitteront jamais, parce qu’ils me parlent de ces hommes et de ces femmes qui ne vieilliront jamais, dont le cœur s’emballera toujours pour un paysage et qui se rebelleront devant l’injustice.

Yves Simon, c’est ce soir son album Rumeurs. Celui d’un homme qui a eu 60 ans et qui rêve encore comme un ado, avec ce regard lucide sur une jeunesse qui n’est plus tout à fait là. Avec des mots tendres et des rêves qui sont ceux des poètes dans l’âme ou dans la vie, ou dans les deux.

Et s’il fallait ne retenir qu’une seule chanson de ce bouquet qu’il nous offre, je ne pourrais pas. J’hésiterais entre Je t’emmènerai, Les filles ont des sentiments, Aux fenêtres de ma vie et J’ai peur. Et probablement que je dirais Un jour on dit pour ces mots : « Moi je sais que les vertiges sont les seuls dieux à aimer/Je sais bien qu’ils nous obligent à tout recommencer. »

Ou J’ai peur pour « J’ai peur des balafres sur le cœur ». Ou Aux fenêtres de ma vie pour « Combien de temps il faudrait pour s’oublier enfin ».

Et j’écouterais à nouveau Rumeurs et je changerais de phrases. Parce qu’elles me parlent toutes à leur façon. Et qu’il en sera toujours ainsi.

La preuve

photo_243

Et s’il fallait une preuve de la tempête, des voitures ensevelies sous une épaisse couche de blanc, des allées non déneigées, ce je vois à travers la fenêtre du salon est probant. La ville de Montréal vient bien d’être frappée par une tempête de neige de près de 40 cm pour la deuxième fois en deux semaines. Je crois que l’almanach a dit beaucoup de neige et très froid en janvier. Non, mais Lali, tu te mets à croire à ce qui est écrit dans l’almanach? Tu as reçu une boule de neige ou quoi?

Je peux rester à la fenêtre

van dyck 2

Ça aurait été une véritable expédition. Il n’y a qu’à jeter un œil dehors pour constater qu’il faudra plus que la nuit pour rendre les routes praticables. C’est donc une sage décision que de ne pas ouvrir le bureau demain. Même si je n’ai pas 25 km à faire comme beaucoup de mes collègues pour être au poste. Il n’en reste pas moins que les autobus auraient été rares et que j’aurais dû marcher dans la rue, puisque les trottoirs n’auraient pas été déneigés. Il y a plus urgent que les trottoirs d’une rue qui est loin du centre-ville.

Je peux donc regarder par la fenêtre et rester au chaud. Rester là, à regarder dehors, à bricoler quelques rimes comme le fait peut-être l’écrivaine de Peter Van Dyck et me coucher quand j’en aurai envie, puisque pas de trajet demain et parce que j’ai pris de l’avance avec une sieste en soirée. Cette tempête aura du bon. Je crois que ça mérite même un autre chocolat chaud.

Et pendant ce temps-là, à Genève

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Ça n’a rien à voir avec l’image que je me fais de l’hiver. Mais vraiment pas. Surtout quand je constate que le balcon est enseveli à cause des rafales et des 30 cm de neige tombés.

Les canards québécois pas plus que les mouettes ne s’ébrouent plus depuis un moment et ont sûrement filé vers des endroits plus cléments. À moins qu’ils n’aient traversé l’océan pour aller patauger sur les bords du lac Leman, pour le plaisir de Denise et le nôtre?

Un temps pour un bol de chocolat chaud

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L’arbre que je vois du bureau, de la chambre et du salon est secoué par de vives bourrasques. On dirait vraiment que la neige vient de tous les sens. On est vraiment mieux au chaud. Je dirais même : il fait un temps pour un bol de chocolat chaud.

Et si l’envie vous prenait de voir en direct à quoi ressemble la tempête du moment, il suffit de cliquer ici. Lien valable pour voir Montréal, même les jours de ciel bleu.

Merci d’être là

abeille_merci

Depuis quelques jours se sont ajoutés de nouveaux lecteurs (et commentateurs) au pays de Lali, ainsi que des liens vers ce dernier. Car c’est toujours une belle surprise, un grand plaisir quand cela arrive. Vraiment.

Merci de laisser vos traces et d’indiquer le chemin vers mes modestes pages qui n’ont pas de but autre que de partager des toiles, des musiques, des photos, des mots, un peu de moi, un peu de vous.

Et merci aussi et grandement à ceux et celles fidèles depuis longtemps ou depuis peu sans qui ce pays ne serait pas ce qu’il est. Tous, je sais que vous vous reconnaîtrez. Vous êtes ceux qui ajoutez de la couleur là où je n’ai parfois que laissé une ébauche. Vous êtes ceux qui rendez vivant ce lieu qui ne serait que des mots dans le désert de la toile.

Oui, merci à vous tous, pour votre passage, pour les mots que vous déposez, pour les liens. D’être là, tout simplement.