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Comme tous les dimanches

wba

Il va neiger toute la journée. Pour une fois, les météorologues ont vu juste. Mais même lui aurait pu le prédire. Un ciel aussi couvert et pas de lumière sont des indices probants. D’ailleurs, le lecteur de Walter Burt Adams le sentait depuis la veille. Mais il a eu un petit doute quand, au réveil, pas de traces de flocons, si bien qu’il s’est vêtu comme s’il allait sortir déjeuner au restaurant comme il le fait chaque dimanche. Le temps qu’il se prépare, le vent s’est levé et ça s’est mis à floconner.

Il a fait du café. Puis il a mis de la confiture sur du pain. Et regardé une dernière fois le ciel avant de s’enfermer dans son bureau. Ce sera une journée au pays des livres. Comme tous les dimanches.

En vos mots 36

warthen

Parfois un petit doute s’installe alors que je m’apprête à accrocher la toile de la semaine pour vous inspirer quelques mots. En effet, si au bout de tant de semaines plus personne n’avait envie de poursuivre l’aventure? Et si la toile restait muette?

Or, ça n’est jamais arrivé. Ça n’arrivera peut-être pas. Mais ça fait partie des possibilités que je ne peux éliminer d’un coup de balai… J’ai toujours pensé que tant qu’une seule personne participerait à l’aventure d’En vos mots, il y aurait une toile la semaine suivante. Et je n’ai pas l’intention d’en changer. Même si, secrètement, j’espère toujours plus qu’un texte à valider!

Voici donc la toile du jour, une lectrice peinte par Ferol Warthen. J’ignore ce qu’elle vous racontera ou pas. Nous saurons cela dimanche prochain. D’ici là, en dehors de nous laisser guider par notre inspiration, il y a de quoi lire. La lectrice d’Olaf Heyerdahl a livré ses secrets.

Bon dimanche et bonne semaine à tous!

Tu veux lire?

huntley

Elle rentrera et le trouvera affalé sur le sofa, comme tous les soirs. Voilà le hic quand l’un travaille le jour et l’autre le soir. Mais l’écrivain de Damian John Huntley a pourtant trouvé une manière bien à lui de vivre avec l’absence et même d’y trouver un certain bonheur. Soir après soir, avant de s’endormir et après avoir noirci quelques pages, il laisse les feuilles traîner et un mot disant Je t’aime. Tu veux lire?

Et elle lira. Elle fera quelques remarques, parce qu’il aime bien qu’elle repasse. Et parce qu’elle aime le faire. Puis elle écrira J’ai lu. J’aime et je t’aime. Puis, elle se glissera entre ses bras qui s’ouvriront tout seuls, comme s’ils n’attendaient qu’elle.

Le lecteur du Mont-Tremblant

tremblant

Le lecteur du Mont-Tremblant est hors saison onze mois sur douze, mais à dix jours de Noël, il convient tout à fait au jardin de Lali. Surtout qu’il attend son heure depuis la fin septembre, moment où France l’a croqué. On dirait qu’il sourit encore plus maintenant que le voici ici. Je sais, je sais, j’ai encore une fois beaucoup d’imagination.

Retour à ma bulle

deutsch

Chaque fois que j’ai été sociable, mais vraiment sociable et pas superficiellement, comme ça a été le cas hier pour la fête de Noël du bureau, je rentre ahurie et épuisée. C’est probablement le propre des gens qui vivent seuls, qui sortent peu, qui ont du mal avec les foules et le brouhaha qui va avec, qui sont bien dans leur petite bulle et qui la retrouvent avec soulagement. Et bonheur.

Si bien qu’aujourd’hui, à l’instar de la lectrice de Boris Deutsch, je vais tranquillement entre les livres et le net, la cuisine pour faire du café et les fenêtres où je regarde les rares nuages qui se dessinent dans le ciel bleu de l’hiver.

J’émerge tranquillement, quoi. D’ailleurs, il me semble que plus ça va, plus ces réunions amicales me pèsent. J’y suis, mais sans y être tout à fait. Je fais bonne figure, je participe, oui, mais j’ai du mal, je l’avoue. Je fais tout de même l’effort avant de devenir une véritable ermite, ce que d’aucuns voient déjà en moi. Hier, je m’en suis tirée sans migraine. C’est déjà cela.

Comment expliquer que je suis sociable à mes heures quand cela ne m’est pas imposé sans blesser quiconque? Pas évident. Et dire que je suis capable d’être le bouffon de la fête quand j’en ai envie…

Je pense souvent à lui

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Je pense souvent à lui. Très souvent. Lui qui m’a fait aimer les livres, les mots et la musique. Lui qui m’emmenait en promenade avec lui, fièrement, main dans la main, comme si j’étais la plus belle de toutes. Lui qui m’a enseigné les rudiments du hockey. Lui pour qui j’ai été la lumière de sa vieillesse.

Je pense souvent à lui. Lui, l’indiscipliné qui en avait contre les soutanes et la morale bien pensante. Lui qui avait fait les 400 coups et même assommé sa prof de piano avec le banc parce qu’il en avait marre de se faire taper sur les doigts avec une règle. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est passé au trombone.

Je pense souvent à lui. Lui qui m’a donné le goût de Londres et de raconter des histoires. Parce qu’il m’écoutait avec ravissement. Lui qui a offert à sa dulcinée avant de partir au front la bague que je porte depuis le jour de mes 13 ans. Lui qui, où que j’aille, m’accompagne et me guide.

Je pense souvent à lui. À tout ce qu’il m’a donné de lui qui fait que je suis moi et pas une autre.

Je pense souvent à lui. Et peut-être encore plus aujourd’hui, comme tous les 14 décembre, alors qu’il atteindrait l’âge improbable de 117 ans.

Je pense souvent à lui quand j’écris, comme le fait celle peinte par E. Dale Erickson. Je sais qu’il est là, qu’il brille sur ma vie comme le font les étoiles.

Malgré le froid

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Je croiserai peut-être une lectrice en tous points points semblable à celle d’Alfred Heinrich Pellegrini, bien emmitouflée, mais ne voulant surtout pas se priver de lire malgré le froid. Je crois même la voir déjà. Elle est toujours dans le bus quand je monte. Là, tout au fond, près de la fenêtre. Avec un livre sur les genoux.

Je crois qu’aujourd’hui elle portera un bonnet bien chaud. J’en suis presque certaine.

Quand les arbres portaient encore des feuilles

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Quand il fait quinze sous zéro, comme ce matin, je me mets à rêver à ce temps qui n’est plus où les arbres portaient encore des feuilles, comme ce matin où Géraldine les a longuement contemplés. Et je n’ai plus froid. Ou presque plus. Il y a tant de chaleur dans le partage que le corps est presque autant réchauffé que le cœur.

L’écureuil roux

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Celui qui marchait sur le rebord de ma fenêtre tout à l’heure, précautionneusement, parce que je suis au deuxième et que la chute aurait été probablement fatale, n’avait pas ce joli roux de celui croqué par Denise. Mais curieusement, il m’a fixée de la même manière. Les écureuils sauraient-ils lire le bonheur dans les yeux de ceux qui les regardent?

Gravées dans leurs cœurs

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Elle a lu les mots. Une fois, deux fois. Peut-être même vingt fois. Et elle rêve. Comme chaque fois qu’il lui écrit. Comme chaque fois qu’il trace sur le papier quelques mots de ses rêves à lui qui ne sont que d’elle empreints. Et elle se dit qu’elle aurait pu écrire les mêmes tant ils sont les siens, sans être les siens. Et la lectrice de Sandra Aska est heureuse. Elle sait que d’autres mots viendront, riches d’images qui sont gravées dans son cœur. Dans leurs cœurs.