Je pense souvent à lui. Très souvent. Lui qui m’a fait aimer les livres, les mots et la musique. Lui qui m’emmenait en promenade avec lui, fièrement, main dans la main, comme si j’étais la plus belle de toutes. Lui qui m’a enseigné les rudiments du hockey. Lui pour qui j’ai été la lumière de sa vieillesse.
Je pense souvent à lui. Lui, l’indiscipliné qui en avait contre les soutanes et la morale bien pensante. Lui qui avait fait les 400 coups et même assommé sa prof de piano avec le banc parce qu’il en avait marre de se faire taper sur les doigts avec une règle. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est passé au trombone.
Je pense souvent à lui. Lui qui m’a donné le goût de Londres et de raconter des histoires. Parce qu’il m’écoutait avec ravissement. Lui qui a offert à sa dulcinée avant de partir au front la bague que je porte depuis le jour de mes 13 ans. Lui qui, où que j’aille, m’accompagne et me guide.
Je pense souvent à lui. À tout ce qu’il m’a donné de lui qui fait que je suis moi et pas une autre.
Je pense souvent à lui. Et peut-être encore plus aujourd’hui, comme tous les 14 décembre, alors qu’il atteindrait l’âge improbable de 117 ans.
Je pense souvent à lui quand j’écris, comme le fait celle peinte par E. Dale Erickson. Je sais qu’il est là, qu’il brille sur ma vie comme le font les étoiles.

4 réponses
Quelles douces pensées,et bel hommage de tendresse..
Moi aussi,je suis sûre qu’il est là,tout près, à coté de toi.
On ne se quitte vraiment jamais tout à fait…
Le bonheur et les mille et une tendresse que l’on reçoit d’un être cher, restent dans notre coeur pour l’éternité. Comment oublier ? Et chaque soir, une petite étoile parmi toutes les étoiles brille sur chacun de nous…
Tu as raison Géraldine on ne se quitte jamais
merci Lali
Le coeur ne perd que ceux qu’il n’a jamais vraiment aimés.