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Celle qui a trouvé la lumière

catherine1

Elle s’est ouverte pour le bonheur de celui qui la regarde.

Je ne peux m’empêcher de voir l’analogie entre la photographe et celui qui illumine sa vie. Catherine a trouvé la lumière, comme la fleur qu’elle a photographiée l’a trouvée aussi. Et toutes deux sont plus vivantes que jamais.

Sans un mot

marceau

Et il s’en est allé, dans le silence. Laissant derrière lui des souvenirs. Des gestes. Cette photo qui dit tout. Sans dire tout l’amour qu’il y avait en lui. Sans dire peut-être aussi la tristesse de certains jours.

Je vous laisse parler de Marceau. Si vous en avez envie. Reine, la première, si elle veut, car je sais qu’il a su la toucher. L’émouvoir. Et qu’elle n’est pas la seule.

Écouter le silence

ccw

Quand les mots se dérobent à nous, comme pour l’écrivaine de Charles Cope West, quand tous les mots semblent fades et imprécis, peut-être vaut-il mieux laisser là la plume et écouter le silence.

Le papillon qui papillonnait

papillondegeneve

Il s’est enfin posé. Denise le lorgnait depuis quelque temps. Mais il papilonnait, parce que c’est le propre des papillons que de papillonner. Peut-être n’avait-il pas trouvé celle d’entre toutes les fleurs où il allait se poser pour un morceau d’éternité. Loin des regards des curieux. Sous le regard bienveillant de celle qui comprend les papillons qui ont beaucoup volé sans jamais se poser.

Bonheur d’un dimanche matin ensoleillé

volti subito

Nous venons de plus loin

de lieux
plus improbables que la loi

de temps
qui n’ont pas cessé d’être

où les dieux lémuriens de
nos âmes guettaient
la voix

la visiteuse sans présent
le poème sans emploi

et les chatons en fleurs de
l’infini

tombaient dans le silence
obscur

a écrit Werner Lambersy dans Volti subito.

Tout comme il a aussi écrit :

Nous n’avons pas quitté
le temps
de la création

ne sommes pas sortis
du souffle qui
fait sève

seuls les violons rouillés
de l’âme
ont souffert

n’être pas désiré demeure
insupportable

ô matière sans prénoms

voilà
pourquoi nous sommes nés

Et je tourne les pages. Et les vers me parlent et s’accrochent à mes mots, à mes envies de poésie. Bonheur de lecture. Bonheur d’un dimanche matin ensoleillé.

En vos mots 24

lamdan

Encore une toile pour inspirer. Encore des mots qui s’inscriront ici comme autant de signes d’amitié et de partage. Puisqu’il n’est pas d’autre de but à l’aventure d’En vos mots.

Je ne sais où se portera votre regard, quelle histoire viendra de la toile, quels mots surgiront de nulle part ou de très loin. Je ne sais que le bonheur de vous lire et de vous découvrir une semaine plus tard.

Je ne sais rien que ça.

Puisse la toile d’Arie Lamdan vous emmener au pays des mots et des rêves.

Ce que chaque lecteur veut bien lire

degroot

Il ne voit pas le temps passer. Même si tous les quinze minutes, l’horloge lui rappelle que la nuit avance. Même si le silence est de plus en plus profond. Il ne voit que les mots qu’il dévore avec avidité comme si sa vie en dépendait, comme si ni le temps ni la raison n’avaient plus cours. Et les mots se bousculent. Et les mots le troublent. Et il continue, parce qu’il ne sait pas comment abandonner le livre ouvert il y a des heures. Parce qu’il ne sera rassasié que quand il aura lu la dernière ligne. Et encore, ce n’est pas sûr. Il restera peut-être au lecteur d’Hans de Groot un doute. Parce que certains livres ont une fin ouverte qui laissent entendre ce que chaque lecteur veut bien lire.

Au pays des livres d’art

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ga2

Et je suis là, assise ou allongée. Au pays des livres d’art, sans me soucier de la nuit et du temps qui passe, telle la lectrice de Giulo Avveduti. Pour mon plaisir. Pour le vôtre. Pour le partage. Et la nuit est douce, si douce à tourner les pages.

Il resterait là

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bouy1

Il resterait là, à l’autre bout de la pièce. Longtemps. Sans bouger. En respirant à peine. Pour ne pas troubler la lectrice de Gaston Bouy. Parce qu’il aime tant la regarder ainsi, épaules nues, dans la lumière.

Puis viendrait sûrement cette minute entre toutes où il poserait ses lèvres sur sa nuque. Et elle dirait : Je savais que tu étais là depuis un moment. Je t’attendais.

Une photo comme un poème

0110

Et parfois une photo est à elle seule un poème.
La fleur en guise de signet glissée dans les pages de La petite fille de Monsieur Linh de Philippe Claudel me donne envie de lire la photo d’Armando.