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Les mots du silence

deroux

Elle a sorti plusieurs livres. Comme j’aime le faire à l’occasion. Parce que je ne sais pas s’il ne me viendra pas l’envie de poser l’un pour prendre l’autre. Parce que tout simplement l’un appellera l’autre comme certaines chansons de Véronique Sanson répondent à celles de Michel Berger. Parce que parfois je n’ai pas envie de bouger et que savoir quelques livres tout près me rassure. Parce que, peut-être, comme la lectrice d’Antoine DeRoux, j’aime le silence de la nuit et les mots qu’il apporte.

La citation

amalia keller

Il cherchait les mots à lui dire. Les mots qui exprimeraient en une phrase tout ce qu’il voudrait lui dire. Pour cette raison, il a ouvert une cinquantaine de livres avant que la phrase ne lui fasse signe. Éloquente, Simple. Voire même banale, pour qui ne la lirait pas avec ses yeux à elle.

Et le lecteur d’Amalia Keller a su qu’il terminerait sa lettre par une citation d’Henry de Montherlant qui dit : « Éternité est l’anagramme d’étreinte. »

Au pays d’Aragon

bmoreau

Et le livre est resté ouvert. Peut-être à la page qui dit ceci :

Nous étions faits pour être libres
Nous étions faits pour être heureux
Comme la vitre pour le givre
Et les vêpres pour les aveux
Comme la grive pour être ivre
Le printemps pour les amoureux
Nous étions faits pour être libres
Nous étions faits pour être heureux

Car toutes les femmes, même la lectrice de Benoit Moreau, rêvent en secret d’être l’Elsa d’un Aragon.

Un Je qui n’est pas toujours un Je

jwp

Je m’étonne toujours de certaines questions à peine déguisées. Des questions qui se glissent en douce dans une conversation ou dans un courriel. Ou des affirmations. Des allusions. Parce qu’on aura transformé un des Elle des toiles que je m’amuse à raconter en un Je qu’on croit que je n’ose pas dire.

Toujours ce besoin de savoir. Cette curiosité des uns qui prend le pas sur le plaisir des mots. Alors que le Je est peut-être un Il. Alors que je suis peut-être absente des Je. Alors que ce que les mots trouvent parfois la voix – la voie – du Je parce que ça semble la seule manière de les dire. Sans qu’ils ne parlent de moi.

Tous n’ont pas ce regard inquisiteur sur moi, cette avidité de chercher des doubles sens où il n’y en a pas. Tous ne veulent pas savoir, choisissant de se laisser bercer par une ambiance, par une toile, par une photo, par des mots. Ceux-là me ressemblent. Car je ne suis pas une poseuse de questions. Je ne suis qu’une faiseuse de mots. Une rêveuse qui ne passe pas sa vie devant son écran malgré la perception qu’ont certains de ma vie.

Je suis quelque part, le nez dans un livre. Je suis ailleurs, dans des mots que j’écris. Je suis dans la toile de Joyce Werwie Perry.

Sur le balcon

baumann

Elle a sorti une pile de magazines sur le balcon. Tous ceux qu’elle a empilés depuis des semaines, en se disant qu’un samedi elle prendrait le temps. Un samedi où il ne pleuvrait pas. Un samedi où elle ne regarderait pas l’heure. Un samedi où rien ne viendrait la déranger dans sa lecture. Et il fait beau comme il fait beau quand l’été n’est pas encore tout à fait parti et que l’automne commence à s’installer. Et la lectrice d’Ernst Baumann est heureuse. Même s’il vente trop. Il y a cet été qui n’en finit pas et un texte qui parle de poésie avec tant de passion dans une des revues littéraires qu’elle ne peut qu’être heureuse.

L’amour fait toujours danser

knowles

On dirait qu’on serait
Jamais toujours les mêmes
Jamais ceux qu’on croyait
Jamais ceux qui s’enchaînent
Jamais ceux qui se mentent
Qui se doivent des mots
Ceux pour qui ce n’est rien
De s’aimer tellement trop
On dirait qu’on serait
Comme des inventeurs

Comme des naufragés
Des noyés de douceur
Comme des assoiffés
Des jamais endormis
On dirait qu’on serait
Des amoureux à vie

a écrit Carla Bruni pour Julien Clerc.

À une autre époque, la lectrice de George Sheridan Knowles a peut-être lu des mots semblables. Des mots qui disaient aussi « On serait seuls au monde »… Et elle s’est mise à danser. L’amour fait toujours danser.

À l’écart

cassab 2

Elle est rentrée, s’est assise dans son décor de livres. Dans le silence de la semaine qui se termine. Loin du téléphone qui sonne et des demandes urgentes. Elle a posé la tête dans sa main et elle est restée là, sans bouger. Le temps de s’imprégner à nouveau de cette vie qui est la sienne. À l’écart. Là où elle ne dérange pas.

La lectrice de Judy Cassab a peut-être eu un vague sourire sur les lèvres.

La nuit peut tomber. Lentement. Les livres sont là pour veiller sur elle.

L’arbre ami

automne_brux

L’automne s’est déjà emparé de Bruxelles. Enfin, d’un arbre en particulier. Un arbre qui se trouve sur le chemin d’Armando. Un qu’il croise tous les jours.

Je crois même qu’ils sont devenus amis, si j’ai bien compris.

Des couleurs insoupçonnées

automne_reine

Et parce que voici aujourd’hui l’automne et parce que Reine a préparé pour nous une jolie photo, je vous laisse toute la place pour raconter ce que l’automne évoque pour vous, ce que vous avez envie qu’il soit. Je sais d’avance que le mien aura des couleurs insoupçonnées.

L’été, dans toute sa plénitude

été

L’été, saisi au vol par Reine. Dans toute sa plénitude.

En moi l’envie de l’offrir à votre inspiration. À vos mots. Pour un souvenir à partager. Pour ce que vous aurez envie de dire de cet été qui se termine aujourd’hui. Pour cet été qui, pour moi, restera à jamais mémorable.
À vous, si vous en avez envie.