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Juste une bouchée…

petdesoeur

Je suis gourmande, je ne m’en cache et même, je l’affirme tout haut, comme si c’était là une qualité. Et pourquoi pas? La gourmandise est sûrement une façon de vivre, de goûter à la vie, d’avoir les sens en éveil.

Il suffit d’un peu de pâte brisée, de beurre, de cassonade et le tour est joué. Voilà des pets de sœur pour titiller les papilles. Et si vous aimez, un peu de cannelle et des raisins. Et dégustez. Vous verrez, la vie sera belle dès la première bouchée.

La tarte aux œufs de maman

tarteauxoeufs

La plupart des Québécois ne connaissent pas la tarte aux œufs, parce que c’est une spécialité de la Montérégie qui ne semble pas en avoir franchi les frontières. Et pourtant… elle gagnerait à être connue!

C’était une des spécialités de ma grand-mère, native de Saint-Pie-de-Bagot, de telle sorte que j’ai grandi avec ce dessert tout simple qu’on pourrait appeler une tarte au flan meringuée. Le genre de choses qui fond dans la bouche. Délectable.

Et hier, soir du Jour de l’An j’ai eu droit à ce dessert préparé avec amour par ma mère. C’était le plus beau cadeau pour commencer l’année. J’ai encore la douce sensation sur ma langue. Plaisir, plaisir, quand tu nous tiens.

Plaisir de vacances

truffet

Le plaisir des vacances, c’est de ne pas se préoccuper de l’heure et des obligations. De se réveiller en pleine nuit avec la faim au ventre parce qu’on a oublié de souper. D’aller chercher la boîte de biscuits suisses et un verre de lait, et de ne pas se demander à quelle heure on retrouvera le sommeil. Et en enfiler cinq ou six, comme si notre vie en dépendait et se lécher les doigts avec délectation.

Et peut-être écouter de la musique ou grignoter quelques pages. Le temps des vacances, les aiguilles tournent comme elles veulent: je ne les regarde pas.

Et je crois bien que je vais me prendre un autre biscuit.

Le pain brioché du soir de Noël

pain_noel

Du pain, juste pour vous montrer comme il était beau et appétissant celui au milieu de la table ce soir. Et aussi pour partager avec vous une de mes premières photos. Les autres viendront demain: j’ai concocté un joli montage aux amoureux de Noël et de Montréal. Mais chut, je n’ai pas l’intention de divulguer ma surprise d’avance.

Je vous laisse donc avec ce pain brioché, celui des jours de fête, celui qui a réuni une partie de ceux que j’aime autour de la table. Servez-vous.

Le cadeau de « mon ange »

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C’est arrivé, livré par quelqu’un qui sait qui est « mon ange ». Attendez que je vous explique: c’est une jolie histoire. Au début de décembre, nous avons tous pigé dans un sac le nom de celui ou celle à qui nous devions offrir un cadeau lors de l’échange, au moment de la fête du 22 décembre. Et pour cette personne, nous devenions son « ange » et devions nous manifester par diverses attentions jusqu’à vendredi. Ça me semblait un peu gnangnan au départ, toute cette entreprise. Mais je me suis prise au jeu et j’ai tous les jours gâté ma protégée que je ne connais que très peu sinon pour avoir traduit des documents pour une activité dont elle était responsable. Elle a donc eu droit à du chocolat, à des fonds d’écran, à des diaporamas, à un casse-tête virtuel, à un foulard, à un billet de loterie, à des images animées et autres bricoles. Chaque jour, je me suis manifestée au moins une fois.

Et n’ayant aucun signe de vie de « mon ange » alors que mes collègues étaient gâtés, je me disais que peut-être je n’inspirais pas « mon ange »… Et lundi, du chocolat suisse m’attendait sur mon bureau et hier cette magnifique pâtisserie. Oui, il y a bien un ange pour moi dans la bâtisse. Un ange qui a bien compris que j’aime le chocolat !!

Moi, la sauvage qui vis dans sa bulle, qui n’aime pas trop se mêler, je dois me rendre à l’évidence que cette idée d’ange pour nous permettre de nous connaître les uns les autres est une belle trouvaille. Comme quoi parfois je puis encore me laisser surprendre !

Le croissant du jeudi matin

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J’adore les jeudis. Peut-être parce que dans un premier temps, c’est ma dernière journée de travail de la semaine. Mais peut-être aussi parce que c’est le matin où Noël, notre chef à la cafétéria, prépare des croissants. Et la simple perspective d’un croissant qui m’attend et qui va accompagner le café que je prends en arrivant me donne envie de me bouger et ne pas traîner.

Ce petit bonheur tout bête, anodin, illumine chaque jeudi de chaque semaine depuis des mois. Il donne le ton à cette journée du jeudi qui est toujours très occupée, comme si les gens réalisaient que la semaine se termine. Du coup, les courriels tombent à un rythme fou et les demandes de traduction urgentes ou de révision de dernière minute avant impression se succèdent. Une journée épuisante, mais que j’attaque toujours de très bonne humeur. Il suffit que mon croissant m’attende.

Une pincée de muscade qui change tout

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Demandez aux gens quel légume ils abhorrent entre tous et il est presque certain qu’on vous répondra navet, brocoli ou chou de Bruxelles. Et si de mon côté je cherche, je ne trouve pas. Il n’est pas de légume, de fruit, de viande, de plat préparé, de dessert qui pourrait m’éloigner de la table. Une gourmande exemplaire: tout est bon à prendre pour ma langue et mon palais.

Et si vendredi soir dernier, j’ai concocté un magnifique menu pour mes amis, je ne me donne pas toujours cette peine, malgré ma gourmandise évidente pour tout ce qui est bouffe et plaisirs de la vie. Ainsi, ce soir, je n’ai mangé qu’un bol de choux de Bruxelles, mais détail important, j’ai fait fondre quelques noix de beurre et ajouté une pincée de muscade. Je vous laisse imaginer mon plaisir.

Rien de tel que de se faire une fête d’un bol de soupe ou d’une assiette de légumes, voire même d’une tranche de pain beurrée trempée dans un bol de café, à la française. Car les plats les plus sophistiqués, la vaisselle la plus chère ou les verres de cristal ne remplaceront jamais le goût des choses simples qu’on savoure par envie et par plaisir.

Et probablement ne saurai-je jamais être autre chose que gourmande à tous les points de vue.

Jour de fête chez moi

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On pourrait commander une pizza que ça ne changerait rien au bonheur de nous retrouver chez moi ce soir. Mais c’est avec amitié que je préparerai un velouté de chicons puis une carbonade flamande, et que je clôturerai le festin avec des profiteroles au chocolat belge.

On pourrait manger par terre sur une nappe jetée là que ça n’enlèverait pas une once de plaisir à être ensemble. Mais je tiens à faire une jolie table à ceux qui viendront.

On pourrait penser à cette heure où le soleil se lève que mon chez-moi est une zone sinistrée, comme on en voit après un ouragan, un tremblement de terre ou une guerre, mais quand mes plats seront à mijoter, je tenterai de donner à mon espace un look plus accueillant. Non pas que ça changera quelque chose -mes amis ne jugent pas -, mais juste parce que c’est d’une urgente nécessité et que ce sera plus convivial.

Et en cette heure matinale, alors que je déguste mon bol de café en écoutant le cadeau d’Armando, « Quelque chose de Tennessee », dans une interprétation de Nicolas Peyrac, celui par qui tout arrive ce soir, je me sens portée par un tel bonheur que ça doit être ça avoir des ailes.

On a tous
Quelque chose en nous de Tennessee
Cette volonté de prolonger la nuit
Ce désir fou de vivre une autre vie
Ce rêve en nous avec ses mots à lui

(paroles de Michel Berger)

Car…

Loin du ciel de Bruxelles, entre Québec et bonheur,
Là où l’amitié touche du bout des doigts la tendresse
Il plane un doux parfum de retrouvailles et de joie
Et des bouquets des rires, juteux comme des fruits…

Et puis leurs regards remplis de lumière et douceur
Parleront de la vie qu’on cajole, qu’on caresse
Et heureux je me dirai au plus profond de moi
Que les amis d’un chanteur sont devenus des amis …

(poème d’Armando)

Avidité ou gourmandise ?

taboule

Je suis gourmande. De tout. Pas gloutonne, mais bien gourmande. Pas du genre à m’empiffrer mais bien, à goûter. À savourer, à me délecter. Et ce soir – ou plutôt cette nuit -, devant un petit bol de taboulé qui sent le persil et la menthe fraîche, je pense à cette gourmandise qui est mienne et dont je ne me cache pas. Gourmandise pour les choses de la table, qui font que je ressemble davantage à une meule de fromage q’au couteau qui la coupe. Gourmandise pour les livres, que j’ai besoin de caresser comme de savourer. Gourmandise pour la musique dont je m’imprègne et à laquelle je ne serai jamais insensible. Gourmandise pour les paysages et les océans, les vallées et les bords de lacs, les villes ou les maisons isolées de tout. Gourmandise ou bien avidité par moments, quand elle devient trop grande ?

Je ne me ferai pas un procès à moi-même pour quelques cuillérées de taboulé, quelques heures de musique, des livres dans mon lit ou le temps que je passe à regarder la vie. Et si cela s’appelle avidité, soit. Mais je préfère le mot gourmandise qui recèle davantage de saveurs, de couleurs et de plaisir à mes yeux.

Et j’aime ces plats qui viennent d’ailleurs. Sushi, carbonade flamande, taboulé, paëlla, raclette ou kouglof. Avidité de tout découvrir ou gourmandise pour les bonnes choses ?

Petits desserts en agréable compagnie

profiteroles

Difficile de dire si les profiteroles au chocolat du Bordelais hier soir étaient meilleures que le Paris-Brest d’aujourd’hui.

parisbrest

Entre le deux, mon cœur balance… ou plutôt mes papilles.

Dans les deux cas, les deux desserts étaient exceptionnels. Parce que les profiteroles constituent, je crois, le plus achevé des desserts, et que j’ai pu les savourer entourée de Francine, ma collègue, et de nos parents respectifs, ils étaient hors du commun. Ils avaient le goût du bonheur.
Et parce que ce Paris-Brest qui avait été préparé à l’intention d’Alain, notre webmestre, dont nous fêtions l’anniversaire cet après-midi, il avait sûrement lui aussi ce goût du bonheur.

Un dessert n’est jamais si bon que quand il est partagé avec des gens qu’on apprécie. Qu’ils s’appellent profiteroles au chocolat, Paris-Brest, Saint-Honoré, tarte aux pommes ou mille -feuilles. Et en deux jours, je puis dire que j’ai été comblée: desserts et amitié étaient au rendez-vous.

Oui, la vie est douce et sucrée, finalement.