Demandez aux gens quel légume ils abhorrent entre tous et il est presque certain qu’on vous répondra navet, brocoli ou chou de Bruxelles. Et si de mon côté je cherche, je ne trouve pas. Il n’est pas de légume, de fruit, de viande, de plat préparé, de dessert qui pourrait m’éloigner de la table. Une gourmande exemplaire: tout est bon à prendre pour ma langue et mon palais.
Et si vendredi soir dernier, j’ai concocté un magnifique menu pour mes amis, je ne me donne pas toujours cette peine, malgré ma gourmandise évidente pour tout ce qui est bouffe et plaisirs de la vie. Ainsi, ce soir, je n’ai mangé qu’un bol de choux de Bruxelles, mais détail important, j’ai fait fondre quelques noix de beurre et ajouté une pincée de muscade. Je vous laisse imaginer mon plaisir.
Rien de tel que de se faire une fête d’un bol de soupe ou d’une assiette de légumes, voire même d’une tranche de pain beurrée trempée dans un bol de café, à la française. Car les plats les plus sophistiqués, la vaisselle la plus chère ou les verres de cristal ne remplaceront jamais le goût des choses simples qu’on savoure par envie et par plaisir.
Et probablement ne saurai-je jamais être autre chose que gourmande à tous les points de vue.
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