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Nouveau projet

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Et si pour les prochaines années je me donnais comme projet de goûter un maximum de variétés de chocolats? Et pourquoi pas? Si le projet semble d’emblée fou et même très fou, il est bien entendu qu’il va m’emballer et que je vais m’y jeter à pieds joints. Il en est ainsi de tout ce que je fais. Pas de demi-mesure en amour, pas de demi-mesure dans ma passion pour écrire, pas de demi-mesure dans ma quête incessante de découvrir de nouvelles lectrices à partager. Alors, pourquoi pas aussi le chocolat? Surtout que la tablette savamment fourrée de pistaches n’est plus et que son goût qui persiste sur ma langue me donne le goût du chocolat à perpétué. Peut-être pas aussi quotidiemment que l’écriture, mais disons… régulièrement ?

Pause brioches

brioche

C’est un matin pour les brioches à la cannelle et aux raisins. C’est un matin pour un café très fort et très chaud. C’est un matin pour se faire plaisir au moment de la pause, surtout quand sortir de chez soi pour se rendre au bureau est une expédition tant le froid est vif et pénétrant. C’est un matin pour s’offrir une récompense et les brioches en constitueront l’essentiel. Ce ne sont sûrement pas les plus exquises que j’aie goûtées dans ma vie, mais elles ont ce matin tout ce qu’il faut pour que je sois heureuse et réchauffée.

Souvlaki night

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Je ne crois pas que ce soit le plat santé de choix, mais j’avais envie d’une assiette de souvlaki ce soir. Celle qu’on commande à la pizzeria du coin tenue par un Grec. Celle qui arrive dans un emballage en Styrofoam, avec la brochette de porc, le tzatkini dans un gobelet, la salade à profusion avec des olives – grecques, il va de soi -, des pommes de terre rissolées et du riz. La vraie de vraie assiette de souvlaki qui fait saliver et qui remplit l’estomac.

Miam, un régal. Pas de la haute gastronomie, mais exactement ce dont j’avais besoin. Et le tout livré à domicile.

Le riz espagnol familial

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Il n’a peut-être d’espagnol que le nom. Car je n’ai aucune idée si un mélange de riz, de bœuf haché, de tomates, de poivrons et de céleri est vraiment espagnol. Mais de tout temps, ce plat familial n’a porté que ce nom et je n’ai aucune idée de sa provenance. Je sais juste le bonheur qu’il m’inspire. Je sais juste le plaisir sur la langue. Je sais juste que j’ai grandi avec ce plat et qu’il fait partie de moi au même titre que bien des détails qui me viennent de mon enfance.

Je sais aussi que si maman veut me faire plaisir, elle n’a qu’à me faire un grand chaudron pour moi toute seule, comme elle l’a fait la semaine dernière.Et que chaque bouchée à mes lèvres vaut les plats des plus grands chefs.

Un sirop qui n’en est pas un

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Pour celle venue du pays du sirop d’érable, la texture du sirop de Liège a de quoi étonner. D’ailleurs, il fallait voir ma tête lors de mon premier déjeuner belge, chez Jacques. Le fameux sirop de Liège était une tartinade épaisse et non pas un sirop ? D’abord surprise, j’ai par la suite été conquise par cette pâte à base de pommes et de poires, qu’on appelle le sirop de Liège traditionnel, car d’autre variantes existent.

Et à l’heure de la collation, je viens d’en étaler une épaisse couche sur un bagel et je me sens pour quelques minutes ailleurs, là-bas, au pays des tartines au sirop de Liège. Il suffit d’un arrêt dans une épicerie fine pour que le bonheur entre chez moi. Bon appétit !

Petite douceur de ce soir

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Il suffit parfois de peu pour que la vie goûte quelque chose. Ce soir, c’était tout simple: un peu de pâté de canard sur du pain, auquel j’ai ajouté de la confiture d’oignons au porto. Cadeaux de Lucie, qui m’a vanté ce « mélange ». Quel bonheur pour les papilles !

Et tant qu’ à essayer des mélanges, des rillettes avec chutney aux canneberges sur un autre morceau de pain… C’est la fête ici, ce soir… Il faut juste avoir envie de sortir des sentiers battus. Là, seulement, nous attendent les plus fabuleuses découvertes, qu’elles soient culinaires ou autres.

Un déjeuner de rêve…

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J’aime prendre le premier repas de la journée au restaurant. Pas que je le fasse souvent. Mais c’est chaque fois un plaisir. Et un des endroits que je préfère pour m’adonner à ce plaisir est La Grand-mère poule, sur la rue Beaubien, au coin d’Iberville, en face du parc Molson, que j’affectionne tant. Invitant dès l’extérieur, le restaurant est tout aussi accueillant et chaleureux à l’intérieur avec ses paniers d’osier aux formes diverses suspendus au plafond, avec ses toiles ou bibelots représentant des poules, des coqs ou des œufs.

La lecture du menu s’ajoute au reste comme un plaisir de plus, alors que le café nous est déjà servi. Difficile de choisir entre les crêpes, les œufs bénédictine, les gaufres, les omelettes, les röstis…

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J’ai opté pour le Jamais d’œufs sans toi, des œufs, des pommes de terre rissolées, une compote de pommes maison, des fruits frais, du bacon, du pain aux bananes et du beurre au miel… Ça ne vous fait pas envie, dites?

La raclette de l’amitié

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C’est quand on se retrouve autour d’une raclette, comme hier soir, qu’on réalise à quel point un tel plat est rassembleur. Tout le monde est à table, il n’y a personne à faire le service. Chacun va à son rythme, mélangeant morbier à des champignons, choisissant l’une ou l’autre viande, étalant son mélange sur du pain s’il en a envie. Tous y trouvent leur plaisir tandis que les conversations fusent de partout.

Quelle belle idée a eu Lucie hier de réunir les moustiquaires, la gang de filles du cegep, autour d’une raclette où il faisait bon plus de vingt ans d’amitié et de souvenirs. Oui, nous avons bien quelques rides de plus qu’à 17 ans. Et puis ? Oui, nous avons laissé des plumes dans la grande aventure de la vie. Et puis ? Oui, nous avons des souvenirs de repas, de concerts, de projets. Oui, il y a encore cette amitié, non pas qui dure, ce serait la restreindre, mais bien qui continue, qui évolue. Complices nous étions, complices nous resterons. Sans obligation, mais parce que nous en avons anvie. Et c’est là la beauté de l’amitié.

Nous étions toutes réunies, Lucie, Chantal et Marie-Josée, avec leurs compagnons de vie, des enfants qui, dans pas si longtemps que ça, auront l’âge que nous avions, et moi. Privilège rare que Lucie voudrait annuel, à chaque janvier. Et pourquoi pas ?

Nous aurons toujours 17 ans, n’en déplaise à certains. Et la vie passera. Il y aura toujours une raclette, véritable ou symbolique, pour nous réunir.

Un dessert qui fond dans la bouche

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J’ai encore sur la langue le goût des îles flottantes de maman dimanche. Quel dessert que celui-là, aussi beau à regarder que délicieux sur la langue. Qui me rappelle un soir chez Jasmine, à Boulogne-Billancourt, il y a bien vingt ans. Où j’avais lorgné le plat dans lequel il restait de quoi nourrir deux gourmands, à savoir mon voisin de table et moi. Que de gestes subtils pour tirer en douce le bol jusqu’à nous avant que quelqu’un n’ait pensé à le faire… Et quel bonheur d’y aller gaiement avec nos cuillères pour tout attraper de ce fondant dessert et même râcler le bol.

Et il n’est pas de fois où j’ai mangé des îles flottantes où je n’ai pas eu ce souvenir en tête, pas une. Et si jamais vous m’en préparez, prévoyez une deuxième portion. Il y a comme ça des choses qu’on redemande.

Le chocolat, essentiel

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Il y a des moments merveilleux dans la vie. Les pages d’un livre qui vous emballent, une musique qui donne la chair de poule, le regard plein de désir posé sur soi par un homme, la neige qui couvre le sol, une toile dont on tente de percer le secret, la première bouchée de chocolat de la journée.

Et tant qu’à faire, la deuxième et la troisième aussi. Il y a vraiment des choses essentielles dans la vie. Le chocolat en fait partie. Je sais, je sais, je commence à radoter.