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Caramel charentais

caramel

Si j’achetais une boîte de ce régal de la Saunière, plutôt que d’en prendre deux ou trois à la fois, il est presque évident que je serais incapable d’être raisonnable.

Imaginez un caramel fondant, à peine aromatisé à la fleur de sel de l’île de Ré et au pineau et dites-moi si on peut résister à un tel délice. On ne peut pas. J’affirme cela en connaissance de cause: mon dernier caramel est à fondre dans ma bouche.

Instantané sur une bouchée

trousdebeignes

C’est l’heure du premier café, l’heure des trous de beignes que je suis allée chercher le soleil à peine levé. C’est l’heure où je ne ne sais pas de quoi sera faite ma journée, quels CD je choisirai, quelles lectrices vont me livrer leurs secrets, quel lieu visité va s’imposer à mon esprit. C’est l’heure où mes voisins ne s’agitent pas encore, où je n’entends pas la porte de l’entrée claquer. C’est une heure douce, où chaque bouchée est un plaisir, où chaque gorgée est meilleure que la précédente. C’est l’heure où le temps est suspendu.

Caprons, vous dites ?

caprons

Je ne savais pas que ça existait. Car si j’avais su, voilà des années que je serais devenue une adepte des caprons. Moi qui avais une prédilection pour les câpres minuscules à un point tel que j’ai parfois mangé le contenu d’un bocal – ils sont eux aussi minuscules, avouons-le – en une seule fois, je suis séduite. Des câpres aussi grosses que des olives et qui arrivent avec la queue comme des cerises, il y a de quoi se réjouir, non ? Je sais, je sais, je fais la fête d’un rien. Et j’aime qu’il en soit ainsi. Que chaque découverte gastronomique, littéraire ou picturale me fasse autant d’effet. Il y a suffisamment de gens blasés sur cette planète pour que je ne rejoigne pas leurs rangs.

Dégustation de chocolat

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Il y a quelques semaines j’ai décrété qu’en dehors de faire la chasse aux lectrices, j’allais partir à la découverte de chocolats que je ne connais pas. J’ai un peu négligé cette idée pour me lancer dans la chasse aux lecteurs qui vont venir tenir compagnie à mes lectrices jusqu’à ce que dimanche, faute de ne pouvoir trouver à garer la voiture rue Saint-Denis, je propose à mes parents un arrêt chez Fleur de Sel, l’épicerie fine que j’aime tant rue Beaubien, en biais du cinéma, à mes parents.

Cet endroit n’est ni plus ni moins que la caverne d’Ali Baba de la gourmandise. Amateurs de chocolats, de vinaigres, de thés, de confitures et autres délices sont sûrs de ne pas sortir de là les mains vides. Une de mes trouvailles de ce dimanche et ma gâterie de ce soir (deux carrés seulement) : le chocolat noir au cognac de Camille Bloch. Ma langue a frémi de plaisir.

La pizza aux quatre couleurs

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Pour qui ne sait pas, je l’affirme: on mange bien à Montréal. Je crois, sans faire montre de chauvinisme à outrance, que c’est une des villes où on mange le mieux au monde. Elle n’a pas la réputation de Lyon, la capitale gastronomique de la France, mais elle offre un riche éventail de cuisines ethniques, de bistros, de grands restaurants, de cafés, de lieux où se prélasser et où déguster.

Certains de ces lieux que j’ai déjà mentionnés, le Lézard et les Entretiens, entre autres, ont ma préférence depuis nombre d’années, au même titre que le Bistro Unique, rue Beaubien, tout près de la rue Christophe-Colomb. Petit restaurant sans prétention dont les murs servent de lieu d’exposition pour les artistes, le Bistro Unique sert une des meilleures pizzas sur four à bois du tout Montréal, ainsi que des pâtes et du veau, essentiellement.

Mais il est rare que je me détourme du « droit chemin », c’est-à-dire celui de la pizza. Et je n’ai pas dérogé hier soir. La pizza aux quatres couleurs (pesto, tapenade d’olives, tomates séchées et pâte d’artichauts) était trop tentante. Et je l’affrme: aussi savoureuse que belle. Elle ne vous fait pas envie ?

Chez Chartier

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Parce que Francine et Larry seront à Paris dans trois semaines, et que je suis si contente pour eux, c’est mon Paris que j’ai envie de leur faire découvrir. Celui du toit de la Samaritaine, celui du café Le Rostand, celui du thé sur le toit de l’IMA, haltes dont j’ai fait mention ici déjà, et auxquelles je compte ajouter quelques-unes pour eux, pour le plaisir de ceux qui aiment cette ville, pour mon plaisir à moi.

Un autre des endroits que j’affectionne est le Bouillon Chartier, ici joliment peint par Marko Stupar, cette brasserie du faubourg Montmartre ouverte en 1896. Une partie de son charme réside dans son décor art nouveau, qui n’a rien perdu de ce qu’il était à l’origine et qui fait que le restaurant est classé monument historique depuis 1989. L’autre partie de son charme est dans le fait de se sentir dans une autre époque, les serveurs portant toujours le rondin de l’époque – un gilet avec de nombreuses poches. Et le plaisir est dans l’assiette avec ces plats mijotés ou autres préparés simplement et sur la note qui ne reflète pas les prix d’aujourd’hui mais là aussi d’une autre époque, ce qui n’est pour déplaire à quiconque.

Chez Chartier, que j’ai découvert il y a de nombreuses années grâce à Jasmine fait partie de ces lieux que je recommande, la salve en bouche, tant je conserve de mes quelques visites un excellent et savoureux souvenir.

Le goût des crêpes

crêpes

Rien de tel que de débuter une journée de congé en mangeant au restaurant avec une amie qu’on n’a pas vue depuis longtemps. Rien de tel que de s’animer ensemble autour de sujets qui nous sont chers. Et rien de tel que des crêpes [pancakes] pour que ce début de journée ait été tout ce qu’il y a de plus parfait.

Je ne mange que rarement de ces crêpes à l’américaine pourtant si faciles à faire. Ces crêpes qui ont fait la joie de mon enfance et que je noyais littéralement de sirop de sirop d’érable, comme il se doit. Ces crêpes dont j’ai découvert les variantes au cours de voyages aux États-Unis dans une des nombreuses succursales de l’International House of Pancakes dont je retiendrai la crêpe aux bleuets recouverte de sirop aux bleuets. Il y a de ces plats dont le souvenir du goût est et sera impérissable.

Les crêpes en font partie de ces plats au même titre que bien d’autres et pour toutes sortes de raisons. Au goût que je conservais en tête s’ajoutera désormais celui de l’amitié avec France.

Un blanc-coca pour rêver

peket

Parce que je veux croire que je vais partir et que je boirai du blanc-coca sur place dans trois mois et demi, je me suis servi un petit mélange bien wallon, à savoir du peket nature avec du coca.

J’étirais ma bouteille depuis mon retour en juillet 2005, mais ce soir j’avais trop envie de croire que je vais partir et je voulais ajouter du poids à cette foi en trinquant à celle-ci. Étonnant pour moi de me servir ainsi un verre d’alcool – dilué – alors que je suis seule. C’est ce que je me disais en regardant sur le comptoir une bouteille de vin ouverte il y a quatre semaines et que je n’ai pas touchée depuis.

Mais ce soir, je suis dans ma bulle, je rêve et j’écris et ce n’est pas un un blanc-coca qui va me faire perdre la tête. Ce sera différent le soir où j’irai à Liège à la Maison du Peket pour une dégustation de genièvre (l’autre nom du peket), car la carte en offre 250 différents, la plupart fruités. Ce soir-là, je risque de rentrer sur les rotules, mais bon je serai en vacances, si prétexte il faut!

Régal pour soirées froides

cigares_au_chou

C’est tout bête comme souper, mais quel plaisir en plein hiver de trouver des cigares au chou qu’on a congelés en petites portions afin de pouvoir les réchauffer un de ces soirs. Et ce « un de ces soirs », ça a été ce soir.

En fait, j’adore cuisiner de larges quantités pour pouvoir congeler et toujours trouver de quoi me régaler les soirs de froidure après une journée éreintante au boulot. C’est comme une petite récompense, une façon de me gâter, de me dire que je vaux bien un repas chaud. Et si je me sens d’attaque samedi, j’imagine déjà la goulash que je risque de préparer. Rien ne vaut les plats mijotés en cette saison.

Et maintenant que je me suis régalée, que je vais laisser la vaisselle dans l’évier pour demain matin, je me sens bien, prête à naviguer sur la toile, à partir à la chasse aux lectrices; prête à en livrer quelques-unes avant de dormir auxquelles je prêterai des histoires. Parce que dans mon petit monde où il fait bon les odeurs de cuisine, où les livres s’empilent, il y a, il y aura, surtout, écrire.

Faut-il attendre l’été ?

cantaloup

Je crois que je vais sourire tout l’après-midi. Juste parce que le cantaloup de ce midi était juteux à souhait. Pas aussi savoureux que ceux qu’on mange en été, mais il avait quand même ce goût frais qui fait frétiller les papilles, qui fait qu’on a l’impression que l’été a pris possession de l’hiver le temps de déguster quelques tranches de ce fruit que j’aime beaucoup. Et la dernière tranche engloutie, est revenue cette envie gourmande de ces deux entrées si agréables à servir durant la belle saison: cantaloup au porto et prosciutto au melon. Faut-il vraiment attendre l’été ?